Marie Geelmuyden
Marie Geelmuyden, née le à Horten et morte le , est une chimiste norvégienne, enseignante et auteure de manuels scolaires. Elle est la première femme norvégienne à obtenir un diplôme en sciences[1].
Biographie
modifierFamille
modifierMarie Geelmuyden est la fille de Christian Torber Hegge Geelmuyden (en) (1816-1885) et de Jensine Sophie Horn (1825-1913). Issue par son père d'une lignée néerlandaise, elle grandit dans un milieu cultivé. Son père était commandant de marine, auteur de manuels scientifiques et maire de Horten. Sa mère est la fille d'un inspecteur des douanes de Risør[2],[3], et son oncle, Ivar Geelmuyden (en)}, siège au Parlement norvégien à partir de 1857 et représente la circonscription de Fredrikshald.
Études et militantisme étudiant
modifierSon parcours académique débute à l'école de gouvernantes de Nissen, dont elle sort diplômée en 1878. Elle poursuit ses études en passant l'examen artium en 1883[4] puis l'examen philosophicum (en) en 1884. L'année suivante, à la suite du décès de son père, elle intègre l'université pour y étudier les sciences. Elle y côtoie d'autres figures féminines pionnières, telles que Cecilie Thoresen Krog, Minda Ramm (en), Sofie Honoria Bonnevie ou Ragna Dons.
Marie Geelmuyden relate d'ailleurs sa période d'étudiante dans l'article Kammeratsliv blandt realister i 80-aarene, publié dans l'ouvrage Kvindelige studenters jubilæumsskrift[1].
Carrière scientifique et enseignement
modifierEn 1890, elle obtient son diplôme de candidatus realium et devient, avec Cathrine Dahl (sv), la première femme norvégienne titulaire d'un diplôme donnant accès à la fonction publique[5]. Très impliquée auprès de la communauté étudiante, elle est élue première femme présidente de la Realistforeningen (no), une association étudiante renommée de la faculté des mathématiques et des sciences naturelles d'Oslo en 1892[6]. Elle étudie en 1903 à la Sorbonne à Paris.
Devenue mère de famille, elle réoriente sa carrière vers l'enseignement des arts ménagers dans des établissements de jeunes filles[7], puis devient professeure de sciences pour la Société royale norvégienne pour le développement (no) (Norges Vel). En 1909, lors de la création de l'école nationale des professeurs d'arts ménagers (no) (Statens husstellærerhøgskole) à Stabekk (en) [8], Marie Geelmuyden fait partie des premières enseignantes et y exerce jusqu'en 1926[3]. Faisant le pont entre sa formation universitaire et sa pratique pédagogique, elle écrit un livre de chimie appliquée à l'économie domestique[9].
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Marie Geelmuyden » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 (da) Clara Thue Ebbell, Kvindelige studenters jubilaeumsskrift 1882-1907, S. M. Bryde, (lire en ligne)
- ↑ (no) Ingrid J. Brissach, « Sjømann ble krigskommissær », sur adressa.no, (consulté le )
- 1 2 (nb) « Marie Geelmuyden – lokalhistoriewiki.no » [archive du ], sur lokalhistoriewiki.no via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ (no) « Reale damer - kvinnelige pionerer i Realfagene », sur www.u3a.no, (consulté le )
- ↑ (no) Truls Lian, « Milepæler for kvinner i akademia », sur Vestviken 24, (consulté le )
- ↑ (no) « Realistforeningens historie », sur foreninger.uio.no, Realistforeningen, (consulté le ).
- ↑ Anna Cabanel, « Être, se représenter, se dire. Lettres d’étudiantes norvégiennes dans une nation en construction (fin XIXe – première moitié du XXe siècle) », Genre & Histoire, no 18, (ISSN 2102-5886, DOI 10.4000/genrehistoire.2567, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (no) « 002 Marie Geelmuyden - 01 - 0021 Parkveien 31 - 036 - Tellingskretsoversikt - Folketelling 1910 for 0301 Kristiania kjøpstad - Digitalarkivet », sur digitalarkivet.no (consulté le ).
- ↑ (en) « Kjemi for husholdningsskoler : med de dertil nødvendige setninger av fysikken », sur bibsys-almaprimo.hosted.exlibrisgroup.com (consulté le )