Marie Saderne (active à la fin du XIXe siècle) est une ouvrière corsetière et activiste, pionnière du syndicalisme féminin à l'entreprise Clément à Limoges.

Histoire

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En , lors de l'organisation du VIIe congrès national corporatif qui aboutit à la naissance à la Confédération générale du Travail (CGT), elle participe comme assesseure de la deuxième séance du congrès de fondation de la CGT, présidant une partie du premier congrès aux côtés de syndicalistes masculins[1]. À 19 ans, elle mène avec deux collègues, Madame Barry et Mademoiselle Coupaud, une grève de 108 jours dans l’industrie textile, alors premier secteur industriel en France. Cette grève contre des conditions de travail est l'une des plus longues de l’époque. Les revendications incluent entre-autres le refus de prier à genoux trois fois par jour ; se rendre à l’église le dimanche et se confesser trois fois par an[2]. Les ouvrières sont soumises à des amendes, brimades et menaces d’excommunication. Certaines sont remplacées par des religieuses et même licenciées[1],[3].

Postérité

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Marie Saderne incarne la résistance féminine dans un monde ouvrier dominé par les hommes. Son engagement a contribué à faire de la CGT une organisation où les femmes prennent une place croissante[1]. Le , Sophie Binet secrétaire générale de la CGT, lui a rendu hommage devant les militants à Limoges, lors d'un meeting pour fêter le 130e anniversaire de la création de la confédération, à l'endroit où l'organisation fut fondée[4].

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Femmes en lutte : Marie Saderne, une ouvrière à la tribune pour fonder la CGT », sur unioncommunistelibertaire.org, (consulté le ).
  2. ↑ « SaderneMarie (Mlle) », sur maitron.fr (consulté le ).
  3. ↑ Baptiste Ramas, « # 2 - Les femmes dans l'histoire du mouvement ouvrier et de l'économie sociale », sur PR2L, (consulté le ).
  4. ↑ Bertrand Bissuel, « Sophie Binet devant les militants de la CGT à Limoges : « Préparez-vous ! » », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).