Marieluise Fleisser
Marieluise Fleisser (, Ingolstadt - , Ingolstadt) est une « femme écrivain » (selon sa définition) et dramaturge allemande.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Marieluise Fleißer |
| Nationalité | |
| Activités |
| Membre de | |
|---|---|
| Distinctions |
Parcours
modifierMarieluise Fleisser naît à Ingolstadt, première ville militaire de Bavière, qui constituera le cadre de plusieurs de ses pièces. Elle est la seule des quatre filles à être poussée vers les études par son père. Elle reçoit ainsi une éducation à Regensburg entre 1914 et 1919 et s'oriente ensuite vers les sciences théâtrales à l'Université de Munich. Elle y rencontre Lion Feuchtwanger qui lui donne des conseils et lui fait rencontrer plus tard Bertolt Brecht qui deviendra son compagnon[1].
Elle écrit d'abord Purgatoire à Ingolstadt (1924) qui la fait connaître. Elle se rapproche alors de Bertolt Brecht et en devient la compagne et sa collaboratrice littéraire. Elle écrit sa pièce la plus connue, Pionniers à Ingolstadt, en 1926. Trois ans plus tard, elle est montée à Berlin par Berthold Brecht, est très remarquée et fait scandale, en particulier à Ingolstadt. Cette pièce est également le seul drame, en dehors de ceux de Berthold Brecht, à avoir contribué au théâtre épique[1].
En 1935, après l'avènement du nazisme, Marieluise Fleisser est interdite de publication, et retourne à Ingolstadt. Ce n'est qu'à partir de 1945 qu'elle peut reprendre son œuvre littéraire, publiant romans et pièces de théâtre.
Selon Elfriede Jelinek, Marieluise Fleisser est « le plus grand auteur dramatique féminin du XXe siècle ».
Selon ses propres mots, celle-ci écrit « avec un couteau, pour couper les illusions, les miennes et celles des autres ».
Œuvres
modifier- 1926 : Purgatoire à Ingolstadt (Fegefeuer in Ingolstadt, premier titre Die Fußwaschung, Le Lavement des pieds), traduit par Sylvie Muller, L’Arche, 1982
- 1928 : Pionniers à Ingolstadt (Pioniere in Ingolstadt, trois versions : 1928, 1929 und 1968), traduit par Sylvie Muller, L’Arche, 1982
- 1929 : Ein Pfund Orangen und neun andere Geschichten
- 1930 : Le Poisson des grands fonds (Der Tiefseefisch création en 1980), pièce en 4 actes, fragment, Théâtre National de la Colline, Paris, 1998
- 1931 : Le Plus Beau Fleuron du club (Mehlreisende Frieda Geier. Roman vom Rauchen, Sporteln, Lieben und Verkaufen., réédité sous le titre Eine Zierde für den Verein, 1972), traduit par Nicole Roche, Actes Sud, 1994
- 1931 : Andorranische Abenteuer (Souvenirs de voyage d'Andorre)
- 1937/1944 Karl Stuart
- 1946 : Der starke Stamm (La Forte Race)
- 1949 : Stunde der Magd, mis à jour dans l'anthologie Tausend Gramm (Mille grammes), dirigée par Wolfgang Weyrauch.
- 1963 : Avant-garde (Avantgarde), traduit par Henri Plard, Minuit, 1981
- 1969 : Abenteuer aus dem Englischen Garten
- Die Dreizehnjährigen
- La Vierge et le Cheval (Das Pferd und die Jungfer), traduit par Sylvie Muller, Revue du Théâtre, n°20, printemps 1998
- Eine ganz gewöhnliche Vorhölle
Bibliographie
modifier- Ina Brueckel, Ich ahnte den Sprengstoff nicht : Leben und Schreiben der Marieluise Fleisser, Freiburg i. Br. Kore, 1996
- Gérard Thiériot, Marieluise Fleisser (1901 - 1974) et le théâtre populaire critique en Allemagne, Berne et al., Editions Peter Lang, Collection Contacts, Theatrica 19, 1999 (ISBN 3-906762-02-5)
Références
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par :
- Stadtarchiv Ingolstadt (d) (DE-611-BF-113352)
- Wissenschaftliche Stadtbibliothek Ingolstadt (d) (DE-611-BF-12098)
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Bio-bibliographie sur le site du Théâtre national de la Colline
- Marieluise Fleisser au théâtre sur Libération.fr
- Marie-Luise Fleisser et Bertoldt Brecht
- Photo de Marieluise Fleisser vers 1930