Mariette (yacht)

schooner à deux mâts construit en 1915 par Herreshoff

Mariette est une goélette aurique conçue et construite par l'architecte naval américain Nathanael Herreshoff (1848-1938) en 1915 pour Harold Stirling Vanderbilt (1884-1970) de la célèbre famille américaine Vanderbilt. Après avoir connu plusieurs propriétaires, il a désormais Antibes comme port d'attache et bat pavillon français.

Mariette
illustration de Mariette (yacht)

Type goélette
Fonction plaisance, régate
Gréement aurique
Histoire
Chantier naval Herreshoff Manufacturing Company (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fabrication coque acier
Lancement 1916
Caractéristiques techniques
Longueur 33,50 m
Longueur de coque 24,30 m
Maître-bau 7,20 m
Tirant d'eau 4,20 m
Déplacement 165 tonnes
Appendice bout-dehors
Voilure 786/1 033 m²
Propulsion 2 Caterpillar (180 cv)
Carrière
Pavillon Pavillon national français France
Port d'attache Antibes

Histoire

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Les yachts Mariette, et son sister-ship Vagrant ont été construits par Nathanael Herreshoff pour Harold Stirling Vanderbilt, champion de navigation à voile. Ils appartiennent à un groupe de sept grandes goélettes, construites entre 1903 et 1905 par le chantier Herreshoff de Bristol (Rhode Island) et sont les deux seules encore en navigation.

Le skipper Jacob F. Brown a barré le Mariette jusqu'en 1927. Puis il a été vendu à Francis B. Crowninshield. Un ancêtre de Crowninshield fut un des premiers plaisanciers américains. Son bateau était baptisé Cleopatra’s Barge. À la mémoire de ce premier yacht, il a rebaptisé la goélette Cleopatra’s Barge II. Les voiles ont été changées en gréement bermudien. Dans ses voyages sur la côte-est des États-Unis, l'écrivain américain James A. Michener était souvent invité. Dans son roman Cheasapeake (1978) le voilier apparaît.

En 1939, le yacht a été saisi par la Garde côtière américaine et utilisé pour les patrouilles. Son propriétaire récupère le navire gravement endommagé après la guerre en 1946 et le revend.

Dans les années suivantes, le yacht connut plusieurs propriétaires et différents noms lui sont attribués. Entre 1979 et 1990, il appartient à Andrea Rizzoli qui en fait faire la restauration au chantier naval italien Beconcini (Cantiere Navali Beconcini) à La Spezia. En 1995, la goélette est rachetée par Thomas J. Perkins de San Francisco qui lui redonne son gréement d'origine.

Lors de la Nioulargue, régate de voiliers classiques de Saint-Tropez, Mariette, bâbord amures (donc non prioritaire), aborde et coule un voilier plus petit, le 6M JI Taos Brett dont le propriétaire meurt des suites de ses blessures. Cela mettra un coup d'arrêt à ce rassemblement de voiliers de prestige sous ce nom, avant une renaissance quelques années plus tard sous le nom de Voiles de Saint-Tropez[1].

Il navigue dans le circuit méditerranéen des régates jusqu'en 2005. Il est revendu à un skipper français qui le base à Antibes.

Notes et références

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(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Mariette (Yacht) » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Floriane Dumont, « Saint-Tropez : Du 29 septembre au 8 octobre, Les Voiles de Saint-Tropez fêtent leurs 25ème anniversaire », sur Presse Agence, (consulté le ).

Voir aussi

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