Marilyn Douala Bell

conservatrice et curatrice camerounaise

Marilyn Douala Bell, née en , est une conservatrice de musée et curatrice camerounaise. Elle est une princesse Douala, descendante de Rudolf Douala Manga Bell, roi du peuple Douala, pendu par les Allemands du Kamerun, le . Socioéconomiste de formation, elle dirige le centre d'art contemporain doual'art, qu'elle fonde en 1991 avec son mari Didier Schaub.

Marilyn Douala Bell
Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Nationalités
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
Distinction

Biographie

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Origines et formation

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Marilyn Douala Bell est la fille de René Douala Manga Bell roi du clan Bell de a [1]. Son arrière-grand-père, Rudolf Duala Manga Bell est connu pour son implication dans la résistance contre l'expulsion des Douala de leurs maisons ancestrales de 1908 à 1913[2]. Il est arrêté puis pendu par les allemands le [3]. Elle fait des études universitaires en économie du développement à Paris[4].

Vie privée

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Elle épouse Didier Schaub, un étudiant alsacien en histoire de l'art et en gestion, qu'elle rencontre à l'université[5].

Son époux Didier Shaub décède le à Paris[6].

Carrière

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Elle commence sa carrière à Paris. En 1986, après leurs études, Marilyn Douala Bell et Didier Schaub déménagent au Cameroun[5].

Au Cameroun, de 1988 à 1993, elle occupe le poste de déléguée puis de directrice exécutive pour la région de l'Afrique centrale au sein de l'association pour la promotion des initiatives communautaires africaines (APICA), organisation non gouvernementale basée à Douala[7]. Par ailleurs, de 1990 à 1991, elle documente et analyse les négociations entre la population locale, les fondateurs et les opérateurs publics pour le développement urbain de Douala, en coopération avec l'APICA, l'association française des volontaires du progrès et le groupe de recherches et d'échanges technologiques. Depuis 1994, elle collabore, en tant qu'expert international, dans le développement urbain et rural, avec le soutien de plusieurs organisations internationales et organismes gouvernementaux, comprenant le monde bancaire, la Commission européenne et certaines administrations politiques régionales européennes.

Action dans le milieu culturel et de l'art

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En 1991, Marilyn Douala Bell et son mari, fondent le centre d'art contemporain doual'art, qu'elle préside[8],[9]. Le centre est implanté à La Pagode, une ancienne demeure des rois Douala Bell[5]. Il s'agit pour eux d'un « laboratoire expérimental de nouvelles pratiques urbaines dans les villes africaines, orienté vers l'accompagnement et le soutien aux artistes qui s'intéressent, par leurs recherches et pratiques, aux questions urbaines »[10].

En 2007, avec son mari, elle crée le salon urbain de Douala, un festival triennal sur l'art public[8].

Elle contribue à des conférences, notamment sur les institutions culturelles indépendantes et sur les transformations artistiques et urbaines, notamment au 2010 Kenya Workshop, organisé par la fondation Mondriaan[11] et au Curating in Africa Symposium au musée Tate Modern de Londres[12].

Par le biais du centre doual'art, Marilyn Douala Bell et son mari contribuent à l'amélioration du cadre urbain de la ville de Douala, notamment par l'aménagement d'un jardin sonore, construit sur une ancienne décharge, au bord du fleuve Wouri[8],[13].

Publications

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  • 1997 : Lexique du développement à la base, Douala-Akwa, Éditions APICA (OCLC 40248734).
  • 2007 : (en) L. Babina et M. Douala Bell, Douala in Translation. A view of the city and its creative transformative potentials, Rotterdam, Episode publishers, 2007 (ISBN 978-90-5973-071-7).
  • 2011 : Didier Schaub, René Douala Manga Bell, Marilyn Douala Bell, Son Altesse Royale Le Prince Rene Douala Manga-Bell, Douala, Editions AfricAvenir / Exchange & Dialogue, 2011 (ISBN 9783939313151).
  • 2016 : (en) Imago mundi, Luciano Benetton collection, Enrico Bossan, Luciano Benetton, Marilyn Douala-Bell, Enrico Mascelloni, Cameroon : elephants with wings : contemporary artists from Cameroon, Villorba, Fabrica, 2016 (ISBN 9788898764860).

Notes et références

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Références

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  1. Emmanuel Batamag, « Cameroun : qui était Son Altesse Royale le Prince René Douala Manga Bell ? », sur afrik.com, (consulté le ).
  2. Thérèse Diatta Ngoboh, « Prince rené Douala Manga Bell, ce n'est pas un adieu », sur ngobithe.blogspot.fr, (consulté le ).
  3. (en) Middlemen of the Cameroons Rivers: The Duala and their Hinterland : Austen Ralph A. et Derrick Jonathan - 1999 - Cambridge University Press
  4. « Marilyn Douala-Bell Cameroun (directrice du site Africultures.com) », sur africultures.com (consulté le ).
  5. 1 2 3 « Marilyne Douala Bell et Didier Schaub. Fondateurs de Doual’Art », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
  6. « Cameroun - Culture: Didier Schaub, le co-fondateur de l’espace «Doual’art» est mor », sur www.cameroon-info.net, (consulté le )
  7. ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DES INITIATIVES COMMUNAUTAIRES AFRICAINES (APICA), « Catalogue en ligne », sur www.ritimo.fr (consulté le )
  8. 1 2 3 Emmanuelle Lequeux, « A Douala, la princesse qui veut éveiller les consciences », sur Le Monde, (consulté le ).
  9. « Cameroun : le devoir de mémoire de Marilyn Douala Manga Bell », sur TV5 Monde,
  10. « Page d'accueil du site douala.org », sur douala.org (consulté le ).
  11. (en) « Biographies concernant les participants au 2010 Kenya Workshop » (consulté le ).
  12. (en) « Curating in Africa symposium », sur tate.org.uk, (consulté le ).
  13. « Le Jardin Sonore de Bonamouti » (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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