Mario Gioda

politicien italien

 Mario Gioda, né le à Turin et mort le dans la même ville, est un journaliste et homme politique italien.

Mario Gioda
Mario Gioda vers 1920.
Fonction
Député
XXVIIe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Giuseppe Mario Gioda
Nationalité
Activités
Autres informations
Organisation
A travaillé pour
Parti politique

Militant anarchiste proche des syndicalistes révolutionnaires, il devient interventionniste durant la Première Guerre mondiale puis participe à la fondation du mouvement fasciste.

Biographie

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Militantisme anarchiste et interventionnisme

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Socialiste anarchiste, il commença sa carrière comme imprimeur et collabora à différents journaux. En 1912, il adhère à l'Unione Sindacale Italiana (USI), qui, sous la direction de Filippo Corridoni et d'Alceste de Ambris, se sépare de la Confederazione Generale del Lavoro (CGdL). S'opposant au neutralisme du Parti socialiste italien durant la Première Guerre mondiale, il se prononça pour l'intervention aux côtés de Benito Mussolini il devint le correspondant à Turin après la fondation de Il Popolo d'Italia. Toujours en 1914, Gioda publie l'ouvrage Torino sotterranea illustrata, qui, dans un style futuriste, décrit la vie dans la banlieue de Turin.

En 1915, il s'engagea volontairement dans l'armée, quelques mois après l'entrée en guerre de l'Italie, mais fut exempté du front au bout d'un an car souffrant d'une leucémie. Après la guerre, il trouva un emploi de commis à la Reale Mutua Assicurazioni de Turin, tout en continuant à travailler comme correspondant.

La fondation du mouvement fasciste

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Section turinoise des Arditi : à l'extrême gauche, de profil, Mario Gioda, au centre Carlo Cherasco

En 1919, il participa à la fondation du fascisme sur la Piazza San Sepolcro à Milan et initia les débuts du mouvement à Turin.

Fervent partisan de Mussolini, il l'aida à mettre en œuvre le Pacte de pacification (1921). Dans le même temps, ses activités turinoises furent entravées par sa rivalité avec Cesare Maria De Vecchi et avec l'aile droitière du mouvement. L'année suivante, avec Massimo Rocca, il condamna le massacre de Turin perpétré de 1922, lorsque les escadrons de Piero Brandimarte, prétextant une fusillade entre fascistes et communistes, perpétrèrent un véritable massacre au sein de l'opposition.

Mario Gioda fut élu député à la suite des élections législatives de 1924, mais ne siégea que quelques mois avant d'être emporté par la leucémie qui le minait à l'âge de 41 ans. Il repose au cimetière monumental de Turin.

Bibliographie

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  • Renzo De Felice, Mussolini il rivoluzionario, 1883-1920, Collana Biblioteca di cultura storica, Einaudi, Torino, 1965.
  • Alessandro Luparini, Anarchici di Mussolini. Dalla sinistra al fascismo tra rivoluzione e revisionismo, Montespertoli, M.I.R., 2001.
  • Giovanni Croce, La vita di Mario Gioda, Gruppo rionale fascista Mario Gioda, Torino, 1938.
  • Luca Bonanno, Mario Gioda. Armare i cervelli e temprare gli spiriti, Eclettica, 2021.

Liens externes

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