Mario Guarnieri
Mario Guarnieri, né le 28 août 1886 à Ostiano et mort le 10 novembre 1974 à Turin, est un syndicaliste, journaliste et homme politique socialiste italien.
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(à 88 ans) Turin |
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Biographie
modifierMilitant socialiste
modifierNé à Ostiano en 1886, Mario Guarnieri adhère au Parti socialiste italien (PSI) à 16 ans et devient rapidement secrétaire de la Chambre du Travail de Crémone et collabore en parallèle aux journaux socialistes, notamment à L'Eco del popolo[1].
Très actif, il prend la direction de l'organe socialiste de Novara, Il Lavoratore, entre au conseil de la Federazione impiegati operai metallurgici, participe au IXème Congrès Socialiste en 1906, et publie des articles antimilitaristes à la veille de la Première Guerre mondiale, articles qui le feront condamner à un an de prison en 1909. En 1915, il est appelé à Turin pour diriger la Chambre du Travail locale[1].
Syndicaliste réformiste
modifierEn 1920, il devient chef du bureau de presse de la Federazione impiegati operai metallurgici, directeur du Grido del popolo, rédacteur en chef de Torino nuova et correspondant turinois du Resto del Carlino et de l'Avanti![1]. Après le Congrès de Livourne en 1921, il adhère au Parti socialiste unitaire (PSU) de Filippo Turati et continue à prôner un syndicalisme de type réformiste dans les colonnes de Il Metallurgico, qu'il dirige, et de l'hebdomadaire Battaglia sindacale[1].
Après la marche sur Rome, il s'installe à Milan où, dans les années 1924-25, il est rédacteur en chef de La Giustizia, organe des réformistes milanais, et publie le premier recueil anthologique des écrits de Giacomo Matteotti pour « rendre hommage à la mémoire d'un vaillant combattant, tragiquement tombé dans la guerre implacable qu'il soutenait contre le régime de la dictature fasciste »[2].
Ralliement au fascisme
modifierAvec l'installation définitive du régime, de retour à Turin, Guarnieri est définitivement épuré après avoir été nommé quelque temps à la tête du bureau de presse de la FIAT. Le 16 janvier 1931, son profil est supprimé du registre des subversifs par les autorités. Se contentant d'un emploi auprès de l'usine Wamar[2], il collabore à partir de 1939 à la revue La Verità de Nicola Bombacci[3].
De la chute du fascisme jusqu'en 1973, il dirige de Libertà economica, journal turinois del'Associazione commercianti[2].
Publications
modifier- I tre otto, Biella, 1906.
- La mobilitazione industriale. Relazione presentata al Congresso nazionale della Fiom (Roma, 1-4 novembre 1918), Torino, 1918.
- La Federazione metallurgica durante la guerra, in Problemi del lavoro, II (1919), pp. 22-24.
- Assalti sindacalisti alla Federazione metallurgica et La questione dei consigli operai nelle fabbriche, in Battaglie sindacali, 15 novembre 1919.
- La CGdL e l’esperimento torinese. Prima la cronaca, in Battaglie sindacali, 1° maggio 1920.
- Maggio 1915. Torino rossa contro la guerra (en collaboration avec A. Leonetti), Milano, 1920.
- I consigli di fabbrica, Città di Castello (Il Solco), 1921.
- Relazione Guarnieri sui consigli di fabbrica, in M. Guarnieri - L. Colombino, Relazione sui consigli di fabbrica, X Congresso della Resistenza, V della Confederazione generale del lavoro, Livorno 1921, Milano, 1921, pp. 27-36.
- Ricevuta di ritorno, in Il Grido del popolo, 1921, n. 13.
- Sul colloquio Buozzi-Mussolini, in La Giustizia, XXXVIII (1923), n. 3.
- Operai e tecnici nella fabbrica razionalizzata, Torino, 1945.
- Controllo sulle industrie e socializzazione, Torino, 1945.
- Settembre 1920: occupazione delle fabbriche. Rivoluzione o no?, in Almanacco piemontese, 1970, pp. 118-121.
- Un indirizzo famoso: corso Siccardi 12. Storia intorno a un palazzo, in Almanacco piemontese, 1977, pp. 36-49 (posthume, inclut une lettre de Guarnieri).
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Mario Cuxac, Journaux et journalistes au temps du fascisme. Turin, 1929-1940, Université Lumière Lyon 2, (lire en ligne)
- 1 2 3 Nunzio Dell'Erba, « GUARNIERI, Mario Luigi », sur Treccani
- ↑ Steven Forti, El peso de la nación : Nicola Bombacci, Paul Marion y Óscar Pérez Solís en la Europa de entreguerras, Universidade de Santiago de Compostela, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Mario Cuxac, Journaux et journalistes au temps du fascisme. Turin, 1929-1940, Université Lumière Lyon 2, 2015.
- Steven Forti, El peso de la nación : Nicola Bombacci, Paul Marion y Óscar Pérez Solís en la Europa de entreguerras, Universidade de Santiago de Compostela, 2014.