Marion Guillou
Marion Guillou, née Charpin le à Marseille, est une haute fonctionnaire française, ingénieure des ponts, des eaux et des forêts, spécialiste de la sécurité alimentaire mondiale. Elle est engagée dans des instances internationales de recherche agronomique ; elle a notamment été présidente-directrice générale de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de jusqu'en .
| Présidente-directrice générale Institut national de la recherche agronomique | |
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| - | |
| Directrice générale (en) Institut national de la recherche agronomique | |
| - | |
Paul Vialle (d) | |
| Directrice générale (en) Direction générale de l'alimentation | |
| - | |
Philippe Guérin (d) Catherine Geslain-Lanéelle (en) |
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Marion Denise Charpin |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Nantes (doctorat) (jusqu'en ) École polytechnique Lycée Thiers |
| Activité |
| Membre de | |
|---|---|
| Directeur de thèse |
Gérard-Jean Martin (d) |
| Distinctions |
Elle est membre du Haut Conseil pour le Climat, créé en 2018 et placé auprès du Premier ministre.
Formation
modifierMarion Guillou est née à Marseille. Elle prépare les concours d'écoles d'ingénieurs au lycée Thiers[1]. Polytechnicienne de la promotion X1973, elle effectue ensuite sa spécialisation à l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF, désormais AgroParisTech), avant d'obtenir un doctorat en physico-chimie des bio-transformations à l'Université de Nantes (UA CNRS).
Sciences et sécurité alimentaires
modifierEncéphalopathie spongiforme bovine (ESB)
modifierMarion Guillou a été directrice générale de la direction générale de l'Alimentation au ministère de l'agriculture et de l'alimentation de 1996 à 2000. Elle gère la crise de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), connue sous le nom de maladie de la vache folle, et a proposé une nouvelle organisation de la sécurité alimentaire française (loi de 1999 sur la sécurité alimentaire)[2],[3].
Propositions pour le gouvernement français
modifierMarion Guillou a rendu des propositions pour le gouvernement français sur la recherche (Grenelle de l'Environnement), sur la transition agro-écologique[4] ().
Recherche et enseignement supérieur
modifierDélégation à la recherche et la technologie
modifierDe 1986 à 1989, Marion Guillou a été déléguée régionale à la recherche et à la technologie dans les Pays de la Loire.
Direction générale de l'INRA
modifierDe 2000 à 2012, elle est ensuite directrice générale (2000-2004), puis présidente-directrice générale de l'Institut national de la recherche agronomique, où elle a explicité les priorités des recherches sur l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. Elle a élargi le champ des recherches aux problématiques globales, et mis en place des méta-programmes interdisciplinaires, par exemple sur la gestion durable de la santé des cultures.
Présidence du conseil d'administration de l'École polytechnique
modifierDe 2008 à 2013, elle assure la charge de présidente du conseil d'administration de l'École polytechnique. Durant son mandat, l'École polytechnique s'est recentrée sur l'éducation scientifique et technologique, ainsi que la gestion de l'innovation et la coopération avec l'industrie. Il fut aussi décidé de construire un nouveau centre de recherche à l'interface entre la biologie et les sciences de l'ingénierie, et l'organisation et la gouvernance de l'École polytechnique furent réformées.[réf. nécessaire]
Autres mandats
modifierElle est membre du conseil d'orientation de l'Institut Montaigne, un think tank libéral[5],[6]
Distinctions
modifierDécorations
modifierLe , Marion Guillou est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « directrice générale de l'alimentation au ministère ; 21 ans de services civils »[7] puis est faite chevalier de l'ordre le [8]. Elle est promue au grade d'officier le au titre de « présidente-directrice générale de l'Institut national de la recherche agronomique, présidente du conseil d'administration de l'École polytechnique »[8] puis est faite officier de l'ordre le [9]. Elle est promue au grade de commandeur dans l'ordre le au titre de « présidente de l'Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France »[10] puis est faite commandeur de l'ordre le [9]. Elle est élevée à la dignité de grand officier dans l'ordre le au titre de « présidente d'une organisation humanitaire internationale et d'un établissement à caractère scientifique et éducatif »[9].
Le , Marion Guillou est nommée directement au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite au titre de « directrice générale de l'Institut national de la recherche agronomique ; 25 ans de services civils »[11] puis est faite officier de l'ordre le [12]. Elle est promue au grade de commandeur le au titre de « présidente de l'Institut national de la recherche agronomique »[13] puis est faite commandeur de l'ordre le [13]. Elle est élevée à la dignité de grand officier le au titre de « présidente de l'Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France, membre du Haut Conseil pour le climat »[13] puis est faite grand officier de l'ordre le [14].
Marion Guillou est également commandeur de l'ordre du Mérite agricole[15].
Prix
modifier- Membre de l'Académie des technologies
- Membre de l'Académie d'agriculture (vice-présidente en 2023)
- Docteur Honoris Causa de la Faculté Gembloux Agro-Bio Tech de l'Université de Liège (Belgique) le [16]
Notes et références
modifier- ↑ Marion Guillou, la nouvelle tête de l'X, Le Figaro, 07/03/2008, consulté le 23/07/14.
- ↑ « Marion Guillou », Les Échos, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Senat.fr Un site au service des citoyens », sur senat.fr (consulté le ).
- ↑ Le projet agro-écologique : Vers des agricultures doublement performantes pour concilier compétitivité et respect de l’environnement
- ↑ Juliette Grange (sous la direction de), La guerre des idées. Une analyse du néo-conservatisme dans ses expressions françaises depuis les années 2000, Golias, , p. 47
- ↑ Mickaël Correia, « Comment la Macronie a repris en main la vigie française pour le climat », sur Mediapart (consulté le ).
- ↑ « Décret du 31 décembre 1999 portant nomination », sur Légifrance (consulté le )
- 1 2 « Décret du 11 juillet 2008 portant promotion et nomination - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 3 « Décret du 31 décembre 2025 portant élévation », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Décret du 13 juillet 2015 portant promotion - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Décret du 14 novembre 2003 portant promotion et nomination - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Décret du 2 mai 2012 portant promotion et nomination - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 3 « Décret du 30 novembre 2019 portant élévation », sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Emmanuel Macron distingue la scientifique Marion Guillou, fille du professeur Charpin », sur LaProvence.com, (consulté le )
- ↑ « Marion GUILLOU | Académie d'Agriculture de France », sur www.academie-agriculture.fr (consulté le )
- ↑ Université de Liège - Gembloux Agro-Bio Tech, « Docteurs honoris causa »
(consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
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