Marix

écrivaine espagnole

[1] Louis Mourier, dit Marix, né le à Perrecy-les-Forges et mort le à Sachsenhausen, est un dessinateur, caricaturiste et ébéniste français. Il est l’auteur de dessins publiés dans Derrière les Barbelés (1919) et Les Chevaliers de la C.E.A. (1932), et collabore à plusieurs journaux de la presse militante de gauche et satirique entre les deux guerres.

Biographie

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Jeunesse et formation

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Louis Mourier naît dans une famille de menuisiers à Perrecy-les-Forges. Après le décès de son père en 1894, il entre dans la vie active et se forme à l’ébénisterie tout en apprenant le dessin à Génelard. Il ne suit pas de formation artistique académique.

Au début des années 1900, il s’installe à Paris, fréquente les milieux libertaires et effectue son service militaire de 1903 à 1906. En 1910, il séjourne en Écosse pour se perfectionner dans l’ébénisterie d’art. De retour à Paris, il ouvre un atelier de restauration de meubles anciens et épouse Joséphine Chatouillot en [2].

Première Guerre mondiale et Derrière les Barbelés

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Mobilisé en , il est fait prisonnier et interné en Allemagne pendant plusieurs années. Durant sa captivité, il réalise de nombreux dessins sur la vie quotidienne des prisonniers.

Ces dessins sont publiés dans Derrière les Barbelés. Scènes de la vie des prisonniers de guerre (1919), texte de Joë Belot[3].

Activité de dessinateur de presse

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À partir de la fin de la guerre, Marix publie des caricatures dans la presse militante de gauche :

  • Floréal (1919–1922) [4]
  • L’Humanité (1921–1923, 1932) [5]
  • Le Libertaire (1923–1926) [6]

En 1924, il participe à la création du journal satirique La Gueule noire, pour lequel il réalise des illustrations jusqu’en 1937[7].

En 1932, il publie Les Chevaliers de la C.E.A., illustré et coécrit avec L. Binet[8].

Seconde Guerre mondiale, arrestation et déportation

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Durant l’Occupation, Louis Mourier (Marix) est arrêté par la Gestapo le avec son épouse. Tous deux sont déportés en Allemagne. Joséphine Mourier meurt à Ravensbrück en 1944. Louis Mourier meurt au camp de Sachsenhausen le [9].

Publications

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  • Derrière les Barbelés. Scènes de la vie des prisonniers de guerre, 1919
  • Les Chevaliers de la C.E.A., 1932

Illustrations et collaborations

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  • Les Badinages de Piron, 1927
  • Les folâtreries bourguignonnes, 1927
  • L’andouille ficelée, 1930
  • L’œuf d’éléphant, 1928
  • L’heureuse solitude, 1926
  • Marix avec les Gueules Noires de 89, 2010

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Mazuy, Rachel, « Marix, pseudonyme de Louis Mourier », Le Maitron, 2010
  • Combes, Richard, « Marix, l’horizon barbelé », Papier Nickelés, n°36, 2013
  • Articles du Journal de Saône-et-Loire, 2012 et 2025

Liens externes

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Références

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  1. « Dessins de Marix (galerie) », sur CARICATURES ET CARICATURE, (consulté le )
  2. Mazuy, Rachel, « Marix, pseudonyme de Louis Mourier », Le Maitron, 2010
  3. Derrière les Barbelés, 1919
  4. Floréal, 12 juin 1920
  5. L'Humanité, 12 oct. 1922
  6. Le Libertaire, 16 nov. 1923
  7. JSL, 2012
  8. Derrière les Barbelés, 1919 ; Les Chevaliers de la C.E.A., 1932
  9. Mazuy, Rachel, Le Maitron, 2010