Marjayoun
Marjayoun (en arabe : مرج عيون, qui signifie « terre de source ») est une ville du gouvernorat de Nabatieh, au sud du Liban. Elle se situe à 10 km de la frontière avec Israël.
| Marjayoun (ar) مرج عيون | |
Église de Marjayoun, 1977 | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Gouvernorat | Nabatieh |
| District | Marjayoun |
| Démographie | |
| Population | 3 000 hab. (2000) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 33° 21′ 33″ nord, 35° 35′ 18″ est |
| Localisation | |
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Marjayoun est une ville chrétienne avec une population dans les années 2000 de 3 000 habitants de confessions différentes : grec-orthodoxe, maronite et catholique, avec une minorité de musulmans et druzes. Marjayoun possède la cathédrale historique de Saint-Pierre (Mar Boutros), bâtie entre 1889 et 1892[1].
Toponymie
modifierLe nom de Marjayon provient « Marj aayné », mot d’origine syriaque signifiant « prairie des sources »[1].
Situation géographique
modifierMarjayoun est sur une colline faisant face :
- à l'Est : au Mont Hermon ;
- à l'Ouest : au Château de Beaufort, vieux Château de l'époque des Croisades (soit environ 1 000 ans) situé au-dessus du fleuve Litani et au Mont-Amel (Jabal Amel) ;
- au Nord : Aux sommets de Rihan et Niha et à la chaîne du Mont-Liban ;
- au Sud : au plaines fertiles de Marjayoun qui s'étendent vers les plaines de la Galilée et le Plateau du Golan.
La ville est le point le plus méridional du sentier de grande randonnée Lebanon Mointain Trail qui parcourt le pays.
Histoire
modifierCroisades
modifierLe , la bataille de Marj Ayoun fut une victoire de l'Ayyoubide Saladin contre une armée croisée conduite par le roi Baudouin IV de Jérusalem.
Campagne de Syrie
modifierDurant la campagne de Syrie de 1941, la ville est prise le par l'armée australienne puis voit de violents combats opposer l'armée de Vichy aux forces du Commonwealth britannique au nord de la ville le 14 et [2].
Guerre civile
modifierLa ville a été le siège de l'armée du Liban sud de 1976 à 2000, et est occupée par Israël de 1985 jusqu'au , date de son retrait du Liban du Sud et la prise de contrôle par le Hezbollah.
- Réunion de dignitaires religieux à Marjayoun le .
- Photo du village prise le photographe israélien Yosi Elmakis le .
Conflit israélo-libanais de 2006
modifierLors du conflit israélo-libanais de 2006, la ville a été témoin de combats.
Le , voulant contourner les villes chiites, surtout Khiam, et voulant atteindre le Litani par le chemin le plus court, l'armée israélienne s'engage au petit matin dans la ville chrétienne de Marjayoun[3] et prend le contrôle de la caserne de l'armée libanaise où se trouvait 350 militaires. Deux soldats sont blessés dans la localité, et sept soldats d'un convoi logistique seront blessés à proximité de la localité par un tir de missiles[4].
Le , un accord est passé entre la Force intérimaire des Nations unies au Liban, le Hezbollah et Israël. Les habitants, civils et militaires, peuvent partir vers le Nord en toute sécurité.
Un convoi de 759 voitures escortées par deux véhicules de la FINUL emportant de l'ordre de 3 000 personnes quittent la ville. Le convoi atteint Hasbaya, à 13 km de Marjayoun[3]. Il se fait attaquer à 30 km de Hasbaya. Les autorités libanaises parlent de neuf bombes, les deux premières ayant frappé la première et la dernière voiture[5]. On compte 7 morts et 36 blessés parmi les occupants du convoi.

En 2007, elle fait partie du secteur de compétence du contingent des forces armées espagnoles de la FINUL[6].
Personnalités
modifier- Saad Haddad, major de l'armée libanaise devenu chef de la milice de l'Armée du Liban Sud, alliée à Israël, est né et mort à Marjayoun[7].
Notes et références
modifier- 1 2 « Marjeyoun | Les Plus Beaux Villages du Liban » (consulté le )
- ↑ Jean Tsadik, « Facétie de l'histoire (suite) »,
- 1 2 « Voir la carte. »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)
- ↑ Thomas Raynal, « « A jet cannot plant a flag » - Chronologie des opérations terrestres des FDI au cours de la Seconde Guerre du Liban. Août 2006 », sur zahal.wordpress.com, (consulté le ).
- ↑ (en) « UNIFIL press release, 12 August 2006 », Relief Web,
- ↑ Guillaume Belan, « Reportage sur l'action de la FINUL », TTU Online, (consulté le ).
- ↑ J.P. Langellier, « L'ennemi juré des Palestiniens et des Syriens », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) « Site de la ville »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) (consulté le )
- « Carte du Sud Liban »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) (consulté le )