Fée marraine

personnage de fiction récurrent des contes
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La fée marraine, aussi appelée marraine la fée ou marraine la bonne fée, est un personnage de fiction récurrent du genre littéraire du conte merveilleux. Il s'agit d'une fée, dotée de pouvoirs magiques, qui agit comme mentor ou tuteur du protagoniste, en parallèle du rôle qu'un parrain doit occuper socialement. La fée marraine est un exemple particulier de la figure du donateur.

Affiche d'Émile Bertrand pour la représentation de Cendrillon de Jules Massenet au Théâtre national de l'Opéra-Comique de Paris en 1899, où apparaît la fée marraine.

La figure de la fée marraine ne tire pas son origine du folklore mais de la préciosité, qui a ensuite influencé le conte merveilleux et la littérature fantastique.

Dans les contes

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La figure de la fée marraine est en réalité une figure assez rare du conte merveilleux mais qui est devenue familière grâce à la popularité des contes de Charles Perrault, mais également de ceux de Marie-Catherine d'Aulnoy et d'autres écrivaines précieuses. Par exemple, les fées marraines de La Belle au bois dormant sont un ajout de Charles Perrault : en effet, aucune figure de cette sorte n'apparaît dans Soleil, Lune et Thalie de Giambattista Basile, sa source d'inspiration[1]. D'autres mentors surnaturels apparaissent dans les contes, comme des animaux ou l'esprit d'une mère décédée[2]. La fée marraine tient son origine des Moires, figures de la mythologie grecque ; l'exemple le plus clair se trouvant dans La Belle au bois dormant, où les fées déterminent le destin de la princesse et sont associés au tissage[3].

Dans les contes précieux et leurs successeurs, la fée marraine agit d'une manière différente des fées du folklore européen : elles sont préoccupées par le protagoniste et le destin de leurs protégés, tandis que dans le folklore, les fées ont leurs propres intérêts[4].

La fée marraine est à rapprocher de la figure de la vieille fée, un archétype qui apparaît dans La Belle au bois dormant de Charles Perrault ou dans La Belle et la Bête de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, qui est source de malédictions plutôt que d'enchantements[5].

Chez les précieuses

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Dans le travail des précieuses, les fées marraines sont un miroir de ce qu'un parrain doit être dans la société de l'époque, offrant des bénéfices mais en demandant un respect réciproque : ainsi Marie-Catherine d'Aulnoy crée une fée marraine pour la méchante belle-sœur de la protagoniste de L'Oiseau bleu, qui l'aide à empêcher le bonheur de l'héroïne ; de la même manière, dans La Biche au bois, la fée marraine aide une autre princesse à se venger de l'héroïne[6],[7]. Dans Finette Cendron, la fée marraine aide la protagoniste, mais se retire offensée quand cette dernière décide de ne pas suivre ses conseils[8]. Dans Peau d'Ours de Henriette-Julie de Castelnau de Murat, la fée marraine refuse d'aider la protagoniste quand son mariage est arrangée sans sa consultation[9].

Réinterprétations dans la culture populaire

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Littérature

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Cinéma

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Télévision

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Notes et références

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  1. ↑ (en) Jane Yolen, Touch magic : fantasy, faerie and folklore in the literature of childhood, Philomel Books, , 103 p. (ISBN 0-87483-591-7, lire en ligne), p. 23
  2. ↑ (en) Katharine Briggs, A Dictionary of Fairies: Hobgoblins, Brownies, Bogies, and Other Supernatural Creatures, Pantheon Books, , 531 p. (ISBN 0-394-73467-X, lire en ligne), p. 147
  3. ↑ (en) John Grant et John Clute, The Encyclopedia of Fantasy, Macmillan, (ISBN 0-312-19869-8), p. 330
  4. ↑ (en) Katharine Briggs, The Fairies in English Tradition and Literature, Chicago, University of Chicago Press, (lire en ligne), p. 177
  5. ↑ (en) Marina Warner, Monuments & maidens: the allegory of the female form, Univ. of California Press, (ISBN 0-520-22733-6 et 978-0-520-22733-0, OCLC 44268005, lire en ligne), p. 72.
  6. ↑ Marie-Catherine d'Aulnoy, « L'Oiseau bleu », dans Contes de Madame d'Aulnoy, Garnier Frères, (lire en ligne)
  7. ↑ Marie-Catherine d'Aulnoy, « La Biche au bois », dans Contes de Madame d'Aulnoy, Garnier Frères, (lire en ligne)
  8. ↑ Marie-Catherine d'Aulnoy, « Finette Cendron », dans Contes de Madame d'Aulnoy, Garnier Frères, (lire en ligne)
  9. ↑ Henriette-Julie de Castelnau de Murat, « Peau d'Ours », dans Les Lutins du château de Kernosy, (lire en ligne)

Annexes

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Bibliographie

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  • Charles Perrault, Contes (introduction, notices et notes de Catherine Magnien), Éditions Le Livre de Poche Classique

Liens externes

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