Marthe Hautebar, née le à Lys-lez-Lannoy (Nord), est une résistante et déportée politique française[1] de la Seconde guerre mondiale. Elle meurt en déportation au camp de concentration de Ravensbrück le [2].

Marthe Hautebar
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Marthe Hautebar

Marthe Tournemaine

Nom de naissance Marthe Maria Hautebar
Naissance
Lys-lez-Lannoy (France)
Décès (à 57 ans)
Ravensbrück (Allemagne)
Nationalité Française
Activité principale
Résistante
Autres activités
Distinctions

Biographie

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Née de parents belges, Marthe Hautebar passe son enfance à Lys-lez-Lannoy. Elle épouse Eugène Tournemaine en 1921. Le couple s'installe alors à Sailly-lez-Lannoy (Nord), non loin de la frontière belge. Elle est alors frangeuse[3]. Elle donne naissance à deux filles : Clara Tournemaine et Bernadette Tournemaine[4].

Résistance durant la Seconde guerre mondiale

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Durant la Seconde guerre mondiale, elle rejoint les réseaux "évasion" qui portent assistance et facilitent l'évasion de soldats alliés depuis les territoires occupés.

Par l'intermédiaire de douaniers français membres du réseau, elle cache régulièrement chez elle des soldats britanniques[5].

Arrêtée le [1] par la Gestapo, elle est internée à la prison de Loos (Nord). Plusieurs jours après, ses deux filles sont également arrêtées et internées. Interrogées, elles sont relâchées un mois plus tard[4].

Torturée, elle est finalement déportée le au camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne). Elle y décède, vraisemblablement de maladie, le , quelques mois avant la libération du camp par les troupes soviétiques le .

Au centre, Marthe Hautebar, à gauche, son mari, Eugène Tournemaine, fumant une cigarette. Elle est entourée des douaniers et de présumés aviateurs anglais.

Distinctions

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Par arrêté du , elle est faite à titre posthume sous-lieutenant des Forces françaises combattantes[6] et obtient plusieurs distinctions :

Chevalier de la Légion d'honneur[7]

Croix de guerre avec palme[7]

Medaille de la Resistance ribbon Médaille de la Résistance française[7]

Son acte de bravoure est également souligné par le Royaume-Uni qui lui délivre le Certificat de la Force Expéditionnaire Alliée « comme une marque de gratitude et l'appréciation de l'aide donnée aux marins, soldats, et aviateurs de la communauté de Nations Britanniques, laquelle leur permis de s'échapper, ou d'éviter la capture par les ennemis[5].»

Postérité et héritage

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En 1970, la mairie de Sailly-lez-Lannoy inaugure la Rue Marthe Hautebar.[3] qui mène symboliquement à l'école élémentaire René Soetard. Un musée virtuel est également créé afin de retracer son histoire.

Marthe Hautebar, symbole de la résistance quotidienne des femmes durant la Seconde guerre mondiale

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Mise en lumière durant l'anniversaire des 80 ans de la Libération en 2024, Marthe Hautebar est devenue récemment un exemple du rôle joué par les femmes dans la Résistance française et de l'acte de résistance quotidien comme premier refus de l'oppression[8],[9],[10].

Ses arrière-petits-fils, Anthony Spitaëls et Vincent Spitaëls fondent, en 2026, le Réseau du Courage Marthe Hautebar dans l'objectif de perpétuer sa mémoire ainsi que de récompenser les valeurs de courage citoyen, notamment féminin[8],[11].

Références

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  1. 1 2 « Certificat de validation Secrétariat d'Etat à la Guerre. p.6. », sur MUSEE VIRTUEL DE SAILLY LEZ LANNOY, (consulté le )
  2. ↑ « Arrêté du 6 septembre 2000 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  3. 1 2 « La Voix du Nord "Marthe Hautebar résistante", p.11 », sur MUSEE VIRTUEL DE SAILLY LEZ LANNOY, (consulté le )
  4. 1 2 « Notice Biographique », sur MUSEE VIRTUEL DE SAILLY LEZ LANNOY, (consulté le )
  5. 1 2 « Certificat de la Force « Expéditionnaire » Alliée, p.7. », sur MUSEE VIRTUEL DE SAILLY LEZ LANNOY, (consulté le )
  6. ↑ « Arrêté du 11 juin 1942 », sur MUSEE VIRTUEL DE SAILLY LEZ LANNOY, (consulté le )
  7. 1 2 3 « Décret en date du I0 novembre 1955. p.8. », sur MUSEE VIRTUEL DE SAILLY LEZ LANNOY, (consulté le )
  8. 1 2 Anne Courtel, « Marthe Hautebar, symbole de la Résistance quotidienne des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  9. ↑ « Sailly-lez-Lannoy: les 70 ans de la victoire des Alliés », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  10. ↑ Marjorie Duponchel, « Rendez-vous au parc urbain de Lys-Lez-Lannoy pour vivre la libération », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  11. ↑ « Annonce JOAFE n°1604 de la parution n°20260004 du 27 janvier 2026 », sur www.journal-officiel.gouv.fr (consulté le )