Martin Tobo Ebelle, également cité sous la forme Martin Ebellé-Tobo, est un ancien prisonnier d'opinion camerounais. Arrêté en juillet 1976, il est détenu sans inculpation ni procès pendant sept ans et demi. Amnesty International le reconnaît comme prisonnier d'opinion. Il est libéré en janvier 1984.

Martin Tobo Ebelle
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Biographie
Nationalité
camerounaise
Formation
Activité
Employé du secteur des transports

Biographie

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Formation et activité professionnelle

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Martin Tobo Ebelle effectue une partie de ses études en Angleterre, dont un passage à l'Université de Leeds. En 1975, il travaille pour une société de transport de marchandises à Douala[1].

Arrestation

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En juillet 1976, le Cameroun connaît une période de grèves et de tensions politiques. La circulation de tracts critiquant le gouvernement entraîne l'arrestation d'environ deux cents personnes à Douala et à Yaoundé. Les personnes arrêtées comprennent des employés, des étudiants, des enseignants et des syndicalistes[2].

Martin Tobo Ebelle fait partie de ce groupe. Les autorités ne l'inculpent pas et aucune participation à des actes violents ne lui est attribuée[2]. Il est détenu pendant environ six mois au quartier général de la Brigade mixte mobile de Yaoundé[1]. Il y subit des actes de torture avec un autre détenu, Gaspard Mouen[3].

Détention à Tcholliré

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Après son passage à la Brigade mixte mobile, Martin Tobo Ebelle est transféré au centre de rééducation de Tcholliré, dans le nord du Cameroun. Les prisonniers y sont soumis à un régime alimentaire insuffisant et à des mauvais traitements. Les visites familiales sont brèves et peu nombreuses, tandis que l'accès aux soins médicaux et à une assistance juridique leur est refusé[2].

En 1979, environ quarante-cinq personnes arrêtées en 1976 restent détenues sans inculpation ni procès. Martin Tobo Ebelle est alors maintenu au secret et son état de santé est jugé préoccupant[4]. Amnesty International adopte son dossier et celui de Gaspard Mouen, puis demande leur libération immédiate et sans condition[2].

En novembre 1982, après l'arrivée de Paul Biya à la présidence de la République, Martin Tobo Ebelle et quatre autres personnes arrêtées en 1976 sont encore détenus. Les quatre autres détenus sont libérés dans le mois suivant, tandis que Martin Tobo Ebelle demeure emprisonné[1].

Libération

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Martin Tobo Ebelle est libéré en janvier 1984, après sept ans et demi de détention sans inculpation ni procès[1]. Son cas fait partie des détentions arbitraires dénoncées par Amnesty International durant la présidence d'Ahmadou Ahidjo[5].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Amnesty International, « Libérations : Cameroun », Bulletin mensuel, no 4, , p. 2 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  2. 1 2 3 4 Amnesty International, « Mouen Gaspard, Ebelle-Tobo Martin, Bille Emmanuel, Moune André, Cameroun », Bulletin mensuel, no 12, , p. 3 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  3. « Quand « Le Monde » censure Amnesty International », Peuples noirs, peuples africains, nos 7-8, , p. 90-93 (lire en ligne, consulté le )
  4. (en) Amnesty International, Amnesty International Report 1979, Londres, Amnesty International Publications, , PDF (lire en ligne), p. 12-13
  5. Serge Gaël Ekotto, Les organisations non gouvernementales et l'État du Cameroun : cas d'Amnesty International (1990-2020) (Mémoire de master en histoire), , PDF (lire en ligne), p. 61-63

Voir aussi

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