Mary Kenny

journaliste irlandaise

Mary Kenny, née le à Dublin, est une journaliste, conférencière et auteure irlandaise. Elle est l'une des membres fondatrices du mouvement de libération des femmes irlandaises, et l'une des premières et plus importantes féministes d'Irlande.

Mary Kenny
Mary Kenny en 2008.
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Biographie

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Jeunesse et vie privée

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Mary Kenny naît le à Dublin. Elle grandit à Sandymount[1], et est renvoyée du pensionnat géré par des religieuses à l'âge de 16 ans[2]. Elle a une sœur, Ursula[3].

Mary Kenny épouse le journaliste et auteur Richard West en 1974, avec qui elle a deux enfants, Patrick et Ed, tous les deux journalistes.

Carrière

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Elle commence à travailler pour l'Evening Standard londonien en 1966[4], pour la chronique Londoner's Diary, puis plus tard en tant que chroniqueuse sur d'autres sujets. Elle devient rédactrice de la rubrique féminine pour The Irish Press au début des années 70[5].

Elle contribue régulièrement aux chroniques de l'Irish Independent et est décrite comme « la grande dame du journalisme irlandais »[6]. Elle vit actuellement en Angleterre[6]. Elle continue d'écrire dans différents journaux et est très présente sur Twitter et son blog.

Mouvement de libération des femmes irlandaises

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Mary Kenny est l'une des membres fondatrices du mouvement de libération des femmes irlandaises[7]. Même si le groupe n'a pas de représentants officiels, elle est souvent considérée comme la « cheffe » du groupe[4]. En , après que l'archevêque de la paroisse de Dublin ait déclaré depuis la chaire que « tout acte contraceptif est toujours mauvais »[4], elle sort de l'église de la rue Haddington en déclarant « C'est un message pastoral inique. C'est honteux et contraire à Humanæ vitæ. C'est une dictature de l'Église »[8]. Dans une lettre à The Irish Times, elle explique son acte en disant que Ian Paisley avait raison : « Home Rule is Rome Rule »[9].

En 1971, Mary Kenny voyage avec Nell McCafferty, June Levine (en) et d'autres féministes irlandaises dans ce qu'on a appelé le « Contraceptive Train », de Dublin à Belfast, afin d'acheter des préservatifs, alors illégaux en république d'Irlande[10]. Elle déclare dans ses mémoires à propos de ce voyage « e savais qu'il fallait le faire, parce que cela aurait un effet dramatique, sensationnel, voire historique. Mais je me sentais également mal à l'aise à l'idée de le faire. Je savais à quel point ma mère serait bouleversée, mortifiée de voir sa fille faire la une des journaux, et même être identifiée comme une meneuse de jeu, pour un coup d'éclat qui consistait à acheter des préservatifs à Belfast »[8]. Son activité journalistique en faveur des droits des femmes et ses actions avec le mouvement de libération des femmes irlandaises lui valent des critiques de l'église et de politiciens hommes. David Andrews, alors Secrétaire d'État au Département du Taoiseach, déclare que les politiciens « n'avaient pas besoin d'une organisation dirigée par elle [Kenny] pour nous parler de nos obligations envers les épouses abandonnées, envers la mère célibataire ou envers La position de l'enfant illégitime dans notre société » et ajoute qu'elle « abuse de sa position dans ce pays en tant que rédactrice en chef de l'un de nos journaux nationaux et en tant que membre de Women's Lib ». En réponse, Mary Kenny le décrit comme « un exemple classique de l'homme menacé »[11].

Plus tard cette année-là, elle retourne à Londres pour devenir rédactrice en chef de l'Evening Standard[4],[5].

« Discussions ougandaises »

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En 1973, Mary Kenny est supposément « découverte dans les bras d'un ancien ministre du Président ougandais Obote lors d'une fête », ce qui a poussé le poète James Fenton à inventer l'euphémisme « discussions ougandaises »[12] pour signifier « rapports sexuels »[13]. L'expression est d'abord utilisée par le magazine satirique Private Eye le [14], mais c'est largement répandue depuis, et est incluse à la liste « Les 10 euphémismes les plus scandaleux » de la BBC en 2013[12].

Œuvres

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Mary Kenny écrit pour de nombreuses publications en Irlande et en Grande Bretagne, dont l'Irish Independent, The Times, The Guardian, The Irish Catholic, The Daily Telegraph et The Spectator. Elle écrit plusieurs livres sur le féminisme, le catholicisme en Irlande, et une biographie personnelle de William Joyce.

Ray Foster, pour le magazine The Spectator, décrit Crown and Shamrock: Love and Hate between Ireland and the British Monarchy, publié en 2009, comme « typiquement désinvolte, osé et pertinent »[15]. Elle écrit, en 2005, la pièce de théâtre Allegiance, dans laquelle Mel Smith joue Winston Churchill et Michael Fassbender joue Michael Collins lors d'une représentation au Festival d'Édimbourg en 2006[16]. La pièce fait l'objet d'une adaptation cinématographique réalisée par Brian Gilbert en 2005[17]

Bibliographie sélective

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Non-fiction

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  • (en) Women X Two: How to Cope with a Double Life, Londres, Sidgwick and Jackson, , 179 p.
  • (en) Why Christianity Works, Londres, Joseph, , 220 p.
  • (en) co-écrit avec James Kenny, Making the Family Matter: A New Vision of Expanded Family Living with Practical Ideas to Make it Work,
  • (en) Abortion: The Whole Story, Londres, Quartet, , 315 p.
  • (en) Goodbye to Catholic Ireland: A Social, Personal and Cultural History from the Fall of Parnell to the Realm of Mary Robinson, Londres, Sinclair-Stevenson, , XXIII-446 p.
  • (en) Death by Heroin; Recovery by Hope, Dublin, New Island Press, , 221 p.
  • (en) Germany Calling: A Personal Biography of William Joyce, Lord Haw-Haw, Dublin, New Island Books, , XXIII-380 p. (ISBN 9781902602783)
  • (en) Crown and Shamrock: Love and Hate between Ireland and the British Monarchy, Dublin, New Island Books, , 349 p. (ISBN 978-1-905494-98-9)
  • (en) Something of Myself and Others, Dublin, Liberties Press, , 217 p. (ISBN 9781909718241, lire en ligne)

Édition

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  • (en) Bill Ellis, The Long Road Back: The Story of a Triumph Over Sudden and Total Disablement, Mayhew-McCrimmon Ltd,

Fiction

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  • (en) A Mood for Love and Other Stories, Quartet Books, , 185 p. (ISBN 9780704327399)
  • (en) Allegiance : Michael Collins and Winston Churchill : 1921-22 ; a dramatised account (Pièce de théatre), Dublin, Kildare Street Books, , 95 p. (ISBN 9780955016707)

Voir également

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Notes et références

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  1. (en) Mary Kenny, « Religion in schools – it was always a question of class », Irish Independent, (lire en ligne, consulté le ).
  2. Mary Kenny, « Why the nuns sacked me », The Spectator, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  3. Rosita Boland, « New lady of the Áras », The Irish Times, (lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 3 4 Angela Bourke, The Field Day Anthology of Irish Writing: Irish women's writing and traditions, NYU Press, , 192– (ISBN 9780814799079, lire en ligne).
  5. 1 2 (en) Mark O'Brien, « Writing a sexual revolution: contraception, bodily autonomy and the women’s pages in Irish national newspapers 1935–1979 », Journal of the History of Sexuality, vol. 30, no 1, , p. 92-111 (ISSN 1043-4070, lire en ligne).
  6. 1 2 (en) Ian O'Doherty, « Mary Kenny, a summer school and desperation to find something new to gripe about gave us the best silly season story in years », Irish Independent, (lire en ligne).
  7. (en) Laura Kelly, Contraception and Modern Ireland : A Social History, c. 1922–92, (ISBN 9781108979740, DOI 10.1017/9781108979740, lire en ligne), « 7 - Feminist Campaigns for Free, Safe and Legal Contraception in the 1970s ».
  8. 1 2 Kelly 2023.
  9. Irish Times, 30 March 1971, p. 13
  10. (en) « Writer central to the women's movement », The Irish Times, , p. 14 (lire en ligne).
  11. (en) Mark O'Brien, « ‘Facile ignorance’ and ‘wild wild women’: religion, journalism and social change in Ireland 1961–1979 », dans Kevin Rafter et Mark O'Brien (eds.), The State in Transition: Essays in Honour of John Horgan, Dublin, New island, (ISBN 9781848404878, lire en ligne), p. 3-27.
  12. 1 2 (en) Jon Kelly, « The 10 most scandalous euphemisms », BBC Online, (lire en ligne, consulté le ).
  13. (en) Adam McQueen, Private Eye: The First Fifty Years, Londres, Private Eye Productions, , p. 286.
  14. (en) Adrian Room, Brewer's Dictionary of Modern Phrase and Fable, Londres, Cassell, , p. 714–715.
  15. (en) Roy Foster, « Strong family feelings », The Spectator, (lire en ligne).
  16. (en) « Allegiance », sur mary-kenny.com (consulté le ).
  17. (en) « Allegiance », sur imdb.com (consulté le ).

Liens externes

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