Mary Oliver

poétesse américaine

Mary Oliver, née le à Maple Heights en Ohio[1] et morte le à Hobe Sound en Floride[2], est une poétesse américaine.

Mary Oliver
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
Hobe SoundVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Poétesse, romancière, écrivaine, militante climatiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Liste détaillée
Shelley Memorial Award ()
Bourse Guggenheim ()
Prix Pulitzer de la poésie (American primitive (d)) ()
Prix Laurence L. & Thomas Winship/PEN New England (en) ()
National Book Award ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Red Bird (d), The Night Traveler (d), American primitive (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Elle est distinguée par le Prix Pulitzer de la poésie en 1984 et le National Book Award de la poésie en 1992.

Biographie

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Mary Oliver est née et a grandi dans l'Ohio, à la périphérie de Cleveland, à Maple Heights. Elle est la seconde fille d'Edward Oliver, enseignant, et d'Helen, née Vlasak, secrétaire[3].

Victime d'abus sexuels de la part de son père, des sévices subis durant sa petite enfance qu’elle révèle tardivement en 2011 à la journaliste Maria Shriver[4], et négligée par sa mère, elle grandit dans une famille dysfonctionnelle[5]. Pour échapper à cette enfance difficile, elle passe de longs moments dans les bois aux alentours de sa maison à lire des poèmes de Walt Whitman et à écrire des vers dans un carnet[6]. Elle déclarera vers la fin de sa vie que le fait d’avoir trouvé une place dans la nature, en-dehors de cette maison, lui a littéralement « sauvé la vie »[7].

Durant l'été 1951, à 15 ans, elle a l’occasion de participer au Camp national de musique (en) d'Interlochen, dans le Michigan, où elle joue de la percussion au sein de l'Orchestre national des lycées. Elle obtient son diplôme d'études secondaires au lycée de Maple Heights.

À 17 ans, elle visite Steepletop (en) à Austerlitz, dans l'État de New York, la demeure de la poétesse Edna St. Vincent Millay, lauréate du prix Pulitzer de la poésie en 1923, morte en 1950. Elle se lie d'amitié avec sa sœur Norma Millay (en).

De 1955 à 1956, elle fréquente l'Université d'État de l'Ohio et de 1956 à 1957 le Vassar College, mais sans valider son cursus par des diplômes[8].

Elle passe six années aux côtés de Norma, dans la propriété de Steepletop, pour l’aider à classer les archives d'Edna[8].

Elle vit à Greenwich Village à New York City et fait la rencontre en 1959 de la photographe du Village Voice Molly Malone Cook (en), de dix ans son aînée[3], qui deviendra plus tard la compagne de sa vie pendant plus de quarante ans.

En 1963, à l’âge de 28 ans, Mary Oliver fait ses débuts littéraires avec la publication d’un premier recueil de poésie No Voyage and Other Poems. Cette série de poèmes lyriques dans lesquels l’influence d’Edna Millay se fait sentir, célèbre la nature et son Ohio natal[5].

En 1965, elle s'installe avec Molly Malone Cook dans le Massachusetts à Provincetown, à Cap Cod, un village de pêcheurs touristique, lieu de villégiature bohême d’artistes, d’écrivains et de membres de la communauté LGBT[9]. Après avoir tenu une galerie photo, Cook y dirige la librairie East End Bookshop de 1966 à 1969[10]. Elle représente ensuite, entre autres, Mary Oliver dans l’agence littéraire qu’elle crée dans les années 1970[11].

Mary Oliver vit une vie heureuse à Cap Cod pendant cinquante ans, dans une maison « aux pièces emplies de lumière, de livres, de gens et d'animaux » qui donne sur la baie du Cap Cod[12]. Les plages, les étangs, les champs et les forêts de Cap Cod deviennent sa source d’inspiration et constitueront le décor majeur de ses poésies[13]. Elle y décrira de manière littérale et symbolique la faune et la flore de cette nature sauvage[8].

L’enfance occupe également une place centrale dans l'œuvre de Mary Oliver, avec des recours à la mythologie en 1972 dans The River Styx, Ohio, and Other Poems et en 1978 avec The Night Traveler où les mondes des humains, des animaux et des plantes s’entrelacent[5].

American Primitive, récompensé par le prix Pulitzer en 1984, inscrit son oeuvre dans la lignée de l’idéal américain de la vie auprès de la nature initié par Henry David Thoreau[13].

En 1986 paraît Dream Work, un de ses recueils les plus personnels et les plus sombres. Dans Rage, A Visitor (Le visiteur) et The Journey (Le voyage), elle y évoque, parfois en termes explicites, l’inceste commis par son père et la manière dont elle a pu se détacher de son enfance gâchée[6]. On y trouve aussi le fameux Wild Gees (Oies sauvages), un des poèmes les plus célèbres de Mary Oliver[14]. Dans 1945-1985: Poem for the Anniversary, Oliver évoque Dachau et Auschwitz et fait apparaître la figure mençante de Mengele dans un décor naturel idyllique[13].

En 1992, New and Selected Poems est récompensé par le National Book Award[5]. Dans les années 1990, forte de ces distinctions, elle est considérée comme la « poétesse la plus aimée d'Amérique » et publie plusieurs ouvrages qui figurent souvent parmi les best-sellers[12]. Elle rédige également deux ouvrages sur l'écriture poétique A Poetry Handbook en 1995, et Rules for the Dance: A Handbook for Writing and Reading Metrical Verse en 1998[5].

Mary Oliver a également enseigné dans plusieurs écoles, notamment au Bennington College entre 1996 et 2001[5].

Après la mort de Molly Malone Cook en 2005, Mary Oliver séjourne à Cape Cod jusqu’en 2015 où elle déménage à Hobe Sound, en Floride et passe les dernières années de sa vie[7]. Elle y meurt le 17 janvier 2019 à l’âge de 83 ans des suites d’un lymphome[15].

Ses archives, les Mary Oliver Papers, sont conservés à la Bibliothèque du Congrès[16].

Un documentaire Mary Oliver: Saved by the Beauty of the World, lui est consacré par Sasha Waters en 2026. La poétesse lauréate du prix Pulitzer y est montrée comme une icône queer discrète, dont la célébration de la nature et de la vie dans un langage accessible a su captiver un large public[17]. À travers ses archives, sa biographie et les témoignages de personnalités des médias comme Oprah Winfrey et Stephen Colbert, du cinéma comme John Waters, un ami de longue date, et Steve Buscemi et les poètes contemporains Major Jackson, Mark Doty et Ada Limón, Sasha Waters cherche à expliquer pourquoi la poésie de Mary Oliver a réussi a toucher autant de personnes, y compris le public qui ne lit généralement pas de poèmes et n’achète jamais de recueils de poésie[18].

Par son intense observation de la nature et la continuité immédiate qu’elle introduit entre le regardé et celle qui regarde, l’écopoétique[19] de Mary Oliver s’inscrit dans la lignée de Walt Whitman, d’Emily Dickinson, de Ralph Waldo Emerson et Henry David Thoreau[13]. Les critiques l’ont également comparée à d'autres poètes lyriques américaines comme Marianne Moore et Elizabeth Bishop[8].

Elle cite comme ses poètes préférés Walt Whitman, Ralph Waldo Emerson, Percy Bysshe Shelley, John Keats, Hafez et le poète soufi Rûmî, qu'elle considère comme un modèle de concision et dont elle admire la profondeur de la spiritualité[4].

Le style poétique d'Oliver est considéré comme un prolongement de la tradition romantique du XIXe sièclee avec William Wordsworth, Percy B. Shelley et John Keats, et de la poésie naturaliste américaine de Walt Whitman, Robert Frost et Emily Dickinson). Dans le même esprit que ses prédécesseurs, Mary Oliver célèbre la beauté brute et sublime de la nature, mais sa particularité est de rendre ses observations méditatives sur le monde naturel dans une langue accessible et dépouillée, d'une précision saisissante[20].

Les thèmes de ses poèmes sont principalement constitués de portraits d'animaux, de paysages et de plantes, mais ces observations montrent en fait l'intersection entre l'humain et le monde naturel, sa place innée dans le monde lorsqu’il est délivré de la superficialité et des artifices de la société. Se débarrassant des constructions humaines superflues de la religion et des règles sociales, Mary Oliver montre l’humanité dans ce qu’elle a de primordial et d’animal lorsqu’elle est confrontée à la nature, débarrassée de ses atours sociaux[20]. Ses premiers poèmes sont peu personnels et interrogeant rarement le moi, mais ce thème devient ensuite prégnant dans ses œuvres ultérieures[8].

Cependant, bien que ses poèmes se déroulent essentiellement dans le monde naturel, elle n’est pas à proprement parler une poétesse de la nature, car la nature qu’elle présente n'est ni belle ni agréable, et sa beauté est souvent associée à la question de la mort. Comment aimer alors ce monde intrinsèquement inaimable ? Mary Oliver y répond sans plainte ni lamentation par un enseignement en filigrane sur l'art de vivre. Peu de figures humaines apparaissent dans ses poèmes, mais ses propos tiennent lieu de nourritures spirituelles plutôt que de distraction pour ses lecteurs[21].

Des poèmes comme Solitude et Wild Gees (Oies sauvages) sont même proposés par des thérapeutes à des personnes qui ont du mal à nouer des liens et qui souffrent de la solitude[22].

Réception

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La première publication de Mary Oliver, No Voyage, est éreintée par le critique et lui-même poète James Dickey, dans le New York Times Book Review en 1965 sous le titre Of Human Concern[23]. Il écrit d’elle qu’elle ne semble jamais être vraiment dans ses poèmes, mais toujours en dehors, et que sa poésie est bonne, mais écrite d'une manière prévisible, avec un assemblage habile fait à partir d’éléments littéraires disponibles. Au lieu d’affirmer sa personnalité et son imaginaire, elle remplit selon lui la page avec des propos conventionnels et banals, évacuant ainsi toute vraie poésie [24].

En 1986, Dream Work, un de ses recueils, est recommandé par la rubrique littéraire du New York Times comme cadeau de Noël. En quelques lignes, Mary Oliver est décrite comme utilisant le langage simple comme marque de fabrique, son lectorat étant constitué de gens ordinaires, proches des éléments, et qui ont « la chance de tout aimer », une allusion à un poème du recueil, The Chance to Love Everything[25]. Quarante ans plus tard, ce même poème est entré dans les classiques de la littérature américaine et fait l’objet d’analyses académiques[26].

En 1990, une critique favorable du recueil House of Light dans le New York Times, concède que les poèmes de Mary Oliver sont tout à fait convaincants, authentiques et émouvants. Son paysage poétique est marqué par la profusion d’éléments naturels mais dépourvu de toute présence humaine. Mais cette beauté, préservée du tumulte de la vie humaine, n'est pas pour autant une tentative pour la poétesse d'éluder l’horreur. La juxtaposition de scènes de prédation avec des descriptions de jeunes animaux tente de rendre la mort plus supportable par l’hommage à la vie qui renaît sans cesse[27].

En 1992, alors que son recueil New and Selected Poems, un florilège de 30 ans de son travail, est récompensé par le National Book Award, le New York Times crédite enfin Mary Oliver du qualificatif d’« une de nos plus grandes poétesses ». La constance de son ton au fil du temps n’est plus considéré comme une platitude mais un aspect remarquable de son œuvre dont l’évolution est marquée par « une attention accrue portée à la nature et une plus grande précision dans le langage »[21].

En 2007, quarante-deux ans après la critique sévère de Dickey, le New York Times estime que la « poésie naturaliste et épiphanique » d'Oliver continue de diviser les critiques mais reconnaît qu’elle est la poétesse la plus vendue aux États-Unis[28]. Dans sa nécrologie en 2019, le journal rappelle que Mary Oliver était un véritable phénomène dont les recueils de poésie se vendaient comme des petits pains et figuraient régulièrement sur la liste des meilleures ventes de la Poetry Foundation. Les foules se pressaient à ses lectures publiques. Pour le New York Times, c’est la qualité du langage dépouillé, porteur d’images accessibles à dimension pédagogique, voire homilétique, et la relative brièveté des poèmes qui ont permis à Oliver de toucher un large public. Les ecclésiastiques la citent dans leurs sermons, des poètes-thérapeutes utilisent l’aspect inspirant de ses poèmes, des compositeurs comme Ronald Perera et Augusta Read Thomas les ont mis en musique, et des personnalités comme Laura Bush et Maria Shriver l’apprécient[24].

Des vers comme « Tell me, what is it you plan to do with your one wild and precious life? » (Dis-moi, que comptes-tu faire de ta vie unique, sauvage et précieuse ?) qui concluent un poème de 1990 The Summer Day, sortis de leur contexte de description d’une simple sauterelle, sont devenus un phénomène culturel, viral à l’extrême, engendreant à la fois un engouement populaire et un certain cynisme des milieux intellectuels envers la poésie d'Oliver[29].

En 2008, le poète et critique William Logan traite Mary Oliver de « poétesse emblématique du développement personnel et du mouvement du potentiel humain » et lui reproche de réduire la poésie à sa plus simple expression[30].

En 2025, Maggie Millner publie une longue analyse Is Mary Oliver Embarrassing? dans The Yale Review. Elle y analyse la fortune critique de Mary Oliver et l’accueil contrasté qu’elle reçoit selon les milieux. En effet, dans les milieux universitaires, malgré la publication de plus de vingt ouvrages de poésie et d'essais, dont plusieurs best-sellers, Oliver n'a pas la réputation d'être une écrivaine sérieuse, contrairement à des auteurs respectés dans les départements d'anglais comme John Ashbery pour son influence stylistique, Amiri Baraka pour son engagement politique, James Merrill pour sa virtuosité technique ou Audre Lorde pour ses convictions féministes. Oliver appartient à la petite catégorie des poètes à succès commercial comme E.E. Cummings, Khalil Gibran ou Rupi Kaur et Millner estime que son rejet dans les milieux spécialisés relève plus du snobisme et du ressentiment face à son succès littéraire que de la valeur intrinsèque de son œuvre[31].

Dans sa critique du recueil Dream Work pour The Nation en 1986, la poétesse Alicia Ostriker classe Mary Oliver parmi les plus grands poètes américains. Pour elle est l'une des rares poétesses américaines capables de décrire et transmettre l'extase éprouvée au contact de la nature, tout en gardant une conscience nette que le monde est aussi celui des prédateurs et des proies. Le monde naturel et ses désirs est aussi celui des appétits féroces et ramène à la souffrance historique et personnelle, confrontant inexorablement la poétesse « à ce qu'elle ne peut changer »[8].

Le poète Stanley Kunitz, qui apprécie son œuvre fine et profonde qui se lit « comme une bénédiction », fait également état de cette faculté qu’a Mary Oliver à nous relier à nos sources dans le monde naturel, à ses beautés, mais aussi à ses terreurs, ses mystères et ses consolations. Dans la Women's Review of Books, Maxine Kumin la décrit comme une « guide infatigable du monde naturel et plus particulièrement de ses aspects les moins connus »[8].

Dans une critique de White Pine en 1994, Richard Tillinghast écrit dans la revue Poetry que la poésie d'Oliver « plane au-dessus des courants et des controverses de la poésie américaine contemporaine »[8].

Probablement la poètesse la plus lue aux États-Unis, Mary Oliver est pratiquement inconnue en France. American Primitive, son recueil de 1983 primé par le Prix Pulitzer en 1984, n'est publié en français qu'en 2026, soit plus de quarante ans plus tard, sous le titre Amérique primitive[19].

Prix et distinctions

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Œuvres

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  • No Voyage, and Other Poems (J. M. Dent & Sons, Londres 1963, Houghton Mifflin, Boston 1965
  • The River Styx, Ohio, and Other Poems (1972)
  • The Night Traveler (1978)
  • Twelve Moons (1978)
  • Sleeping in the Forest (1979)
  • American Primitive (1983)
  • Dream Work (1986)
  • Provincetown (1987,
  • House of Light (1990)
  • New and Selected Poems (1992)
  • A Poetry Handbook (1994)
  • White Pine: Poems and Prose Poems (1994)
  • Blue Pastures (1995)
  • West Wind: Poems and Prose Poems (1997)
  • Rules for the Dance: A Handbook for Writing and Reading Metrical Verse (1998)
  • Winter Hours: Prose, Prose Poems, and Poems (1999)
  • The Leaf and the Cloud (2000, poème en prose)
  • What Do We Know (2002)
  • Owls and Other Fantasies: poems and essays (2003)
  • Why I Wake Early: New Poems (2004)
  • Blue Iris: Poems and Essays (2004)
  • Long Life: Essays and Other Writings (2004)
  • New and Selected Poems, volume two (2005)
  • At Blackwater Pond: Mary Oliver Reads Mary Oliver (2006, cd audio)
  • Thirst: Poems (2006)
  • Our World (2007) avec des photographies de Molly Malone Cook
  • Devotions: the selected poems of Mary Oliver, Penguin Press, (ISBN 978-0-399-56324-9 et 978-0-399-56326-3)

Œuvres traduites

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  • Mary Oliver (trad. Cécile A. Holdban, Thierry Gillyboeuf), Amérique primitive, Poesis, (ISBN 978-2-492239-12-0).
  • Mary Oliver (trad. Corina Oproae, Tina Vallès López, Xavier Simó Carles), Ocell Roig, Godall Edicions SL, (ISBN 978-84-948407-0-8). Edition bilingue anglais-catalan.

Bibliographie

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  • Dictionary of Literary Biography, Volume 193: American Poets Since World War II, Sixth Series, éd. Joseph Conte, State University of New York, Buffalo, The Gale Group, 1998, p. 227-233.
  • Maxine Kumin, « Intimations of Mortality », Women's Review of Books, 10:7, , p. 16.

Notes et références

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  1. ↑ (en) Margalit Fox, « Mary Oliver, Prize-Winning Poet of the Natural World, Dies at 83 », sur The New York Times, (consulté le ).
  2. ↑ (en) Kerri Jarema, « Pulitzer Prize-Winning Poet Mary Oliver Has Died At Age 83 », sur Bustle, (consulté le ).
  3. 1 2 (en-US) Diana Chan, « Mary Oliver biography and career timeline », sur American Masters | PBS, (consulté le ).
  4. 1 2 (en) Maria Shriver, « Maria Shriver Interviews the Famously Private Poet Mary Oliver », sur oprah.com, .
  5. 1 2 3 4 5 6 (en) « Mary Oliver | Biography, Nature Poet, Pulitzer Prize, Wild Geese, & Facts », sur Britannica Online, (consulté le ).
  6. 1 2 (en-US) Chivas Sandage, « Ms. Muse: Mary Oliver's Escape », sur Ms. Magazine, (consulté le ).
  7. 1 2 (en-US) « Mary Oliver — “I got saved by the beauty of the world.” », sur The On Being Project (consulté le ).
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Mary Oliver », sur The Poetry Foundation (consulté le ).
  9. ↑ (en) « Molly Malone Cook », sur The Independent, (consulté le ).
  10. ↑ « Epitaph to a Photographer - The Gay & Lesbian Review », sur glreview.org (consulté le ).
  11. ↑ « Passages 2005 - The Gay & Lesbian Review », sur glreview.org (consulté le ).
  12. 1 2 (en) « In memoriam: Mary Oliver (1933-2019) », sur The Pulitzer Prizes (consulté le ).
  13. 1 2 3 4 (en-GB) Jay Parini, « Mary Oliver obituary », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
  14. ↑ (en-US) Elizabeth A. Harris et Aliza Aufrichtig, « Joan Didion and Kurt Vonnegut Had Something to Say. We Have It on Tape. », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  15. ↑ (en) Staff Report, « Mary Oliver left a world of words to live by », sur Salisbury Post, (consulté le ).
  16. ↑ « Collection: Mary Oliver Papers | Library of Congress », sur findingaids.loc.gov (consulté le ).
  17. ↑ (en-US) « Mary Oliver: Saved by the Beauty of the World movie review », sur rogerebert.com (consulté le ).
  18. ↑ (en-US) Alissa Wilkinson, « A Poet for Everyone, Even Those Who Don’t Read Poetry », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
  19. 1 2 Nils C. Ahl, « « Amérique primitive » est un magnifique recueil de la poète américaine Mary Oliver, empli de ferveur et de silence devant la nature », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  20. 1 2 (en) « A Comprehensive Guide to New and Selected Poems by Mary Oliver », sur Lindsey's Tutoring (consulté le ).
  21. 1 2 (en-US) Stephen Dobyns, « How Does One Live? », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  22. ↑ (en-US) Anna Borges, « Feeling Lonely? These 8 Books Might Help. », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  23. ↑ (en) James Dickey, « Mary Oliver Criticism: Of Human Concern - James Dickey - eNotes.com », sur eNotes (consulté le )
  24. 1 2 (en-US) Margalit Fox, « Mary Oliver, 83, Prize-Winning Poet of the Natural World, Is Dead », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  25. ↑ (en-US) « CHRISTMAS BOOKS; 200 Notable Books of The Year », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  26. ↑ (en) Ljubica Matek, « "The Chance to Love Everything”: Mary Oliver’s Poetry of Affect », AmLit - American Literatures, vol. 5, no 2,‎ , p. 87–108 (ISSN 2789-889X, DOI 10.25364/27.5:2025.2.5, lire en ligne, consulté le )
  27. ↑ (en-US) Robert Richman, « Polished Surfaces and Difficult Pastorals », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  28. ↑ (en-US) Dwight Garner, « Inside the List », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  29. ↑ (en-US) Melissa Kirsch, « A Fish Doorbell and Jumping Humanity », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  30. ↑ (en-US) William Logan, « Shock & awe », sur The New Criterion (consulté le )
  31. ↑ (en) « Maggie Millner: “Is Mary Oliver Embarrassing?” », sur The Yale Review (consulté le )
  32. ↑ (en) The Poetry Society of America
  33. ↑ (en) Guggenheim Foundation
  34. ↑ (en) Bref historique et photo au sujet de la Lannan Foundation

Liens externes

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