Maryse Éwanjé-Épée

athlète française

Maryse Éwanjé-Épée, née le à Poitiers, est une athlète, chroniqueuse et animatrice de radio et télévision française.

Maryse Éwanjé-Épée
Image illustrative de l’article Maryse Éwanjé-Épée
Informations
Disciplines Saut en hauteur
Période d'activité 1983-1995
Nationalité française
Naissance (62 ans)
Poitiers
Taille 1,79 m
Club Union sportive de Créteil
Montpellier Université Club
RCF
Records
• Ancienne détentrice du record de France du saut en hauteur avec 1,96 m en plein air et 1,95 m en salle
• Record de France battu à 11 reprises
• Détentrice du record de France junior du saut en hauteur avec 1,95 m
• Détentrice du record de France cadette du saut en hauteur avec 1,87 m
Palmarès
Championnats d'Europe en salle - 1 2

Ancienne détentrice du record de France du saut en hauteur de 1983 à 2007, elle a terminé 4e des Jeux olympiques de Los Angeles 1984 et glané plusieurs médailles aux championnats d'Europe en salle.

Après sa carrière, elle se reconvertit dans les médias, commentant les compétitions d'athlétisme sur Eurosport, Canal+, RMC, France Télévisions et la Chaîne L'Équipe.

Également athlète, sa sœur, Monique Éwanjé-Épée, a été championne d'Europe du 100 mètres haies en 1990 et a aussi détenu le record de France de sa discipline.

Jeunesse

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Née d'un père camerounais et d'une mère française d'origine espagnole[1], Maryse Éwanjé-Épée est la troisième d'une fratrie de quatre sœurs, avec Munia, Nadine et Monique, qui ont toutes pratiqué l'athlétisme.

Elle découvre cette discipline à 8 ans à l'école Vercingétorix d'Aubière (Puy-de-Dôme) mais ne débute la compétition que trois ans plus tard, à Montpellier.

Pendant quelques années, elle pratique aussi le basket-ball avant d'être repérée dans le cadre scolaire par l'épouse de son futur entraîneur au Montpellier Université Club, Dominique Biau qui va l'accompagner de ses 11 à 21 ans. Professeur agrégé de mathématiques et ancien perchiste, il donne à la sororie Éwanjé-Épée les bases d'une éducation complète basée sur les épreuves combinées.

Maryse sera d'ailleurs d'abord championne de France chez les juniors du 100 mètres haies et de l'heptathlon avant de se spécialiser dans le saut en hauteur.

Carrière sportive

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En 1981, à 16 ans et 10 mois, elle est sélectionnée pour les championnats d'Europe junior d'Utrecht en heptathlon. Durant la compétition, elle bat le record des sept épreuves et celui du total de points. Elle améliore notamment son record au saut en hauteur de 11 centimètres, battant dans le même temps les records de France des catégories cadette, junior et espoir.

Entre 1982 et 1985, elle est de plusieurs fois championne de France chez les jeunes en saut en hauteur, 100 mètres haies, saut en longueur et heptathlon et elle bat à neuf reprises le record de France senior. Lors de son premier record chez les seniors, à l'occasion des championnats d'Europe en salle de Milan en 1982, Marie-Christine Debourse, jusqu'ici détentrice meilleure marque française, commente en direct sur TF1 le saut de sa cadette à 1,88 m. Un an plus tard, Maryse, qui a amélioré à plusieurs reprises son record de France, remporte la médaille de bronze aux championnats d'Europe en salle de Budapest.

En 1984, aux championnats d'Europe de Göteborg, Maryse améliore une dernière fois le record de France en salle à 1,95 m et décroche la médaille d'argent derrière son idole, l'Allemande Ulrike Meyfarth. Cette même année, elle dispute les Jeux olympiques d'été de Los Angeles où elle termine 4e.

En septembre 1984, Maryse rejoint l'université de l'Arizona à Tucson, où elle suit des études de journalisme. Sous la houlette de Bob Myers, elle est vice-championne universitaire à Austin en mai 1985 , contribuant à un triplé historique des Wildcats, ses coéquipières Katrena Jonhson et Camille Harding terminant respectivement, 1re et 3e. Quelques semaines plus tard, elle bat le record universitaire américain avec 6 pieds 4 pouces 3/4 (soit 1,96 m), record qui tiendra jusqu'en 1992 lorsqu'il est battu par Tanya Hugues.

En septembre 1985, Maryse Éwanjé-Épée rentre en France pour y poursuivre ses études et se sépare de son entraîneur de toujours Dominique Biau, qui a décidé de prendre sa retraite et souhaite prendre du recul avec l'athlétisme. Elle rejoint l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP) à Paris pour s'entraîner avec Christian Charbonnel.

Après deux saisons difficiles durant lesquelles Madely Beaugendre bat son record de France en salle avec 1,96 m, elle retrouve le haut niveau et se qualifie pour les Jeux olympiques de Séoul en 1988 lors du dernier jour de la période qualificative, dans ce qui reste le concours le plus disputé des championnats de France, à Tours, en franchissant 1,95 m tandis que Madely Beaugendre s'élève à 1,93 m.

A Séoul, Maryse se qualifie pour la finale avec 1,92 m mais ne s'y classe que 10e avec 1,90 m. Déçue par sa performance, elle quitte Christian Charbonnel et s'entraîne pendant un an avec son époux Marc Maury.

Après les championnats d'Europe en salle 1989 à La Haye, où elle monte une nouvelle fois sur le podium (3e), elle rejoint, d'un commun accord avec son mari, le groupe d'entraînement de Thierry Blancon.

En 1991, elle donne naissance à sa première fille, puis reste partiellement paralysée quelques mois. On lui diagnostique une polyarthrite rhumatoïde. Dans le plâtre durant deux mois, elle reprend l’entraînement avec un corset six mois seulement avant les Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Elle parvient à sauter 1,91 m mais échoue à réaliser les minima olympiques pour un centimètre.

En 1995, elle est victime d'une rupture partielle du tendon d'Achille, et un an plus tard, elle échoue de nouveau à un centimètre des minima qualificatifs pour les Jeux olympiques de 1996 à Atlanta.

Après 43 sélections en équipe de France A en saut en hauteur de 1981 à 1996, elle décide de mettre un terme à sa carrière professionnelle.

Pendant plus de 20 ans, elle a détenu les records de France des catégories cadette, junior, espoir et senior du saut en hauteur.

Palmarès

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Records

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Records personnels

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Records personnels
Épreuve Performance Lieu Date
Saut en hauteur En plein air 1,96 m Colombes
En salle 1,95 m Göteborg

Records de France

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Reconversion

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Diplômée du Centre de formation des journalistes et d'un DESS de marketing et communication, elle commence à écrire dans VSD, La Gazette de Montpellier, Athlé Mag, L'Équipe magazine, parfois sous le nom d'emprunt de Franca MEE, et publie un livre technique, La vie quotidienne d'un stade d'athlétisme, aux Éditions du Stade, en 1999.

Dès 1992, elle est chroniqueuse sur Eurosport. Lorsqu'elle arrête définitivement la compétition en 1996, elle intègre immédiatement l'équipe des sports de Canal+. Elle interviewe les athlètes en zone mixte lors des épreuves d'athlétisme des Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta, commentés par son époux Marc Maury et Charles Biétry.

Entre 1997 et 2002, elle est responsable des sports de la ville de Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis. Elle y crée notamment le meeting international d'athlétisme de Noisy-le-Grand.

À l'occasion des championnats du monde d'athlétisme 2003 à Paris, elle rejoint la radio RMC comme consultante. Elle y couvre ensuite les éditions successives des Jeux olympiques d'été[4],[5],[6],[7],[8], championnats du monde d'athlétisme et championnats d'Europe d'athlétisme.

Elle a animé également plusieurs émissions estivales comme DKP avec José Touré en 2004, Drôles de Dames avec Sarah Pitkowski et Marianne Mako (remplacée par Florence Masnada) en 2005 et RMC Sport Vacances avec Sarah Pitkowski et Guy Kédia en 2006.

Parallèlement à ses activités sur RMC, elle crée l'émission de sport et divertissement Chez José, co-animée avec l'ancien footballeur international José Touré et diffusée sur 17 stations de radio en Afrique francophone, aux Antilles et à Paris entre et .

Elle est par ailleurs directrice associée de la société qui produit l'émission, Ya Foye Events, aujourd'hui dissoute. Cette dernière a aussi produit en 2008 l'émission Egolympics pour RMC, qui rassemblait des auto-interviews de 65 athlètes français préparant Jeux olympiques à Pékin.

Après avoir participé en tant qu'invitée régulière à l'émission Moscato Show (renommée Super Moscato Show en ) lors de la première saison, elle intègre pleinement l'équipe de l'émission à partir de aux côtés de Vincent Moscato, Éric Di Meco, Pierre Dorian et Adrien Aigoin[9],[10],[11],[12],[13]. En parallèle, elle intervient dans plusieurs émissions le week-end : Sportisimon avec Serge Simon entre 2010 et 2012 puis Les Grandes Gueules du Sport de 2012 à 2020 et enfin le RMC Sport Show de 2020 à 2022.

En 2009, elle prépare une exposition, Ciel mon sport, qui présente en photos et textes l'histoire de grandes personnalités du sport français, illustrées par l'astrologie.

En , elle publie le livre enquête Négriers du foot aux éditions Le Rocher. Cet ouvrage est nommé aux Trophées des arts afro-caribéens 2010.

De 2010 à fin 2014, elle est chroniqueuse puis présentatrice de l'émission + d'Afrique sur Canal+ Afrique aux côtés de Robert Brazza (de la radio Africa no 1), Bibi Tanga, Emma Adiei, Sandra Nkaké et Mamane.

Entre 2017 et 2018, elle intervient à la télévision dans l'émission Grand Week-End Sport de BFM Sport puis présente l'émission hebdomadaire consacrée à l'athlétisme Meeting Privé sur SFR Sport.

Le , elle annonce avec émotion dans le Super Moscato Show quitter RMC après 20 ans à l'antenne[14]. Elle évoque notamment « pas mal de soucis de santé » après avoir été victime d'une double rupture des aponévroses plantaires.

Quelques mois plus tard, à l'occasion des championnats du monde d'athlétisme 2023 à Budapest, elle rejoint France Télévisions pour commenter la compétition aux côtés d'Alexandre Boyon, Alexandre Pasteur, Benoît Durand et Stéphane Diagana. D'abord prévue uniquement aux commentaires de cet événement, sa place est ensuite pérennisée au sein de l'équipe pour les championnats d'Europe d'athlétisme 2024 à Rome, les Jeux olympiques d'été de 2024 à Paris, les championnats du monde d'athlétisme 2025 à Tokyo et les championnats d'Europe d'athlétisme 2026 à Birmingham[15].

À partir de la saison 2025, elle commente également les meetings de Ligue de Diamant, diffusés sur la chaîne L'Équipe, aux côtés de François-Xavier de Chateaufort[16] et officie comme chroniqueuse dans l'émission L'Équipe de choc. En 2026, elle commente aussi sur la chaîne L'Équipe l'Ultimate Championship, nouvelle compétition créée par World Athletics.

Famille

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Son père, Charles Éwanjé-Épée, est musicien, auteur et compositeur d'origine camerounaise[17],[18].

Sa sœur cadette, Monique Éwanjé-Épée, est également athlète professionnelle, spécialiste des haies hautes. Cette dernière a été championne d'Europe du 100 mètres haies en 1990 à Split et détenu le record de France de la discipline entre 1989 et 2014. Après sa carrière, elle est notamment élue adjointe au maire de Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard.

Sa sœur aînée, Muñia Éwanjé-Épée, est candidate aux élections législatives de 2012 dans la première circonscription d'Indre-et-Loire (qui comprend notamment la ville de Tours) sous l'étiquette du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Elle recueille 254 voix (0,71 %), se classant dixième du scrutin sur quatorze candidats.

Elle est la tante de la mezzo-soprano Adèle Charvet, fille de sa sœur Nadine et du compositeur Pierre Charvet[19].

En 1988, elle épouse Marc Maury, ancien rugbyman devenu commentateur (sur Eurosport puis Canal+) et speaker d'événements sportifs comme les championnats du monde d'athlétisme, Roland-Garros ou les matches à domicile de l'équipe de France de rugby à XV. Ils ont ensemble quatre enfants, Mélissa, née pendant sa carrière sportive, Tanya, Maïa et Mikka. Le couple divorce en 2007.

Publications

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  • Le stade d'athlétisme et ses métamorphoses, Paris, photos Marc Schilovitz, Stade Éditions, , 159 p. (ISBN 9782845520028)
  • Négriers du Foot, Monaco-Paris, France, Le Rocher, , 304 p. (ISBN 9782268069401)
  • Jesse, La Vie Fabuleuse de Jesse Owens, Paris, José Carlin/Jacques-Marie Laffont Éditions, , 240 p. (ISBN 236124182X)
  • Révolte, Les rebelles du sport, Paris, Hugo Publishing, , 208 p. (ISBN 9782755643640)

Notes et références

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  1. ↑ Interview de Maryse Ewanjé-Epée sur interviewsport.fr
  2. ↑ (en)« Palmarès des Championnats de France d'athlétisme », sur gbrathletics.com (consulté le )
  3. ↑ (en)« Palmarès des Championnats de France d'athlétisme en salle », sur gbrathletics.com (consulté le )
  4. ↑ « La radio RMC mobilise son antenne pour les Jeux olympiques d'Athènes », sur Télé satellite & numérique,
  5. ↑ « Le dispositif de RMC pour les Jeux Olympiques de Pékin », sur Le zapping du PAF,
  6. ↑ « JO DE LONDRES SUR RMC : BRIGITTE LAHAIE VA COMMENTER L'ÉQUITATION », sur Le blog TV News,
  7. ↑ « Le dispositif de RMC pour les Jeux Olympiques de Rio ! », sur Le zapping du PAF,
  8. ↑ « JEUX OLYMPIQUES DE TOKYO : LE DISPOSITIF DE RMC (ÉMISSIONS, CONSULTANTS). », sur Le blog TV News,
  9. ↑ « [INTERVIEW] Maryse Éwanjé-Épée : « J’ai été carriériste à 40 ans ! » », sur Women Sports Africa,
  10. ↑ « DI MECO REMPLACE COACH COURBIS », sur RMC Sport,
  11. ↑ « Moscato monte en première ligne », sur Le Parisien,
  12. ↑ « Au Moscato Show, «on parle comme on le ferait dans un vestiaire» », sur Le Figaro,
  13. ↑ « Vincent Moscato : « Je me fous des professionnels de l'indignation » », sur Le Point,
  14. ↑ « "Ça faisait plusieurs mois que j’allais pas bien" : une figure de RMC quitte la station après 18 ans », sur Télé-Loisirs,
  15. ↑ benedicte-flye-sainte-marie, « Championnats du monde d'athlétisme : Maryse Éwanjé-Épée se confie sur son arrivée sur France Télévisions », sur Télé Star, (consulté le )
  16. ↑ « Droits TV : tout l'athlétisme sur L'Équipe jusqu'en 2028 », sur L'Équipe (consulté le )
  17. ↑ « Toulouse. Amidonniers : après-midi camerounais avec Charles Ewanje Epée », sur ladepeche.fr,
  18. ↑ « CHARLES EWANJE EPEE, GÉNIE MÉCONNU », sur camernews.com
  19. ↑ Super Moscato Show (@Moscato_Show), « Adèle Charvet a la particularité d'être la nièce de Maryse et la petite cousine de Denis », sur Twitter, .

Liens externes

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