Marzieh Hamidi

taekwondoin afghane née en Iran

Marzieh Hamidi (en pachto مرضیه حمیدي, en persan مرضیه حمیدی), née en Iran en 2002, est une taekwondoïste et féministe afghane.

Marzieh Hamidi
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Biographie

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Marzieh Hamidi est née en Iran de parents afghans, en exil après l'arrivée une première fois des talibans au pouvoir en 1996[1].

Elle commence à pratiquer le taekwondo à l'âge de quatorze ans[2].

Sa famille retourne en Afghanistan en 2020. Marzieh Hamidi intègre l'équipe nationale féminine de taekwondo[1].

À l'arrivée des talibans au pouvoir de nouveau en 2021, elle se réfugie en France, avec l'aide d'une journaliste du magazine Elle[1]. Féministe engagée, elle fait l'objet de menaces de la part des talibans[3].

En , elle reçoit avec la joueuse d'échecs iranienne Mitra Hejazipour la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale des mains du député Hadrien Ghomi[4].

Après avoir dénoncé le sort des femmes en Afghanistan et un apartheid de genre dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, elle reçoit des menaces par téléphone par milliers et dépose une plainte en [5]. Le pôle national de lutte contre la haine en ligne ouvre une enquête[2]. Marzieh Hamidi est alors placée sous protection policière[6],[7].

Marzieh Hamidi témoigne en octobre 2024 auprès de la délégation aux droits des femmes du Sénat, composées de sénatrices uniquement. Marzieh Hamidi dénonce le harcèlement dont elle est l'objet depuis l'Afghanistan, le Pakistan ou l’Iran, mais aussi depuis des pays européens comme la France, l’Allemagne ou la Belgique, et le danger que les soutiens des talibans font courir à toutes les femmes, pas seulement afghanes. Elle réclame la reconnaissance de l'apartheid de genre en Afghanistan en tant que crime contre l'humanité[2].

Elle publie en 2025 chez Robert Laffont un livre intitulé Ils n'auront pas mon silence[8].

Parcours sportif

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Marzieh Hamidi participe aux Championnats du monde de taekwondo 2023 dans l'équipe des réfugiés. Elle est éliminée au premier tour (32e de finale) par l'Espagnole Arlet Ortiz Benito 0 à 2[9].

Elle s'entraîne à Vincennes, à l'INSEP, avec l'équipe de France, en vue de participer aux Jeux olympiques d'été de 2024 à Paris dans l'équipe des réfugiés, dans la catégorie des moins de 57 kg[3],[10]. Elle échoue toutefois à se qualifier[6], et a pour ambition de participer au Jeux olympiques de 2028[2].

Prix et distinctions

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Références

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  1. 1 2 3 Aurélie Toninato, « Marzieh Hamidi, l’athlète qui défie les talibans », sur La Tribune de Genève, .
  2. 1 2 3 4 Rose-Amélie Bécel, « « J’ai peur pour ma sécurité, mais je ne vais pas les laisser gagner » : au Sénat, Marzieh Hamidi raconte son combat contre le régime taliban en Afghanistan », sur Public Sénat, .
  3. 1 2 « JO 2024 : Marzieh Hamidi, la réfugiée qui rêve de jouer à la "maison" », sur RFI, RFI, .
  4. 1 2 Caroline Renaux, « France : des sportives iranienne et afghane distinguées par l'Assemblée nationale », sur rfi.fr, Radio France Internationale, .
  5. ↑ « "Je dois me cacher car je dis la vérité et je défends les femmes de mon pays" : menacée de mort et harcelée, la taekwondoïste afghane Marzieh Hamidi dénonce », sur radiofrance.fr, franceinfo, .
  6. 1 2 Hugo Wintrebert, « Marzieh Hamidi : «Je raconte comment on survit quand l’Histoire s’effondre sur soi» », sur Vanity Fair, .
  7. ↑ (en) « France : Marzieh Hamidi, athlète et réfugiée afghane, sous protection après avoir dénoncé les Taliban », sur Info Migrants, (consulté le ).
  8. ↑ https://www.millepages.fr/livre/9782221282397-ils-n-auront-pas-mon-silence
  9. ↑ « CHAMPIONNES DU MONDE », sur Fédération française de taekwondo, (consulté le ).
  10. ↑ « Marzieh Hamidi », sur olympics.com
  11. ↑ (en) « 2026 International Women’s Rights Award with Marzieh Hamidi », sur genevasummit.org (consulté le ).

Sources

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Liens externes

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