María Vinyals
María Vinyals Ferrés, dite La Marquise Rouge, née à Soutomaior, en Galice, en 1875 et morte en 1942 à Paris[1], est une écrivaine et journaliste espagnole engagée dans la défense des droits des femmes.
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La Marquesa Roja |
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Biographie
modifierMaría Vinyals naît le , dans le château de Soutomaior, dans la province de Pontevedra.

De naissance aristocratique, elle épouse en 1896 Juan Jordán de Urríes, marquis d'Ayerbe, et devient marquise[2]. De cette expérience, elle publie un livre en 1904, intitulé El Castillo del Marqués de Mos en Sotomayor (en français : Le Château du Marquis de Mos à Sotomayor).
Amie des écrivaines Emilia Pardo Bazán, María Barbeito et Carmen de Burgos, elle adhère à l'Ateneo de Madrid, institution culturelle progressiste, en 1906[3]. La même année, elle l'une des premières femmes à faire partie de l'Académie royale galicienne.
Malgré sa position sociale de marquise, elle s'engage sur les thèmes politiques et sociétaux[4]. Elle est surnommée la «Marquesa Roja»[5] (en français : «la Marquise Rouge»), en raison notamment de son activisme social en faveur des droits des femmes[6].
Elle fonde ainsi le Centro Ibero-Americano de Cultura Popular Femenina (en français : Centre ibero-américain de culture populaire féminine) et l'Escuela de Madres de familia (en français : l'École des Mères de famille), institution qu'elle inaugure en 1906 pour ouvrir l'enseignement aux femmes qui n'y ont pas accès[7].
En 1909, après le décès de son mari marquis, elle épouse le médecin cubain Enrique Lluria, et son nom d'épouse, María de Lluria, est quelquefois utilisé pour la nommer[8].
Membre du Parti socialiste ouvrier espagnol[9], elle adhère à l'Agrupación Femenina Socialista de Madrid (en français : Rassemblement féminin socialiste)[10].
En tant que journaliste, elle écrit dans El Imparcial, El Fígaro et Blanco y Negro[11], où elle traite de l'égalité femmes-hommes et de la complémentarité de l'homme et de la femme dans la gestion publique[12].
En 1919, elle emménage à Cuba.
Elle meurt à Paris sous l'occupation nazie de la capitale française durant Seconde Guerre mondiale[13].
Postérité
modifierEn , une école de Pontevedra, la Escola de Igualdade María Vinyals (en français : l'École de l'Égalité María Vinyals) est nommée en sa mémoire[14].
L'école est située dans le château de Soutomaior, où María Vinyals est née et a habité. Dans son discours d'inauguration, la présidente de la Députation, Carmela Silva, rend hommage à María Vinyals ainsi qu'à toutes les pionnières du féminisme galicien, telles qu'Emilia Pardo Bazán et Concepción Arenal. L'école a pour objectif la formation dans la lutte contre la violence de genre et la défense de l'égalité[15].

Notes et références
modifier- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « María Vinyals » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Persona - Vinyals Ferrés, María (1875-ca.1942) », sur PARES (consulté le )
- ↑ Cernadas Martínez 2012, p. 42.
- ↑ Ezama Gil 2012.
- ↑ (es) García-Fernández, « Aurora Marco y M.ª Ángela Comesaña, De María Vinyals a María Lluria. Escritora, feminista e activista social, Pontevedra, Museo de Pontevedra, 2017, 290 págs. (ISBN 978-84-95632-82-1). », Cuadernos de Estudios Gallegos, vol. 65, no 131, , p. 415–419 (ISSN 1988-8333, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Diario de Pontevedra, « La Marquesa Roja », sur Diario de Pontevedra, (consulté le )
- ↑ (es) « Escuela de Igualdad María Vinyals », www.depo.gal (consulté le )
- ↑ « Discurso leído en su apertura el 18 de Marzo de 1906 por la Excma. Sra. Marquesa de Ayerbe », Biblioteca Digital Hispánica (consulté le )
- ↑ (es) « Vinyals, María, Marquesa de Ayerbe | Biblioteca Nacional de España », sur www.bne.es (consulté le )
- ↑ (es) Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes, « De aristócrata a socialista: María Vinyals, escritora, periodista y oradora / Ángeles Ezama | Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes », www.cervantesvirtual.com (consulté le )
- ↑ (es) « Vinyals y Ferrés, María », sur Fondation Pablo Iglesias, (consulté le )
- ↑ Cernadas Martínez 2012, p. 45.
- ↑ Fernández Vázquez 2003-2004, p. 395.
- ↑ Cernadas Martínez 2012, p. 46.
- ↑ (es) « Abre sus puertas la Escuela de Igualdad María Vinyals », Pontevedra Viva (consulté le )
- ↑ (es) « Escuela de Igualdad María Vinyals - Diputación de Pontevedra - DEPO », sur Diputación de Pontevedra (consulté le )