Le massacre de Jeamni (en coréen : 제암리 학살 사건) est l’exécution sommaire, par les forces de l’Armée impériale japonaise, de vingt à trente civils coréens désarmés. Cet événement survint le à Jeamni, dans le district de Suwon, alors en territoire coréen annexé par l’empire du Japon.

Massacre de Jeamni
Image illustrative de l’article Massacre de Jeamni

Date
Lieu Suwon, Corée
Victimes Civils coréens
Morts 20 à 30
Auteurs Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Coordonnées 37° 07′ 34″ nord, 126° 53′ 37″ est
Géolocalisation sur la carte : Corée du Sud
(Voir situation sur carte : Corée du Sud)
Massacre de Jeamni

Histoire

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Lors de cet incident, des soldats de l’armée japonaise firent pénétrer de force entre vingt et trente Coréens — suspectés de participation aux manifestations du Mouvement du 1er mars — à l’intérieur d’une église, sous prétexte de tenue d’une assemblée. Ils firent ensuite feu sur ces civils, puis incendièrent les lieux afin d’anéantir les corps et toute trace matérielle du forfait[1]. Plusieurs habitations avoisinantes furent également réduites en cendres[2]. Bien que les autorités militaires aient tenté d’étouffer l’affaire, le docteur canadien Frank Schofield fut informé des faits et se rendit sans délai sur les lieux. Il consigna son témoignage dans une relation intitulée « Le massacre de Chai-Amm-Ni », laquelle fut publiée dans la Gazette de Shanghai le [3],[4].

Dissimulation japonaise

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Le lieutenant nippon responsable fit l’objet de sanctions disciplinaires. Toutefois, une coterie d’officiers supérieurs opta pour imputer cet incident à la résistance de la population autochtone[5].

Dans son journal personnel, le commandant nippon Taro Utsunomiya consigna que cet incident porterait préjudice au renom de l’empire du Japon. Il y reconnut explicitement que des soldats impériaux s’étaient rendus coupables d’homicides et d’incendies volontaires[2]. Les écrits d’Utsunomiia révélèrent par ailleurs que les autorités coloniales japonaises tinrent conciliabule et décidèrent d'occulter les faits[5] .

Conséquences

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En 2019, une délégation de dix-sept chrétiens japonais s’est rendue sur les lieux du massacre pour présenter des excuses, au nom du Japon, relatives à cet incident[6].

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jeamni massacre » (voir la liste des auteurs).
  1. (ko) Korean History Dictionary Compilation Society, « 제암리 학살사건 », terms.naver.com, Garam Planning (consulté le )
  2. 1 2 « Diary entry reveals Japanese cover-up of massacre : International : News : The Hankyoreh », The Hankyoreh
  3. « Frank W. Schofield: 'God-sent angel for Korean independence' », Korea.net
  4. Legault et Prescott, « "The arch agitator:" Dr. Frank W. Schofield and the Korean independence movement », The Canadian Veterinary Journal, vol. 50, no 8, , p. 865–872 (PMID 19881928, PMCID 2711476)
  5. 1 2 (en) « Japanese Army Massacre Diary Found », The Dong-a Ilbo, (consulté le ).
  6. (en) Shim, « Visiting Japanese Christians apologize for 1919 church massacre », Yonhap News Agency, (consulté le )