Massacre de Manille

deuxième plus important massacre de civils (1945) par les forces japonaises après celui de Nankin, guerre du Pacifique

Le nom de massacre de Manille désigne les exactions commises sur des civils philippins par les forces japonaises durant la bataille de Manille, entre février et mars 1945.

Cadavres d'une mère philippine et de son enfant tués par des hommes de la marine impériale japonaise, en février 1945.
Vue aérienne de Manille en 1945. Les destructions sont extrêmement importantes.

Déroulement

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Le général Tomoyuki Yamashita, considérant Manille comme impossible à tenir et souhaitant privilégier la défense du reste de Luçon, avait ordonné le retrait de ses troupes de la capitale. Vingt mille hommes de la Marine impériale japonaise, sous le commandement du contre-amiral Sanji Iwabuchi, désobéirent cependant, et demeurèrent dans la capitale, dont ils assurèrent une défense acharnée, avec une partie des troupes de l'Armée impériale japonaise, également demeurées sur place.

Ces troupes japonaises, bientôt cernées par la progression des Américains et harcelées par les tirs d'artillerie, se livrèrent délibérément[1] à des atrocités sur les populations civiles de Manille, tuant hommes, femmes, enfants, otages et patients des hôpitaux militaires, commettant également de nombreux viols. Certaines sources estiment le nombre de victimes du massacre à environ 100 000[2].

Le général Tomoyuki Yamashita fut considéré après-guerre comme responsable du massacre, et exécuté par pendaison, bien que sa responsabilité personnelle dans les exactions commises ait été contestée.

Principales exactions

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  • Du au  : patients et civils réfugiés à l'hôpital sont tués par bombardement[3].
  • Du 6 au  : environ 6000 civils qui s'étaient réfugiés dans l'église San Agustin. Beaucoup sont morts de faim ou ont été utilisés comme boucliers humains[4].
  •  : environ 116 hommes, femmes et enfants exécutés dans la scierie Dy-Pac à Tondo[5]. De nombreux prisonniers de l'ancienne prison Bilibid (utilisée comme camp de concentration) et ceux de la nouvelle prison Bilibid sont exécutés sans procès ni raison[3].
  • En  : au moins 100 personnes dans le temple maçonnique.
  •  : cinq missionnaires de l'église de Malate sont tués après torture sous prétexte d'avoir soutenu la résistance.
  •  : 2000 civils sont tués à l'université La Concordia, sous le feu des armes automatiques ou par l'effondrement des bâtiments à la suite des dégâts commis par l'armée japonaise[4].
  •  : 600 civils exécutés, 370 blessés à l'université Saint Paul de Malate. Les batiments ont ensuite été incendiés.
  • Du 9 au  : massacre de civils et de religieux à la maison Saint Vincent de Paul et à l'église San Marcelino.
  • Du 9 au  : viol de plus de 400 femmes au Bay View Hotel (surnommé "hôtel du viol"), à l'Alharabra Apartment Hotel, au Mir amor Apartment Hotel et au Manila Hotel[3].
  •  : l'armée japonaise tire à l'arme automatique sur les civils rassemblés sur l'avenue Taft et la rue Padre Faura : environ 300 meurent. Trois cents autres sont tués à Paco. Cinquante trois personnes sont tuées dans le Philippine Red Cross Building[4]. Viol de civiles dans la résidence des infirmières du Philippine General Hospital. Cent civils tués dans l'incendie du German Club et 1500 autres tués dans les environs[3].
  • Du 10 au  : 4000 prisonniers du Fort Santiago ont été affamés, torturés ou brûlés.
  •  : environ 100 civils tués à l'université Ateneo de Manila par le bombardement japonais[4].
  • 19 au  : une centaine de prêtres catholiques, espagnols et civils tués dans un abri anti-aérien à Fort Bonifacio[3].
  •  : 142 personnes tuées par grenades au Palacio del Gobernador[4].

Notes et références

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  1. (en) Jack Percival, « Japanese Atrocities Make Tale Of Horror »,
  2. Death tolls for the man-made megadeaths of the 20th century
  3. 1 2 3 4 5 (en) Alston Shepherd Kirk, In re Yamashita, (lire en ligne), p. 104
  4. 1 2 3 4 5 « BATTLE OF MANILA IN WORLD WAR II »
  5. (en) James M. Scott, « Slaughter of innocents »
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Manila massacre » (voir la liste des auteurs).

Liens externes

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