Massacre de Napalpí

massacre en Argentine

Le massacre de Napalpí est un massacre perpétré par une force de plus d'une centaine d'hommes de la Police nationale des territoires argentins, au cours duquel entre deux cents et sept cents personnes appartenant aux peuples qom et mocoví-moqoit sont assassinées[1],[2] le dans la région d'El Aguará, près de la réserve indigène de Napalpí, située dans ce qui était alors le territoire national du Chaco. Le massacre est commis par les forces de police nationales, avec la participation de civils, sous les ordres du gouverneur Fernando Centeno, qui était sous la supervision directe du président Marcelo Torcuato de Alvear, membre de l'Union civique radicale (UCR).

Massacre de Napalpí
Image illustrative de l’article Massacre de Napalpí
Avion Chaco Segundo qui a mitraillé le village Qom le jour du massacre.

Localisation Colonia Aborigen Chaco, Argentine
Coordonnées 26° 55′ 02″ sud, 60° 06′ 43″ ouest
Date
Morts 200-700
Auteurs État argentin

Carte

Avec le massacre de Rincón Bomba (es) perpétré en pendant la première présidence de Juan Domingo Perón contre la nation pilagá, le massacre de Napalpí et celui mentionné ci-dessus sont les massacres les plus importants commis contre les peuples autochtones en Argentine au cours du XXe siècle.

Histoire

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Poursuites judiciaires

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En , l'association communautaire La Matanza intente une action civile contre l'État argentin, réclamant des dommages et intérêts[3]. En 2020, la Cour d'appel fédérale de Resistencia rend un jugement définitif confirmant qu'il s'agissait d'un crime contre l'humanité et condamnant l'État à verser une indemnisation équivalente à 1 800 salaires minimums vitaux et mobiles et à consacrer, au cours des dix années suivantes, un total de 19 000 salaires minimums vitaux et mobiles à des investissements publics au profit des membres du peuple Qom, afin de promouvoir leur développement[4]. L'État national fait appel de cette décision devant la Cour suprême[5].

En 2008, le gouvernement de la province du Chaco présente ses excuses pour les crimes contre l'humanité commis en 1924 lors du « massacre de Napalpí » contre les peuples Qom et Mocoit. En 2022, le gouvernement national argentin fait de même[6].

En 2022, à l'initiative du parquet fédéral de Resistencia, un procès pour la vérité est ouvert afin d'établir judiciairement les faits et de faire connaître la vérité sur ce qui s'est passé[7].

Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Masacre de Napalpí » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) María Caridad Bonavida Foschiatti, « Recordar Napalpí: a 95 años de la masacre », .
  2. (es) « Masacre de Napalpí, Argentina », sur Comisión Nacional de los Derechos Humanos, Mexique.
  3. (es) « La masacre de Napalpí, una matanza que cumple 93 años de impunidad », sur Infobae, .
  4. (es) María Lucía Martínez, « Comentario a fallo. Indemnización del Estado Nacional por delito de lesa humanidad », .
  5. (es) « Recurso en queja ».
  6. (es) « Juicio por la verdad de la Masacre de Napalpí », .
  7. (es) « Resistencia: comenzó el juicio por la verdad por la Masacre de Napalpí », sur Sitio oficial de la Procuración General de la Nación, .