Mathieu Ganio
Mathieu Ganio, né le à Marseille, est un danseur français. Il était étoile du Ballet de l'Opéra de Paris.
| Nom de naissance | Mathieu Ganio |
|---|---|
| Naissance |
Marseille |
| Activité principale | Danseur étoile |
| Style |
Danse contemporaine Danse classique Danse néo-classique |
| Lieux d'activité | Paris |
| Années d'activité | 2001 - 2025 |
| Collaborations | Mathieu Ganio vu par Michel Lidvac |
| Formation |
École nationale supérieure de Danse de Marseille École de Danse de l'Opéra national de Paris |
| Maîtres |
Gilbert Mayer Patrice Bart Laurent Hilaire Manuel Legris |
| Ascendants | Denis Ganio, Dominique Khalfouni |
| Famille | Denis Ganio, Dominique Khalfouni, Marine Ganio |
| Récompenses | Prix Benois de la danse |
Scènes principales
Les débuts
modifierMathieu Ganio est le fils de Dominique Khalfouni, ancienne étoile du Ballet de l'Opéra national de Paris devenue soliste du Ballet national de Marseille de Roland Petit, et de Denis Ganio, lui aussi soliste du Ballet national de Marseille. Sa première apparition sur scène a lieu en 1986 (il a alors deux ans), aux côtés de sa mère, lors de la création du ballet de Roland Petit Ma Pavlova. Mathieu Ganio et sa sœur cadette Marine Ganio, aujourd'hui première danseuse à l'Opéra de Paris[1], accompagnent alors leurs parents dans les tournées du Ballet de Roland Petit.
Mathieu Ganio commence l'apprentissage de la danse à l'âge de sept ans, au Studio Ballet dirigé par Colette Armand, la mère du danseur Patrick Armand.
De 1992 à 1999, il poursuit sa formation à l'École nationale supérieure de Danse de Marseille.
École de danse
modifierEn 1999, Mathieu Ganio intègre l'École de danse de l'Opéra de Paris en seconde division[2],[3]. Il interprète le rôle de Franz dans Coppélia lors du spectacle de fin d'année en 2001.
Dans le corps de ballet
modifierDanseur étoile et comédien
modifierMathieu Ganio est nommé étoile par Brigitte Lefèvre le , à l'âge de 20 ans, à l'issue d'une représentation de Don Quichotte, sans passer par le grade de premier danseur[2]. Cette nomination fut une totale surprise puisqu'il ne devait pas danser ce rôle et remplaçait José Martinez[4]. Il devient le plus jeune danseur jamais promu[5].
Le , il fait ses adieux sur la scène de l'Opéra Garnier, à l'issue de la représentation du ballet Onéguine.
En mai et juillet 2026, il est au Théâtre des Gémeaux Parisiens puis au Festival Off d Avignon au théâtre La Factory , en seul en scène avec le pianiste Guilhem Fabre dans le Rappel des Oiseaux, une interprétation originale et audacieuse du Journal d'un fou de Nicolas Gogol, alliant théâtre musique et danse, par la dramaturge et metteuse en scène Orianne Moretti.
Sur scène
modifierIl est depuis régulièrement invité pour danser à l'étranger, et danse La Belle au bois dormant avec le Ballet de Tokyo.
En 2006 et 2007, il participe au Festival annuel du Théâtre Mariinsky avec Don Quichotte et Giselle (Olesia Novikova est alors sa partenaire privilégiée).
Mathieu Ganio se voit obligé d'annuler sa venue à la suite d'une blessure en 2009, mais se voit de nouveau invité l'année suivante, pour danser aux côtés d'Ouliana Lopatkina. Il danse également avec Svetlana Lounkina lorsqu'elle est invitée par l'Opéra de Paris pour interpréter le rôle principal de La Fille mal gardée.
En 2010, il danse par deux fois aux côtés d'Evguenia Obraztsova : durant l'été pour la création de Pierre Lacotte sur Les Trois mousquetaires, puis en novembre, alors qu'ils sont tous deux invités par le Théâtre Stanislavsky de Moscou à l'occasion d'une représentation de Giselle[2]. C'est en 2016 qu'il reprend une énième fois son rôle d'Albrecht au Théâtre Mariinsky[2] aux côtés de Diana Vichneva.
En 2016, Orianne Moretti, dramaturge et metteuse en scène, lui créée une pièce sur mesure Le Rappel des Oiseaux inspiré du Journal d'un fou de Nicolas Gogol avec au piano le japonais Kotaro Fukuma qui interprète des morceaux de Bach, Rameau et Couperin. Mathieu Ganio se révèle en tant que comédien[6].
En 2026, pour la première fois de l'histoire du Festival d'Avignon, un danseur étoile monte sur scène en tant que comédien : Mathieu Ganio est Avkensty Ivanovitch Proprichtchine dans l'adaptation sur scène du Jounal d un fou de Nicolas Gogol, accompagné du pianiste Guilhem Fabre au Festival off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026 dans la pièce "Le rappel des oiseaux" mis en scène par Orianne Moretti, avec la collaboration de Bruno Bouché, chorégraphe, ancien danseur de l Opéra de Paris, directeur artistique du Ballet national du Rhin depuis 2017, et Michel Cabrera aux Lumières.
Théâtre
modifierMathieu Ganio se révèle un artiste complet dans Le Rappel des Oiseaux, une interpretation audacieuse du Journal d'un fou de Nicolas Gogol, par la dramaturge et metteuse en scène Orianne Moretti au Café de la Danse, Paris, le 16 mai 2016, puis présentée à la Maison du Japon, Paris, les 6 et 7 avril 2018 et au Théâtre des Gémeaux Parisiens du 2 au 10 mai 2026.
Il est sur scène du 4 au 25 juillet 2026 au Festival off d'Avignon au théâtre La Factory avec le pianiste Ghuilem Fabre. Les correspondances entre le texte de Nicolas Gogol porté par le danseur-comédien et les pièces de Bach, Rameau et Couperin interpretées par le pianiste Ghilem Fabre "envoûtent Avignon"[7]
Style
modifierMathieu Ganio est très apprécié pour ses caractéristiques dites de « danseur noble »[8], sa danse élégante et ses qualités de partenaire[9].
Il se révèle aussi comme excelllent comedien [10]
Récompenses
modifierEn 2005, Mathieu Ganio reçoit le prix Benois de la danse pour son interprétation de James dans La Sylphide aux côtés d'Aurélie Dupont.
Décoration
modifierRépertoire
modifierRépertoire[12] :
- La Sylphide (chorégraphie : Pierre Lacotte) : James
- Giselle (chorégraphie : Patrice Bart et Eugène Polyakov, d'après Jean Coralli et Jules Perrot) : Albrecht
- Coppélia (chorégraphie : Pierre Lacotte, d'après Arthur Saint-Léon) : Franz
- Paquita (chorégraphie : Pierre Lacotte, d'après Marius Petipa) : Lucien d’Hervilly
- Don Quichotte (chorégraphie : Rudolf Noureev, d'après Marius Petipa et Alexandre Gorski) : Basilio
- La Belle au bois dormant (chorégraphie : Rudolf Noureev, d'après Marius Petipa) : le Prince Désiré
- Le Lac des cygnes (chorégraphie : Rudolf Noureev, d'après Marius Petipa et Lev Ivanov) : le Prince Siegfried
- Casse-Noisette (chorégraphie : Rudolf Noureev) : Drosselmeyer/le Prince
- La Fille mal gardée (chorégraphie : Frederick Ashton) : Colas
- Onéguine (chorégraphie : John Cranko) : Eugène Onéguine
- Manon (chorégraphie : Kenneth MacMillan) : Des Grieux
- La Dame aux camélias (chorégraphie : John Neumeier) : Armand Duval
- Proust ou Les intermittences du coeur (chorégraphie : Roland Petit) : Saint-Loup
- Ivan le Terrible (chorégraphie : Iouri Grigorovitch) : le Prince Kurbsky
- Roméo et Juliette (chorégraphie : Rudolf Noureev) : Roméo
- Cendrillon (chorégraphie : Rudolf Noureev) : l'Acteur Vedette
- La Petite danseuse de Degas (chorégraphie : Patrice Bart) : le Maître de ballet
- Caligula (chorégraphie : Nicolas Le Riche) : Caligula (créateur)
- Les Enfants du paradis (chorégraphie : José Martinez) : Baptiste (créateur)
- Psyché (chorégraphie : Alexei Ratmansky) : Eros (créateur)
- Daphnis et Chloé (chorégraphie : Benjamin Millepied) : Daphnis
- Apollon (chorégraphie : George Balanchine) : Apollon
- Les Quatre Tempéraments (chorégraphie : George Balanchine) : Soliste Flegmatique
- Symphonie en ut (Le Palais de cristal) (chorégraphie : George Balanchine): Soliste du premier mouvement
- La Valse (chorégraphie : George Balanchine)
- Agon (chorégraphie : George Balanchine): Premier pas de trois
- Brahms-Schoenberg Quartet (chorégraphie : George Balanchine) : Soliste du premier mouvement
- Joyaux (chorégraphie : George Balanchine) : Émeraudes (Premier pas de deux homme) et Diamants (Pas de deux homme)
- Mozartiana (chorégraphie : George Balanchine)
- Suite en Blanc (chorégraphie : Serge Lifar): Thème varié, Mazurka, Adage
- Études (chorégraphie : Harald Lander)
- Dances at a Gathering (chorégraphie : Jerome Robbins) : Homme en brun et Homme en vert
- In The Night (chorégraphie : Jerome Robbins) : Second pas de deux
- Les Variations Goldberg (chorégraphie : Jerome Robbins) : Deuxième couple
- Other Dances (chorégraphie : Jerome Robbins)
- Opus 19/The Dreamer (chorégraphie : Jerome Robbins) : Soliste Homme
- L'Oiseau de feu (chorégraphie : Maurice Béjart): L'Oiseau de feu
- Serait-ce la mort ? (chorégraphie : Maurice Béjart) : L'Homme
- Yondering (chorégraphie : John Neumeier)
- La Troisième Symphonie de Gustav Mahler (chorégraphie : John Neumeier): L'Homme
- Le Chant de la Terre (chorégraphie : John Neumeier) : Soliste homme (créateur)
- Artifact Suite (chorégraphie : William Forsythe)
- Approximate Sonata (chorégraphie : William Fosythe)
- Woundwork 1 (chorégraphie : William Forsythe)
- Amoveo (chorégraphie : Benjamin Millepied) : Soliste homme (créateur)
- Genus (chorégraphie : Wayne McGregor) : Second couple
- Grand miroir (chorégraphie : Saburo Teshigawara) : Homme
- Dogs Sleep (chorégraphie : Marco Goecke) : Soliste homme
Filmographie
modifier- Comme un rêve, documentaire de Marlène Ionesco sur Mathieu Ganio et sa mère, Dominique Khalfouni, également étoile de l'Opéra de Paris et du Ballet national de Marseille
- Shinshokan: La leçon de danse noble de Mathieu Ganio, Etoile de l’Opéra national de Paris, donnée par Gil Isoart, professeur de l’Opéra national de Paris, 2013 (1 h 09)[3]
- Joyaux, avec Clairemarie Osta, Laëtitia Pujol, Kader Belarbi et les danseurs de l'Opéra de Paris
- La Sylphide, avec Aurélie Dupont, Isabelle Ciaravola et les danseurs de l'Opéra de Paris
- Proust ou les Intermittences du cœur, avec Manuel Legris, Hervé Moreau, Eleonora Abbagnato et les danseurs de l'Opéra de Paris
- Coppélia, avec Charline Giezendanner, Pierre Lacotte, Marie-José Redont, Cyril Mitilian et les élèves de l'école de danse de l'Opéra de Paris
- La Petite danseuse de Degas, avec Clairemarie Osta, Dorothée Gilbert, Elisabeth Maurin, Benjamin Pech, José Martinez et les danseurs de l'Opéra de Paris.
- Une étoile romantique Mathieu Ganio, avec Amandine Albisson, Dorothée Gilbert, Agnès Letestu, Pierre Lacotte et les danseurs de l'Opéra de Paris..
Liens externes
modifier- Ressource relative au spectacle :
- Fiche de Mathieu Ganio sur le site de l'Opéra de Paris
- Entretien avec Mathieu Ganio par Marie-Astrid Gauthier, le
Notes et références
modifier- ↑ Organigramme du ballet de l'Opéra de Paris.
- 1 2 3 4 Fiche de Mathieu Ganio sur le site de l'Opéra de Paris
- 1 2 Mathieu Ganio : une leçon de style à la française, - SHINSHOKAN : La leçon de danse noble de Mathieu Ganio, Etoile de l’Opéra national de Paris, donnée par Gil Isoart, professeur de l’Opéra national de Paris, article par Marie-Astrid Gauthier, 11 décembre 2013.
- ↑ Antonella Poli, « Opéra de Paris: les adieux de l'étoile Mathieu Ganio », sur Chroniques de Danse, (consulté le )
- ↑ « Le danseur étoile Mathieu Ganio : "Mes adieux ? Je réaliserai vraiment quand je rendrai les clés de ma loge" », sur France Musique, (consulté le )
- ↑ Serge Alexandre, « Correspondances Cie , Le Rappel des oiseaux d’après le journal d’un fou de Gogol : Festival Off Avignon à 11 h40 du 4 au 25 juillet 2026 à 11 h 40 à La Factory- Roseau Teinturiers –Salle 1 relâche le jeudi. », PerformArts, arts visuels arts vivants, (lire en ligne)
- ↑ Philippe Escalier, « Le Rappel des oiseaux : Ganio et Fabre envoûtent Avignon », sur Sensitif,
- ↑ "Ganio is a real 'danseur noble' with his pure-bred classical style and formidable technique.", Kevin Ng, Ballet Magazine, avril 2007.
- ↑ "Her partner Mathieu Ganio, the POB's youngest etoile at the age of 21, can easily be described as a Nature's most plausible ballet Prince. Gifted with many a precious asset that only merits him as a ballet dancer [...] Full marks could be given to his supporting skills though – for a very young dancer Ganio's ability to provide an assured security to his partner is admirable." , Ballet Magazine, janvier 2006.
- ↑ Maïa Koubi, « Mathieu Ganio : danseur et comédien dans Le rappel des oiseaux », Crescendo magazine, (lire en ligne)
- ↑ « BODMR n°3 du 5 mai 2025 texte 66 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « MémOpéra - Mathieu Ganio », sur www.memopera.fr (consulté le )