Maurice Meyssonnier

bourreau français

Maurice Meyssonnier, né le à Alger et mort le à Nice, fut un bourreau français, surnommé comme ses prédécesseurs « Monsieur d'Alger » car exerçant son office en Algérie. Père de Fernand Meyssonnier, il fut le dernier exécuteur en chef des arrêts criminels d'Algérie française.

Maurice Meyssonnier
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Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
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Enfant
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Parti politique
La guillotine utilisée par Maurice Meysonnier en Algérie est conservée au musée militaire central d'Alger.

Biographie

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Pied-Noir de la deuxième génération et ex-militant du Parti communiste français.[réf. nécessaire], électricien à la compagnie Lebon, puis tenancier de bistrot, Meyssonnier devient auxiliaire de 1928 en aidant un ami au transport de la guillotine un matin d'exécution. Sympathisant avec l'exécuteur en chef Henri Roch, il se retrouve rapidement aide auxiliaire (officieux et non rémunéré, sinon à discrétion de l'exécuteur en chef), fonctions qu'il occupe jusqu'en 1943. Cette année-là, il est finalement titularisé commé adjoint de deuxième classe, puis comme premier adjoint un an plus tard, il accède au poste d'exécuteur en chef en 1957 suite au décès accidentel de son chef André Berger, après avoir quelques mois durant occupé ces fonctions par intérim.

Les exécuteurs étant reconnus et appréciés en Algérie, outre des gages du niveau du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), plus une prime de risque et une prime de tête (pendant la guerre d'Algérie), il profitait d'avantages comme le port d'armes, les transports gratuits et des passe-droits auprès de la préfecture.

Devenu chef, il fixait lui-même le jour de l'exécution, presque toujours le mardi, le mercredi ou le jeudi, car cela l'arrangeait pour tenir son bar du vendredi au dimanche, parce qu'il y avait foule ces jours-là. Sa prise de fonctions coïncide avec une décision prise de ne plus procéder aux exécutions capitales qu'à Alger (prison Barberousse), Oran et Constantine. Du temps où il n'était qu'aide, il avait exercé dans plusieurs autres communes, comme Chlef, Tiaret, Bône, mais également en Tunisie, à Tunis, Sousse et Sfax, et brièvement au Maroc. Il accompagna également son chef Roch en été 1940 lors d'une mission en France libre, où l'équipe d'exécuteurs algériens suppléa à celle de Paris pour procéder à deux exécutions à Nîmes et à Lyon.

A la tête d'une équipe de quatre, puis cinq aides, il travaillait en particulier avec son fils Fernand, auxiliaire depuis l'âge de 16 ans, en 1947. Quand il n'avait que 14 ans, l'adolescent lui avait fait cadeau d'une maquette de guillotine réalisée de ses mains, copie d'un exemplaire détenu autrefois par Henri Roch, puis par André.

Ses forces vont cependant déclinant au cours de l'année 1958. Victime d'un cancer de la gorge qui le rend quasiment muet, il doit même se résoudre à se faire remplacer à son poste par Fernand. C'est lui qui, cependant, actionne pour la dernière fois le couperet en 1959 à Oran, avant qu'on ne prenne la décision de faire procéder aux exécutions capitales uniquement par fusillade.

En 1963, dénoncé par un pied-noir qui avait des vues sur son bistrot, il est arrêté, insulté, molesté et torturé par la police algérienne ; il n'en réchappe que miraculeusement. Rapatrié en France, il y meurt deux mois plus tard, à la suite de ces mauvais traitements.

On lui attribue plus de 340 exécutions, dont 144 membres du FLN algérien et 200 de droit commun, mais le chiffre est quelque peu exagéré de près d'une centaine : en tant qu'aide, il a participé au plus à 117 exécutions de droit commun et cinq condamnés militaires du FLN, lui-même ayant en deux ans actionné 137 fois le couperet.

Personnes exécutées

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Notes et références

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Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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