Maurice Prochasson
Maurice Prochasson, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un chirurgien-dentiste, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
| Maurice Prochasson | |
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès | (à 63 ans) Paris |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Service de santé des armées |
| Grade | |
| Années de service | 1941 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale Guerre d'Indochine |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre TOE |
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierMaurice Prochasson naît le dans le 17e arrondissement de Paris, d'un père métallurgiste et d'une mère professeure de piano[1]. En , il commence son service militaire au 87e régiment d'artillerie lourde à tracteurs où il est maitre-pointeur[2]. Il passe ensuite au 166e régiment d'artillerie à pied où il termine son service en [2]. Devenu chirurgien-dentiste, il exerce à Paris et est parallèlement réserviste au quartier-général de l'artillerie puis à la 22e section d'infirmiers[2].
Seconde Guerre mondiale
modifierMobilisé le , il est affecté au 27e groupe chirurgical mobile à Metz et participe à la bataille de France[2]. Après l'armistice du 22 juin 1940, il est démobilisé le suivant[2]. Désireux de poursuivre le combat, il s'évade vers l'Espagne et rejoint le territoire britannique de Gibraltar[3],[2]. Après un passage au Maroc où il fournit d'importants documents chiffrés à l'Intelligence Service, il parvient en Angleterre où il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres le [4],[2]. Après une période de détachement au sein des Forces navales françaises libres à Greenock en tant qu'inspecteur de la stomatologie, il est affecté au service de santé des forces françaises libres terrestres (FFL) et désigné pour partir au Levant[2].
Débarqué au Liban en , il est affecté à l'ambulance chirurgicale légère (ACL) des FFL et passe quelques semaines à Beyrouth et en Syrie avant de partir pour l'Égypte où il stationne à Sollum, à proximité de la frontière avec la Libye[2]. Le , il est détaché de l'ACL pour renforcer la 1re brigade française libre au poste de Bir Hakeim et participe à la bataille éponyme[5],[2]. De retour à l'ACL, il prend part à la seconde bataille d'El Alamein puis à la campagne de Tunisie[4],[2].
Désigné pour le corps expéditionnaire français en Italie, il débarque à Naples le [2]. Lors de l'attaque de la ligne Gustave par la 1re division française libre (1re DFL) en mai suivant, il met à profit sa formation d'artilleur en servant une pièce d'artillerie et démontre ses talents de pointeur en assurant des tirs précis[4]. Cependant, ne pouvant se permettre de perdre des médecins au combat, le général Brosset le réaffecte à son poste de dentiste[4]. Il opère cependant au plus près des combattants, notamment lors des combats de Pontecorvo[4]. En , il participe au débarquement de Provence et suit la 1re DFL dans sa progression pour la libération de la France[4]. Stationné à Villersexel et à Lure de septembre à , il est détaché à Saintes du 19 au en soutien des forces combattant sur la poche de La Rochelle[2]. Il participe ensuite à la bataille d'Alsace au cours de laquelle il est stationné au Hohwald[4],[2]. Sur le front des Alpes-Maritimes à partir de , il stationne successivement à Cannes puis à Beaulieu-sur-Mer où il termine la guerre avec le grade de médecin-lieutenant[2].
Après-Guerre
modifierDans les Alpes-Maritimes jusqu'en , il est ensuite dirigé vers la région parisienne où il est affecté au 1er bataillon médical[2]. Promu médecin-capitaine, il est muté à la 51e compagnie médicale de l'élément divisionnaire no 1 le [2]. Stationné à Clermont-Ferrand, il est finalement démobilisé le [2]. Le , il est rappelé par l'armée et mis à disposition du corps de liaison administrative d'Extrême-Orient[2]. Promu dentiste-commandant, il embarque pour l'Indochine et arrive à Saïgon le [2]. D'abord chef d'un centre de stomatologie au sein du détachement automobile des infirmiers coloniaux, il est ensuite affecté à l'hôpital Lanessan d'Hanoï[2]. Revenu en métropole en , il est hospitalisé au Val-de-Grâce au début de l'année 1949 du fait d'une maladie contractée en Asie puis bénéficie d'un congé de convalescence avant de quitter définitivement l'armée[2].
Maurice Prochasson meurt des suites de sa maladie le à Paris[1]. Il est inhumé à Chalo-Saint-Mars, dans l'Essonne[3].
Décorations
modifier| Officier de la Légion d'Honneur
Par décret du 12 avril 1951[6] |
Compagnon de la Libération Par décret du 7 août 1945 |
Croix de guerre 1939-1945 Avec une palme et trois étoiles de bronze | ||||||
| Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Avec une étoile de bronze |
Médaille de la Résistance française | Médaille coloniale Avec agrafes "Bir Hakeim" et "Libye" | ||||||
Références
modifier- 1 2 « Acte de naissance de Maurice Prochasson - V4E10232/N°2011 », sur Archives de Paris
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 « Registre matricule de Maurice Prochasson - D4R1/2281/N°3119 », sur Archives de Paris
- 1 2 « Biographie - Ordre National de la Libération »
- 1 2 3 4 5 6 7 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- ↑ Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
- ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Éditions Perrin, , 575 p. (ISBN 978-2-262-02799-5 et 2-262-02799-4, OCLC 827450568).