Maurice Rondeau
Maurice Rondeau, né le à Neuvy (Marne) et mort le à Cham (Allemagne), est un prêtre catholique français qui a été déporté pendant la Seconde Guerre mondiale, mort en captivité des suites de son incarcération.
| Naissance | |
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| Décès | |
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| Activité |
Prêtre catholique (à partir de ) |
| A travaillé pour | |
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| Nom en religion |
Abbé Maurice Rondeau |
| Étape de canonisation | |
| Grade militaire |
Sergent (d) |
| Conflit | |
| Lieu de détention |
Le , le pape Léon XIV a reconnu son martyre ainsi que celui de 49 autres Français dont 33 laïcs, victimes du nazisme et de déportation. La messe de béatification a été présidée à Notre-Dame-de-Paris par le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, le avec présentation de son reliquaire à l'autel.
Biographie
modifierOrigines
modifierSacerdoce
modifierIl exerce son ministère en tant que professeur au petit séminaire de Meaux et étudie les lettres à l’Institut catholique de Paris.
Captivité
modifierMobilisé en comme sergent au 7e RI. Le , il est cité et décoré après le combat de Feluy. Il est fait prisonnier en . Il est affecté au Stalag VI-G en Allemagne. Il anima un journal en captivité et soutint le moral des prisonniers sur l'ensemble du Stalag VI-G. Il est affecté après à l'établissement Saint-Gobain de Stolberg, il devient "prisonnier transformé" avec d'autres prêtres captifs pour apporter un soutien moral et religieux aux travailleurs civils, notamment ceux du STO[1].
Il sera finalement déporté à Buchenwald après avoir été arrêté le à Aix-la-Chapelle pour ses activités d'apostolat auprès des jeunes. Il avait en parallèle, participé à la mise en place une filière d'évasion, filière qui n'a pas été découverte, a priori, par la Gestapo.
Les nazis évacuent les détenus du camp par wagons le dans l'un des célèbres "convois de la mort". Maurice Rondeau est libéré le par la 2e armée américaine. Il meurt le à l’hôpital de Cham d'épuisement et de tuberculose pulmonaire. Sur les 5000 prisonniers partis de Buchenwald, seuls 600 survivront.
Dédicaces
modifierLa commune de Rebais (77) accueille un monument à la mémoire du Père Rondeau. La commune de Bussy-Saint-Georges (77) accueille un collège-lycée privé catholique sous contrat d'association avec l'Etat qui porte son nom.
Une chapelle dédiée à Maurice Rondeau dans la cathédrale de Meaux conserve des reliques de ce prêtre édifiant. Visiteurs et fidèles peuvent ainsi faire mémoire ou prier ces jeunes qui ont donné leur vie par amour.
Procès en béatification
modifierLe procès en béatification des 50 "martyrs de l'apostolat", dont Maurice Rondeau, a été ouvert en 1988[2]. Son actuel postulateur est le Père Bernard Ardura. L'évêque émérite de Blois, Maurice de Germiny, est délégué par l'Archevêque de Paris, pour accompagner la cause. Maurice Rondeau a été reconnu martyr de l'Eglise catholique le [3] avec 49 autres jeunes français morts en captivité pendant la seconde guerre mondiale.

Notes et références
modifier- ↑ Dominique Morin, « RONDEAU Maurice », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le ).
- ↑ Priscilia de Selve, « Fidèles jusqu’à la mort », sur diocèse de Paris, (consulté le ).
- ↑ Agence I.MEDIA, « Le nom des 50 Français tués par le régime nazi bientôt béatifiés », sur Aleteia, (consulté le ).