Max Opitz
Max Ernst Opitz, né le à Bernsdorf et mort le à Berlin-Est, est un résistant au nazisme et homme politique est-allemand.
| Max Opitz | |
Max Opitz en 1951. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Leipzig | |
| – (2 ans et 18 jours) |
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| Président | Wilhelm Pieck |
| Premier ministre | Otto Grotewohl |
| Prédécesseur | Erich Zeigner |
| Successeur | Erich Uhlich |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bernsdorf, Royaume de Saxe |
| Date de décès | (à 91 ans) |
| Lieu de décès | Berlin-Est, République démocratique allemande |
| Sépulture | Mémorial des socialistes, cimetière central de Berlin-Friedrichsfelde |
| Nationalité | Est-allemand |
| Parti politique | SED |
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Biographie
modifierFils d'un mineur, Max Opitz fait un apprentissage de menuisier. De 1911 à 1918, il sert dans le 21e régiment d'uhlans (de). Pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé à plusieurs reprises. En , il est élu au conseil des soldats de son régiment. Il se joint à la Ligue spartakiste et cofonde en le groupe local du Parti communiste d'Allemagne (KPD) à Gersdorf[1],[2].
De 1918 à 1925, Opitz travaille comme menuisier à Chemnitz tout en exerçant des responsabilités syndicales et, à partir de 1922, il fait partie de la direction de la section communiste du Erzgebirge/Vogtland dont il devient secrétaire politique en 1925, poste qu'il occupe en 1931 pour la Basse-Rhénanie et la Hesse-Francfort, et en 1932-1933 pour la Ruhr et le Wurtemberg. De 1926 à 1930, il est membre du parlement de Saxe (de) et, de 1926 à 1929, président du groupe parlementaire. De 1932 à 1933, Opitz est membre du parlement prussien[2].
Le , Opitz participe à la réunion illégale du comité central du KPD au Sporthaus Ziegenhals (de)[3]. Le , il est élu au Reichstag, mais ne peut exercer son mandat en tant que député du KPD en raison de l'interdiction du parti et de l'annulation de tous les mandats du KPD. Il dirige les activités illégales du KPD à Dortmund et à Stuttgart.
Le , il est arrêté à Stuttgart et condamné en 1934 à trois ans et un mois de prison pour « préparation d'une entreprise de haute trahison ». Lors d'un autre procès, il est condamné en à quatre ans de prison pour homicide involontaire. Après avoir purgé sa peine dans un pénitencier, il est transféré en par la Gestapo dans le camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen. Le , il est libéré lors de la marche de la mort par l'armée rouge[2].
Max Opitz retourne dans la Saxe et participe à la nouvelle formation du KPD dans le Land. De à , il est chef de police à Dresde. En 1946, il devient membre du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED). Du au , il est bourgmestre de Leipzig. En , Wilhelm Pieck le nomme chef du cabinet présidentiel et secrétaire d'État. Il occupe ce poste jusqu'à la mort de Pieck en 1960. De 1950 à 1963, il est membre de la Chambre du peuple et membre, puis vice-président du groupe interparlementaire de la RDA jusqu'en 1967. Après sa retraite politique, il fait partie du comité central du Comité des résistants antifascistes de la RDA[1].
Il meurt le à Berlin-Est[1]. Son urne est enterrée dans le mémorial des socialistes, au cimetière central de Berlin-Friedrichsfelde.
Notes et références
modifier- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Max Ernst Opitz » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 (de) Heike Amos, « Opitz, Max », sur Neue Deutsche Biographie (consulté le ).
- 1 2 3 (de) « Max Opitz (1890 – 1982) », sur etg-ziegenhals.de (consulté le ).
- ↑ (de) « Teilnehmer an der Illegalen Tagung des ZK der KPD am 07. Februar 1933 », sur etg-ziegenhals.de.
Annexes
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (de) Heike Amos, « Opitz, Max », dans Neue Deutsche Biographie (NDB), vol. 19, Berlin, Duncker & Humblot, , p. 554 (original numérisé)

- « Max Opitz (1890 – 1982) », sur etg-ziegenhals.de

Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par : Archives fédérales allemandes (DE-611-BF-122887)
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :