Maxim Znak
Maxim Znak ( (be) : Максім Аляксандравіч Знак), né à Minsk, le [1], est un avocat et homme politique biélorusse, un membre de l'équipe de Viktor Babariko, l'avocat de Svetlana Tikhanovskaïa[2], et un membre du présidium du Conseil de coordination formé pendant les manifestations contre le régime d'Alexandre Loukachenko d'août 2020. Avec sa collègue et chef de l'opposition, Maria Kolesnikova, Maxim Znak a activement participé aux manifestations et protestations contre le gouvernement Loukachenko après le départ de Svetlana Tikhanovskaïa. Il a été condamné à 10 années de réclusion par les autorités biélorusses[3].
Максім Аляксандравіч Знак
| Nom de naissance | Maxim Znak |
|---|---|
| Naissance |
Minsk |
| Nationalité | biélorusse |
| Diplôme | |
| Profession | |
| Autres activités |
Membre du Conseil de coordination |
Compléments
Éléments biographiques
modifierMaxime Znak obtient son doctorat en droit à l'Université d'État de Biélorussie. Maxim Znak fournit un soutien juridique au candidat présidentiel Viktor Babariko qui est emprisonné en avant l'Élection présidentielle biélorusse de 2020[4]. Viktor Babariko avait l'intention de se présenter aux élections de 2020 en Biélorussie avant d'être rejeté par les responsables électoraux.
À la suite de l'élection présidentielle biélorusse de 2020 et des manifestations biélorusses d', Maxim Znak devient, le l'un des membres du présidium du Conseil de coordination qui vise à aider à coordonner une transition vers la démocratie en Biélorussie[4]. Ce conseil a été mis en place par la candidate à la présidentielle Svetlana Tikhanovskaïa pour coordonner une transition démocratique et pacifique du pouvoir politique du président Alexandre Loukachenko : celui-ci affirme avoir remporté l'élection présidentielle biélorusse du , ce que contestent l'opposition biélorusse et de nombreuses organisations internationales[5],[6].
Le , Maxim Znak, désormais considéré comme le dernier membre actif du conseil de coordination[7], est enlevé et détenu par une bande d'hommes masqués en civil[8]. Il est détenu par des partisans d'Alexandre Loukachenko deux jours seulement après l'expulsion forcée de sa collègue et ancienne chef de l'opposition Maria Kolesnikova[9]. Le jour de son arrestation, Maxime Znak avait prévu d'assister à une conférence de presse vidéo avec Viktor Babariko. Les collègues de Maxim Znak ont déclaré qu'il était détenu à Minsk et qu'il leur avait envoyé le mot "masques" après son enlèvement[10]. Depuis le , le Conseil de coordination n'a pas été en mesure de contacter Maxim Znak[11].
Le , ses avocats annonce que sa détention est prolongée jusqu'au [8]. Depuis le , il est incarcéré au SIZO n° 1 à Minsk[12].
Le , Maxim Znak et sa collègue Maria Kolesnikova, elle aussi membre du Conseil de coordination, sont inculpés de « complot en vue de s'emparer du pouvoir de l'État de manière anticonstitutionnelle » et de « création et direction d'une organisation extrémiste »[13]. Le , l'avocat de Maxim Znak annonce que sa détention provisoire est prolongée jusqu'au [14].
Le , après près de 11 mois de détention, le procès de Maxim Znak et de Maria Kolesnikova débute à huis clos devant le tribunal régional de Minsk. Ils risquent jusqu'à 12 ans de réclusion[15],[16],[17]. Les deux opposants au régime plaident non-coupables. Tout au long de l'enquête et du procès, les détails des accusations n'ont pas été rendus publics. Leurs avocats avaient dû signer un accord de non-divulgation. Maxim Znak explique que les audiences du tribunal étaient fermées au public parce que les autorités ne voulaient pas que ce dernier sache que « les accusations ne sont pas fondées sur la réalité[18]. »
Le , ils sont condamnés à 10 années de réclusion[3],[19]. Amnesty International condamne la sentence[20]. Le , Maxim Znak et Maria Kolesnikova font appel de leurs condamnations devant la Cour suprême de l'État[21].
Voir aussi
modifierListe des enlèvements Liste des personnes disparues
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Maxim Znak » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Maxim Znak | VK », sur m.vk.com (consulté le )
- ↑ « Адвокат Тихановской подал жалобу о признании выборов недействительными », sur interfax.ru
- 1 2 « West Condemns Belarus After Two Opposition Activists Handed Harsh Jail Terms », sur RadioFreeEurope/RadioLiberty
- 1 2 (en-GB) « Maxim Znak: 'Masked men' seize opposition figure in Belarus », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Belarusians 'will never accept current leadership': Tikhanovskaya », Al Jazeera English, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) « Unknown persons try to get into Nobel laureate's flat. She is also Coordination Council member », sur belsat.eu (consulté le )
- ↑ (en) Associated Press in Kyiv, « Belarus opposition figure Maxim Znak taken from office by masked men », sur the Guardian, (consulté le )
- 1 2 (ru) « Максим Знак остается под стражей до 9 января », sur tut.by via Wikiwix, (consulté le ).
- ↑ (en) « Another Belarus opposition politician, Maxim Znak, is seized by masked men », sur WION (consulté le )
- ↑ (en-GB) Deutsche Welle (www.dw.com), « 'Masked men' seize another Belarus opposition figure in Minsk | DW | 09.09.2020 », sur DW.COM (consulté le )
- ↑ (en) « Another Belarus opposition politician is taken away by masked men », sur CNBC, (consulté le )
- ↑ (ru) « Письма из "таких мест". Юрист Максим Знак: "Там в прекрасном далеко просто должно быть хорошо" » [archive du ], Brestskaya Gazeta, (consulté le )
- ↑ « В Беларуси предъявлены новые обвинения Марии Колесниковой и Максиму Знаку | DW | 12.02.2021 », sur Deutsche Welle
- ↑ (ru) « Максим Знак остается в СИЗО до 9 мая », sur tut.by via Wikiwix, (consulté le ).
- ↑ (en) « 'Tearing up my passport was the right decision' Belarusian oppositionist Maria Kolesnikova talks to Dozhd ahead of trial in Minsk », Meduza, (consulté le )
- ↑ (en) « Belarus Protest Leader Kolesnikova Goes on Trial », The Moscow Times, (consulté le )
- ↑ (en) « Belarus crackdown fails to crush opposition spirit », BBC, (consulté le )
- ↑ (en) « Maksim Znak testifies in court », Belsat.eu, (consulté le )
- ↑ (en) « Belarus jail terms for opposition figures Kolesnikova and Znak », The BBC, (consulté le )
- ↑ « Белорусские оппозиционеры Мария Колесникова и Максим Знак приговорены к 11 и 10 годам соответственно », sur Amnesty International,
- ↑ (ru) « Колесникова и Знак обжаловали приговор » [« Kalesnikava and Znak Appeal Against Sentence »], RIA Novosti, (consulté le )