Maxime Cochard
Maxime Cochard, né le à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), est un homme politique, auteur et éditeur français. Membre du Parti communiste français (PCF) jusqu'en 2021, il est conseiller de Paris de 2020 à 2026. Il est membre du comité de rédaction de la revue Commune, relancée en 2022.
| Maxime Cochard | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller de Paris | |
| – (5 ans, 8 mois et 26 jours) |
|
| Élection | 28 juin 2020 |
| Circonscription | 14e arrondissement |
| Maire | Anne Hidalgo |
| Groupe politique | GCC (2020-2021) NI (2021-2026) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Nazaire (France) |
| Nationalité | Français |
| Parti politique | Parti communiste français (2006-2021) |
| Diplômé de | IEP de Bordeaux |
| Profession | Attaché parlementaire |
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|
Biographie
modifierSituation personnelle
modifierAprès avoir passé son enfance à Paris, Maxime Cochard est diplômé de l’Institut d'études politiques de Bordeaux[1] en 2007[2].
Parcours politique
modifierMembre du Parti communiste français (PCF), Maxime Cochard travaille de 2008 à 2014 comme attaché parlementaire du groupe communiste à l’Assemblée nationale, puis devient l’un des collaborateurs de Ian Brossat, adjoint chargé du logement à la maire de Paris Anne Hidalgo[1],[3].
Lors des élections régionales de 2015 en Île-de-France, il se présente en position non-éligible sur la liste Front de gauche (PCF-Parti de gauche) conduite à Paris par Éric Coquerel[4].
Investi candidat par le PCF dans la dixième circonscription de Paris (13e et 14e arrondissements) au scrutin législatif de 2017, il arrive en septième position au premier tour, avec 2,38 % des suffrages exprimés[5].
À l'occasion des élections municipales de 2020 à Paris, il se présente dans le 14e arrondissement de Paris sur la liste d'union de la gauche conduite par la maire sortante, Carine Petit[6]. Élu conseiller de Paris, il siège avec onze autres personnalités au sein du groupe communiste et citoyen, qui fait partie de la majorité d’Anne Hidalgo, puis chez les non-inscrits à partir de 2021[7]. Au conseil d’arrondissement, il devient conseiller délégué « à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations » ; en , la délégation lui est retirée en raison d'une accusation de viol (qui donnera lieu à une enquête, classée sans suite)[8],[9].
Spécialiste des questions de logement[10], il intervient dans le débat public en faveur du renforcement de l'imposition des plus riches[11].
En , sa possible réintégration au sein du Parti communiste, dont il avait été suspendu en 2021, crée des « remous en interne » et déclenche des oppositions[12]. La commission nationale de médiation et de règlement des conflits du PCF recommande la réintégration de Maxime Cochard et de son compagnon, en raison du verdict classant sans suite les accusations à leur encontre. Des élus au conseil de Paris et la fédération du PCF leur reprochent cependant leur attitude et le fait d'avoir qualifié les personnes les ayant mis à l'écart de "médiocres" et de "lâches"[13].
Activités éditoriales
modifierEn parallèle de sa carrière politique, Maxime Cochard écrit et mène un travail d'éditeur. Cofondateur des Éditions des Lumières[14], il publie notamment le philosophe Alain Badiou[15].
En 2017, il publie son premier roman, titré Cette infortune. L'ouvrage est le récit de la vie d'un jeune provincial ambitieux, qui déménage à Paris, où il se prostitue auprès d'hommes d’âge mûr[16].
Accusation de viol et classement sans suite
modifierLe , sur Twitter, un étudiant à l’université Paris-Nanterre, Guillaume T. T., accuse Maxime Cochard et son compagnon Victor Laby de l’avoir violé en , alors qu'il était âgé de 18 ans et qu’il se trouvait dans une « situation particulièrement vulnérable »[17],[18]. À la presse, Guillaume T. T. décrit des rapports sexuels ne comportant « ni violences, ni menace, ni contrainte, mais de la surprise », le viol par surprise étant reconnu en France ; l’étudiant annonce alors qu'il envisage de porter plainte[19].
Maxime Cochard évoque de son côté une relation consentie et annonce une plainte en diffamation[19],[20]. Alors que le PCF demande à son élu de se mettre temporairement en retrait et que la maire du 14e arrondissement lui retire sa délégation[8], l’affaire entraîne de nombreuses réactions : des conseillères de Paris, comme Danielle Simonnet et Raphaëlle Rémy-Leleu (à laquelle Guillaume s'était confié quelques jours avant sa dénonciation[21]), apportent leur soutien à la victime présumée, tandis que le hashtag MeTooGay, sur le modèle du mouvement #MeToo, connaît un grand succès sur Twitter[17].
Le , Guillaume T. T. se suicide par pendaison dans sa chambre universitaire de Nanterre[22]. La famille de l’étudiant porte plainte contre X et s’exprime dans les termes suivants : « Les personnes mises en cause ont répliqué non pas par la voie judiciaire, comme elles l’ont prétendu, mais d’abord par la voie médiatique pour décrédibiliser, discréditer et dénigrer Guillaume[23],[24]. » Une action judiciaire est en parallèle intentée par Maxime Cochard contre le groupe Paris Queer Antifa pour des affiches, collées à proximité de son domicile, les qualifiant lui et son conjoint de « violeurs » et « d'assassins »[21].
Le , l'enquête visant Maxime Cochard est classée sans suite, le parquet de Paris écartant sa responsabilité dans le suicide de Guillaume T. T.[25]. L'enquête de police montre que Guillaume T. T. « n'a pas explicitement exprimé son refus » et a eu avec le couple « des rapports pleinement consentis » dans les mois qui ont suivi leur rencontre[26].
Publications
modifier- Cette infortune (roman), éditions Au Pont 9, , 250 p. (ISBN 979-1096310050)
- Nous n'avons pas besoin des riches : bêtisier du macronisme (essai), éditions Arcane 17, coll. « écrits politiques », , 153 p. (ISBN 978-2918721819)
- Préface à Joris-Karl Huysmans, À vau-l’eau, Éditions des Lumières, 2024, 106 p. (ISBN 2487102004).
- Préface à Raymond Radiguet, Le diable au corps et Le bal du comte d'Orgel, Éditions des Lumières, 2024, 332 p (ISBN 2487102055). (ISBN 2487102055).
Résultats électoraux
modifierÉlections législatives
modifier| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | ||||
| 2017 | PCF | 10e de Paris | 887 | 2,38 | 7e | |
Notes et références
modifier- 1 2 3 Xavier Héraud, « Maxime Cochard, de la politique au roman », sur komitid.fr, (consulté le ).
- ↑ « Le Réseau de Sciences Po Bordeaux », sur Réseau Sciences Po Bordeaux (consulté le )
- 1 2 Gérald Rossi, « Littérature : les grandes désillusions sous les ors et les marbres du Parlement », sur humanite.fr, (consulté le ) : « Cette infortune, de Maxime Cochard. L'auteur décortique l’aventure d’un jeune homo qui, pour fuir parents et province poisseuse, se prostitue à Paris confronté à l’illusion du fric facile. Rencontre avec l’auteur d’un premier roman engagé et amusant. ».
- ↑ « Régionales : la liste des candidats à Paris », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections législatives de 2017 : 10e circonscription de Paris », sur lexpress.fr (consulté le ).
- ↑ « Municipales 2020 : Paris 14e arrondissement », sur lemonde.fr (consulté le ).
- ↑ « Maxime Cochard », sur paris.fr (consulté le ).
- 1 2 « Le PCF demande à l’élu parisien Maxime Cochard, accusé de viol, de se mettre en retrait », sur tetu.com, (consulté le ).
- ↑ « L’enquête sur le suicide d’un étudiant qui a déclenché un #MeTooGay classée sans suite », sur L'Obs, (consulté le )
- ↑ Denis Cosnard, « Un élu communiste à la Mairie de Paris accusé de viol », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Denis Cosnard, « Un élu communiste à la Mairie de Paris accusé de viol », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ Marceau Taburet, « La réintégration de Maxime Cochard divise le PCF et le Conseil de Paris », sur liberation.fr, (consulté le ).
- ↑ « La réintégration de Maxime Cochard au Conseil de Paris suscite des remous », sur www.20minutes.fr, (consulté le )
- ↑ « Crise du livre : "Quelles solutions mettre en œuvre pour sortir de cette guerre des pauvres ?" », (consulté le )
- ↑ « Alain Badiou et « la politique aujourd’hui » », (consulté le )
- ↑ « Maxime Cochard, de la politique au roman », sur KOMITID, (consulté le )
- 1 2 « #MeTooGay : ce que l’on sait des accusations visant l’élu PCF Maxime Cochard et son conjoint », sur nouvelobs.com, (consulté le ).
- ↑ « Maxime Cochard et son compagnon accusés de viol : changement de domicile, perte de poids, tics... Victor se confie », purepeople.com, 31 mars 2021.
- 1 2 Céline Carez, « «Je n’ai jamais violé personne» : l’élu du Conseil de Paris répond à son accusateur », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Fanny Rocher, « L’avocate de Maxime Cochard, l’élu PCF de Paris accusé de viol, s’exprime », sur bfmtv.com, (consulté le ).
- 1 2 Marc Leplongeon et Marion Cocquet, « MeTooGay, les coulisses d’un drame », sur lepoint.fr, (consulté le ).
- ↑ David Livois et Céline Carez, « Guillaume T., l’étudiant qui a accusé de viol l’élu parisien Maxime Cochard, retrouvé mort à Nanterre », leparisien.fr, 9 février 2021.
- ↑ Alexandra Gonzalez et Alicia Foricher, « Guillaume T., l'étudiant qui accusait l'élu PCF parisien Maxime Cochard de viol, retrouvé mort », sur bfmtv.com, (consulté le ).
- ↑ « La famille de Guillaume T., qui s’est suicidé après avoir accusé un élu de viol, porte plainte », sur nouvelobs.com, (consulté le ).
- ↑ « #MeTooGay: l’enquête sur le suicide de l’étudiant à l’origine du mouvement classée sans suite », sur liberation.fr, (consulté le ).
- ↑ Marion Cocquet, Marc Leplongeon, « Les derniers mots de Guillaume, symbole du #MeTooGay », sur Le Point, (consulté le )
- ↑ « Roman. Pouvoir de séduction », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ Pablo Pillaud-Vivien, « Maxime Cochard : « Enrichir les plus riches nuit à l’économie et à la lutte contre la pauvreté » », sur regards.fr, (consulté le ).
- ↑ Éric Morillot, « Les Incorrectibles, avec Maxime Cochard », sur sudradio.fr, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Sa fiche d’élu sur le site de la mairie de Paris.
- Sa fiche d’élu sur le site de la mairie du 14e arrondissement de Paris.