Maxime Fiset
Maxime Fiset est un militant indépendantiste québécois devenu consultant en déradicalisation après avoir quitté l'extrême droite.
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| Partis politiques |
Fédération des Québécois de souche (- Québec solidaire (depuis les années 2010) |
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| Condamné pour |
En 2007, il fonde le groupe d'extrême droite Fédération des Québécois de souche. Après avoir été condamné pour incitation à la haine en 2009, il entame un processus de déradicalisation au début des années 2010.
Il devient ensuite consultant pour le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence jusqu'en 2019.
Biographie
modifierÀ 17 ans, Maxime Fiset rejoint le groupe de skinheads néonazis Sainte-Foy Krew à Québec après les avoir rencontrés alors qu'il travaillait comme agent de sécurité dans un parc[1],[2].

En 2007, à l'âge de 18 ans, il fonde la Fédération des Québécois de souche, premier site web rassemblant les extrémistes de droite au Québec, qui devient ensuite une organisation[1],[3],[4].
Arrêté et inculpé pour incitation à la haine et possession d'arme illégale en 2008, il perd son emploi et se retrouve isolé socialement. Il plaide coupable en 2009 et est condamné à 150 heures de travaux communautaires[1],[3].
En 2009, avec d'autres militants d'extrême droite, il contribue au noyautage du Parti indépendantiste jusqu'à ce que leurs affiliations soient révélées par Le Soleil[5].
Il devient ensuite modérateur sur le site Stormfront en 2010 avant de s'en distancier progressivement[1]. Sa déradicalisation s'amorce notamment à la suite de son expérience de videur dans un bar gay, où il rencontre sa compagne en 2011, et à la naissance de sa fille en 2012[1],[3].
En 2016, il est consultant pour le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal[1]. Il n'y travaille plus en 2019[2],[6],[7].
En , il annonce sa candidature à l'investiture de Québec solidaire pour l'élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon à Québec[2]. Il la retire en , citant un épisode dépressif dont il ne s'estime pas suffisamment remis pour assumer la fonction de représentant des électeurs[6],[7].
Il est adepte du survivalisme depuis 2005[8],[9].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 (en) Catherine Solyom, « Confessions of a former neo-Nazi: ‘I would have killed people’ »
, sur The Gazette, (consulté le ) - 1 2 3 Patricia Cloutier, « L’ex-skinhead néonazi Maxime Fiset veut être candidat de Québec solidaire dans Jean-Talon »
, sur Le Quotidien, (consulté le ) - 1 2 3 (en) Padraig Moran, « Meet the former neo-Nazi who now helps young people turn away from hatred »
, sur CBC Radio, (consulté le ) - ↑ Simon Mauvieux, « Des repentis de l'extrême droite s'engagent contre la haine »
, sur Métro, (consulté le ) - ↑ Ian Bussières, « Les tentatives d'infiltration politique de l'extrême droite »
, sur Le Droit, (consulté le ) - 1 2 « L'ex-néonazi Maxime Fiset ne sera pas candidat solidaire dans Jean Talon »
, sur Radio-Canada, (consulté le ) - 1 2 Ian Bussières, « Partielle dans Jean-Talon: l’ex-néonazi Maxime Fiset se retire »
, sur Le Soleil, (consulté le ) - ↑ Martin Geoffroy, « La face cachée du mouvement survivaliste au Québec. Le cas de Vic Survivaliste », Frontières, vol. 31, no 1, (ISSN 1916-0976, DOI 10.7202/1066196ar, lire en ligne
, consulté le ) - ↑ Anne-Marie Luca, « Dans la tête d'un survivaliste »
, sur Caribou, (consulté le )