Maxime Kurvers
Maxime Kurvers, né en 1987 à Sarrebourg, est un metteur en scène et scénographe français. Son travail, souvent qualifié de « théâtre de recherche » ou de « théâtre conceptuel »[1], explore les fondements de l'acte scénique et l'histoire des théories du jeu d'acteur[2].
| Naissance | Sarrebourg |
|---|---|
| Nationalité | Française |
| Activité principale | |
| Formation |
École du Théâtre national de Strasbourg |
Biographie
modifierMaxime Kurvers suit d'abord des études théoriques en arts du spectacle à l'Université de Strasbourg avant d'intégrer la section scénographie de l'école du Théâtre national de Strasbourg (Groupe 39), dont il sort diplômé en 2011[3]. Au sortir de l’école, il est un assistant régulier du chorégraphe Jérôme Bel[4].
Il devient artiste associé à la Ménagerie de verre (2016-2017) puis à La Commune - CDN d'Aubervilliers de 2016 à 2023. Il a été artiste résident à la Saison Foundation Tokyo en 2020 et au Kinosaki International Arts Center en 2024[5].
Scénographe
modifierInitialement formé comme scénographe, il envisage l'espace non comme un simple décor, mais comme un dispositif critique. Ses créations se distinguent par une économie de moyens et une volonté d'épure[6]. Il collabore régulièrement avec des chorégraphes et des metteurs en scène[7] tout en signant la conception spatiale de ses propres spectacles[6],[7].
Metteur en scène
modifierEn 2015, il signe sa première mise en scène avec Pièces courtes 1-9[8], qui pose les bases de sa recherche sur les conditions minimales de la représentation.
Créé à l’automne 2016, Dictionnaire de la musique[9] prolonge ce questionnement du théâtre et de ses ressources par la présence et l’histoire d’autres médiums. La naissance de la tragédie[10],[11] est un solo pour et par l'acteur Julien Geffroy. Idées musicales (2020) est un récital musical expérimental[12].
Depuis 2018, il travaille sur un projet au long cours, Théories et pratiques du jeu d’acteur·rice (1428-2021), une bibliothèque vivante pour l’art de l’acteur en 28 chapitres[13],[14].
4 questions à Yoshi Oida (2022) prolonge autrement ces questions d'anthropologie théâtrale sous la forme d’un dialogue performé avec l'acteur japonais Yoshi Oida autour de la transmission, de la mémoire et de l'éthique du théâtre[15].
Okina (2024)[16] est un solo pour l’actrice japonaise Yuri Itabashi, à partir de la pièce de Nô éponyme et dont la représentation est aujourd’hui encore interdite aux actrices[17],[18],[19].
En 2026, le T2G - Théâtre de Gennevilliers présente un programme rétrospectif de son travail, intitulé Travail théâtral[20].
Notes et références
modifier- ↑ « Maxime Kurvers : « Le théâtre est devenu un fétiche pour une élite culturelle largement déculturée » », sur Mouvement,
- ↑ « Entretien avec Maxime Kurvers », sur Société d'Histoire du Théâtre
- ↑ « Anciens élèves : Maxime Kurvers », sur École du TnS
- ↑ « Courtes pièces de Maxime Kurvers », sur MaCulture
- ↑ « Parcours de Maxime Kurvers », sur maximekurvers.com
- 1 2 « La scénographie d’“Okina”, un modèle d’économie circulaire de la scène », sur Revue Actualité de la Scénographie,
- 1 2 « Maxime Kurvers », sur Les Archives du spectacle, (consulté le )
- ↑ « Maxime Kurvers : Pièces courtes 1-9 », sur Inferno Magazine
- ↑ « Dictionnaire de la musique », sur Festival d'Automne
- ↑ « La naissance de la tragédie », sur Festival d'Automne
- ↑ « Nietzsche au tableau », sur Anabases
- ↑ « Idées musicales », sur La Pop
- ↑ « Maxime Kurvers - Théories et pratiques du jeu d'acteur », sur Festival d'Automne
- ↑ « L’archive en scène », sur Agon
- ↑ « 4 questions à Yoshi Oida », sur Festival d'Automne
- ↑ « Okina », sur Festival d'Automne
- ↑ « Rencontre avec Maxime Kurvers », sur Lueur Scénique
- ↑ « Entretien : Okina », sur Wilson Le Personnic
- ↑ « Okina de Maxime Kurvers : ceci n'est pas du théâtre Nô », sur Snobinart
- ↑ Eric Demey, « Maxime Kurvers : « Nos plateaux traversent une crise économique, mais également esthétique » - Sceneweb », (consulté le )