Maximilien Durand

historien de l'art français

Maximilien Durand, né le à Épinal, est un historien de l'art français directeur du département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient au musée du Louvre.

Biographie

modifier

Né en 1976 à Épinal, dans les Vosges[1], Maximilien Durand effectue ses études secondaires au lycée du Parc à Lyon et sort diplômé de l'École du Louvre. À l’École pratique des Hautes Études, il soutient un DEA sur les textes hagiographiques du Département des antiquités égyptiennes du Louvre[2].

En 2007, il publie Parfum de sainteté, une série de nouvelles montrant que les saints ne mènent pas tous des vies exemplaires guidées par l'amour de Dieu et des hommes, mais peuvent aussi être mus par la cupidité, l'égoïsme et l'orgueil[3].

À partir de 2007, il enseigne à l'École du Louvre où il dispense le cours d'histoire générale de l'art paléochrétien en première année puis de l'art byzantin en deuxième année du Premier cycle de l'école.

De 2007 à 2008, il est directeur scientifique de l’ONG Patrimoine sans frontières. De 2008 à 2011, il est directeur de la conservation préventive et de la restauration du musée des arts décoratifs de Paris[4].

En 2011, il est nommé directeur du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon. En tant que spécialiste des tissus coptes et byzantins, il met en valeur dans des expositions originales la collection de textiles qui couvre 4 500 ans d’histoire et invite des artistes contemporains à créer pour le musée des Arts décoratifs des oeuvres en dialogue avec les productions anciennes. En cinq ans, il hisse le musée au niveau international, suscite d’importantes donations, mène une politique d’acquisition, organise de nombreuses expositions, conférences et concerts.

En 2016 il dresse un portrait de ce que pourrait être un musée du tissu au XXIe siècle[5]. Sa compétence est reconnue par les spécialistes mais le financement du musée n’est plus assuré et sa proposition de regroupement de l’entité avec le Louvre échoue[6]. En 2017, il quitte la direction du musée[7].

En 2018-2019, il exerce comme responsable de la conservation de Christian Dior Couture[8],[2].

En , il est nommé directeur adjoint des Collections et de la Recherche de Paris Musées et conservateur des catacombes de Paris[9].

En , il est nommé directeur de la préfiguration, puis directeur, du nouveau département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient au musée du Louvre. Ce neuvième département du Louvre, les Arts de Byzance, réunit des œuvres jusque-là dispersées. Il couvre la période allant des origines de l’image chrétienne au IIIe siècle de notre ère à la création de la République de Turquie en 1923 par le traité de Lausanne, avec des oeuvres produites au sein d’une vaste aire géographique allant de l’Éthiopie à la Russie, en passant par les Balkans, le Caucase, le Levant et la Mésopotamie[10].

En avril 2026, Maximilien Durand est reconduit à la tête du département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient du Louvre, dont les nouvelles salles doivent ouvrir en 2028, mais il est également nommé, au-delà du cadre du musée, chef du grand département patrimonial du même nom pour assurer, au nom de l’État, des responsabilités nationales et des missions particulières d’expertise[10].

Il intervient dans le documentaire grand public Byzance, mille ans qui ont changé le monde réalisé en 2026 par Jacques Plaisant en co-production avec le Louvre[11].

Publications

modifier
  • Maximilien Durand, Parfum de sainteté : nouvelles, Montréal, les Allusifs Harmonia mundi diff, coll. « Les Allusifs », , 151 p. (ISBN 978-2-922868-51-7).

Directeur de publication

modifier
  • Égypte, la trame de l'Histoire. Textiles pharaoniques, coptes et islamiques, sous la direction de Maximilien Durand et Florence Saragoza, Paris : Somogy, 2002
  • Patrimoine des Balkans, sous la direction de Maximilien Durand, Paris : Somogy, 2005
  • La Sixtine des Balkans. Peintures de l'église Saint-Athanase à Voskopojë (Albanie), sous la direction de Maximilien Durand, Paris : Somogy, 2008.
  • Icône de Mode, sous la direction de Maximilien Durand, Lyon : éditions LivresEMCC, 2011.
  • La Fabrique des grands hommes, sous la direction de Maximilien Durand, Lyon : éditions LivresEMCC, 2012.
  • Mad of M. A. D. Trésors cachés du musée des Arts décoratifs de Lyon, sous la direction de Maximilien Durand, Lyon : éditions LivresEMCC, 2012.
  • Lyon et dragons, sous la direction de Maximilien Durand, Lyon : éditions LivresEMCC, 2012.

Auteur de chapitre

modifier
  • « Vers une pseudo-épigraphie textile en langue copte : Diogène, Panopé, Thétis », Textile Messages: Inscribed Fabrics from Roman to Abassid Egypt, éd. Cäcilia Fluck et Gisela Helmecke, Leyde et Boston, 2006, p. 83-94.

Articles

modifier
  • « Les fragments des reliques byzantines de sainte Hélène d’Athyra retrouvés au trésor de la cathédrale de Troyes », Cahiers archéologiques 46, 1998, p. 169-182.
  • « Un exemple unique de l’art textile byzantin : les fragments du suaire de sainte Hélène d’Athyra au trésor de la cathédrale de Troyes », La Vie en Champagne 16, 1998, p. 42-46.
  • « Le rapport de l’objet copte à l’écrit. Des textiles aux vêtements liturgiques », avec Dominique Bénazeth et Marie-Hélène Rutschowscaya, dans cat. exp. Égyptes… L’Égyptien et le copte, Lattes, musée archéologique Henri-Prades, 1999, p. 145-156.
  • « Un fragment copte sahidique sur papier de la Passion inédite de saint Kaou de Pamouï, conservé au musée du Louvre (inv. AF 12723) », Analecta Bollandiana 119, II, 2001, p. 241-254.
  • « Un fragment d'une œuvre inédite de Jules d'Aqfahs conservé au musée du Louvre : la Passion sahidique de saint Psoté (ou Pichoté) de Kaïs (inv. AF 12724) », Le Muséon 115, 2002, p. 11-23.
  • « David lyricus ou Jupiter fulminans ? Une Achilléide copte », Cahiers archéologiques 50, 2002, p. 51-74.
  • « De l’abominable sujet à l’interprétation sublime : le thème de Loth et ses filles dans la peinture du XVIIe siècle », Éclairage sur un chef-d’œuvre : Loth et ses filles de Simon Vouet, Strasbourg, musée des Beaux-Arts.
  • « À propos du triptyque Harbaville : quelques remarques d’iconographie médio-byzantine », avec Jannic Durand, Patrimoine des Balkans. Voskopojë sans frontières 2004, Paris, 2005, p.133-155.
  • « À propos de l’onomastique des Quarante Martyrs de Sébaste représentés dans l’église de Saint-Athanase (Shën Thanas) à Voskopoja (Albanie) : les sources iconographiques des peintres Constantin et Athanase Zografi », Patrimoine des Balkans. Voskopojë sans frontières 2004, Paris, 2005, p. 95-109.
  • « La restauration des reliques textiles, leur pérennisation et les pratiques établies depuis le XVIe siècle », Actes du colloque Tradition et temporalité des images (Paris, 9-), Images Re-Vues.
  • « Les reliques textiles : un thème iconographique au XVIIe siècle », Face à faces. Visages du Christ dans l’art français au XVIIe siècle, Le Petit journal des grandes expositions, no 378 (-), p. 2-3.
  • « Une récente acquisition du musée national du Moyen Âge-thermes et hôtel de Cluny : un fragment de châle bilingue de la région de Tutun (Fayoum) », avec Florence Saragoza, Revue du Louvre 3, 2005, p. 42-46.
  • « Autour du thème de Jésus retrouvé au temple par ses parents. La peinture religieuse », Jacques Stella. La première rétrospective, Dossier de l’Art n° 136, 2006, p. 32-43.
  • « Note d’iconographie à propos des amours d’Achille et de Déidamie sur quelques textiles coptes », Journal of Coptic Studies, 8 (2006), p. 137-145.
  • « De la momie au fragment : l’exposition des reliques au Moyen Âge », avec Jannic Durand, Actes du premier colloque international de pathographie (Loches, 22-), Paris, 2006.
  • « Une action de Patrimoine sans frontières en Albanie : le programme Voskopojë sans frontières », Patrimoine mondial : gestion et mise en valeur, dépense ou investissement pour quelles retombées économiques, Actes du colloque (Briançon, ), Briançon, 2007, p. 21-22.
  • « Les corps saints extraits des catacombes romaines (XVIIe – XIXe siècles) », Actes du deuxième colloque de pathographie (Loches, ), Paris.
  • « Inscribed Fabrics from Egypt. A Study in Greek and Coptic Textile Epigraphy », Journal of Coptic Studies, vol. 11 (2009), p. 157-180.
  • « Du naturel au synthétique. Les matériaux des années 1945-1975 », avec Daniel Bernard, Mobi-boom. L’explosion du design en France (1945-1975), Paris, musée des Arts décoratifs, p. 96-133.
  • Maximilien Durand, « Un musée des Tissus au xxie siècle ? », Perspective. Actualité en histoire de l’art, Institut national d’histoire de l’art, no 1,‎ 2016/juin/30, p. 9–12 (ISSN 1777-7852, DOI 10.4000/perspective.6240, lire en ligne, consulté le ).

Conférences

modifier

Articles connexes

modifier

Notes et références

modifier
  1. ↑ « Maximilien Durand - Biographie », sur Le Journal Des Arts (consulté le )
  2. 1 2 Musée du Louvre, « Maximilien Durand nommé directeur de la préfiguration du département des Arts de Byzance et des chrétientés d’Orient », sur Espace presse du musée du Louvre, (consulté le )
  3. ↑ P.-R. L, « PARFUM DE SAINTETÉ, de Maximilien Durand », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ Communiqué de presse sur la nomination de Maximilien Durand à la tête des Musées des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon, Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon.
  5. ↑ Maximilien Durand, « Un musée des Tissus au xxie siècle ? », Perspective. Actualité en histoire de l’art, Institut national d’histoire de l’art, no 1,‎ 2016/juin/30, p. 9–12 (ISSN 1777-7852, DOI 10.4000/perspective.6240, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ Didier Rykner, « Les musées des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon, des collections exceptionnelles en danger », sur La Tribune de l'Art, (consulté le )
  7. ↑ « Musée des Tissus : départ du directeur Maximilien Durand », sur www.latribune.fr, (consulté le )
  8. ↑ « Dior Héritage : Maximilien Durand responsable de la conservation préventive et de la régie », sur News Tank Culture (consulté le )
  9. ↑ Adrien Goetz, "Arts de Byzance et des Chrétientés d'Orient", in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, n° 60, automne 2022, p.85.
  10. 1 2 « Au Louvre, des directeurs de département entre responsabilités internes et rôle national », sur Le Journal Des Arts (consulté le )
  11. ↑ « Pour comprendre notre rapport actuel aux images, il faut s’interroger sur celui que les Byzantins entretenaient avec elles », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )

Liens externes

modifier