Maximilien Misson

écrivain français

François Misson, né vers 1650 à Lyon et mort en 1722, est un écrivain français protestant. Il est surtout connu pour avoir crée à travers ses récits de voyage en Europe la mode du « Grand Tour ».

Maximilien Misson
Page de titre du Nouveau Voyage d'Italie, édition néerlandaise, Utrecht, 1724.
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Biographie

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François Maximilien Misson, né vers 1650, est le fils d'un pasteur.

Le jeune Maximilien Misson se destine, comme son père au pastorat protestant et fait des études à Genève[1].

Á la suite de la révocation de l'édit de Nantes en , il abandonne la carrière ecclésiastique et sa charge de conseiller au Parlement de Paris pour se réfugier en Angleterre. Il est engagé comme précepteur d’un jeune aristocrate britannique, Charles Hamilton, comte d'Arran (en), avec qui il voyage de 1687 à 1688, effectuant le « Grand Tour » à travers Europe. Il publie ses récits de voyage, notamment de celui en Italie qui le rend célèbre (Nouveau Voyage d'Italie). Cet ouvrage, sorte de guide de voyage avant la lettre, fournit l'itinéraire standard du « Grand Tour » et sera réédité à de nombreuses reprises. Le ton polémique de l'ouvrage à connotation protestante louant l'exemple de la Hollande terre d'accueil et de tolérance et dénigrant l'obscurantisme de l'Italie a été pour cette raison mal reçu dans les milieux catholiques[2].

En 1707, il est également éditeur du récit de voyage de François Leguat dans l'océan Indien.

Le second ouvrage connu de Misson donna naissance à une sorte de dictionnaire descriptif de Londres (Mémoires et observations faites par un voyageur en Angleterre) publié en 1698. Il est également l'auteur du texte documentaire, Le théâtre sacré des Cévennes publié à Londres en 1707 dont le but sera de défendre contre leurs détracteurs les « Inspirés » huguenots des Cévennes. À ce titre, il est mêlé à « l'affaire des Prophètes »[3].

Ultérieurement, son nom a inspiré celui d'un des deux fondateurs de la colonie pirate peut-être imaginaire de Libertalia dans l'Histoire générale des plus fameux pyrates, que l'on attribue souvent à Daniel Defoe.

Misson passe le reste de sa vie en Angleterre, se mêlant aux querelles de la colonie française de Londres. Déconsidéré, il meurt dans la misère en 1722.

Œuvres

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  • Misson, Maximilien (1691), Nouveau voyage d'Italie, avec un mémoire contenant des avis utiles à ceux qui voudront faire le mesme voyage, Tome I, Tome II, Tome III, Tome IV.
  • Misson de Valbourg, Henri (1698), Mémoires et observations faites par un voyageur en Angleterre, sur ce qu'il y a de plus remarquable, La Haye (Henri Misson est présenté comme l'auteur, mais le livre est généralement attribué au frère de l'auteur : François Maximilien Misson.
  • Misson, Maximilien, (1707) Le Théâtre sacré des Cévennes

Notes et références

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  1. Frank Lestringant, « Un protestant en Italie : François-Maximilien Misson », Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages, (lire en ligne)
  2. Frank Lestringant, Le livre des îles : atlas et récits insulaires de la Genèse à Jules Verne, Genève, Droz, (lire en ligne), p. 107-109
  3. Charles Bost, « Les « Prophètes des Cévennes » au XVIIIe siècle », Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, vol. 5, no 5, , p. 401–430 (DOI 10.3406/rhpr.1925.2547, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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