Megarrhamphini

tribu d'insectes hétéroptères (punaises)

Les Megarrhamphini sont une tribu d'insectes hémiptères du sous-ordre des Hétéroptères (les punaises), au sein de la famille des Pentatomidae et de la sous-famille des Phyllocephalinae. Elle contient une dizaine d'espèces réparties en trois genres, relativement peu communes.

Description

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Au sein des Phyllocephalinae, les espèces de cette tribu se distinguent par un corps plutôt étroit[2], une tête très longue, autant, voire plus, que le pronotum, et des jugas étirés en avant du clypéus et plus long que ce dernier[3].

Répartition et habitat

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Ces punaises se rencontrent exclusivement du Pakistan à Taïwan (sud-est du Paléarctique) et dans l'écozone indomalaise, de l'Inde aux Phillipines et à l'Indonésie (jusqu'à Java et Sumatra)[4],[5].

Biologie

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Megarrhamphus hastatus, observée à Hong-Kong.

Comme les autres Phyllocephalinae, les Megarrhamphini sont phytophages et se nourrissent principalement sur des graminées (ou Poaceae)[6]. Le genre Bakerandolotus a été trouvé sur la « canne de Provence »[7], et sur la canne à sucre du Bengale (Tripidium bengalense), et le genre Megarrhamphus sur le riz asiatique et sur le maïs[6].

Systématique

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Imtiaz Ahmad a décrit les Megarrhamphini en 1981[8], et, avec Syed Kalamuddin en donne une description en 1988[9], dans le cadre d'un travail approfondi sur les Phyllocephalinae durant les années 1970 à 1990, principalement concernant la région indomalaise. David Rider a repris la même organisation dans sa classification synthétique des Phyllocephalinae[10], dont, comme pour l'ensemble des Pentatomidae, la phylogénie reste à confirmer par des analyses moléculaires[11], encore rares pour ce groupe[12], ce qui pourrait conduire à les redéfinir comme une tribu au sein des Pentatominae[13].

Parmi les genres, Bakerandolotus a d'abord été décrit par Ahmad & Kamaluddin sous le nom de Dinocoris[3] en 1976, mais ce nom étant déjà utilisé (Dinocoris Burmeister, 1835, genre de Pentatomidae Discocephalinae), ils l'ont rebaptisé deux ans plus tard[14].

Étymologie

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Le nom des Megarrhamphini a été forgé sur la base du nom du genre le plus ancien du groupe, Megarrhamphus, décrit par Bergroth en 1891, et signifiant « à très gros museau », du grec μέγας, mégas grand ») et ῥάμφος, ramphos bec recourbé »)[15], en raison de la forme de sa tête.

Liste des genres

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Selon David A. Rider[10], les genres sont les suivants :

Références

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  1. BioLib, consulté le .
  2. (en) Randall T. Schuh et Christiane Weirauch, True bugs of the world (Hemiptera, Heteroptera) : classification and natural history., Manchester, Siri Scientific Press, , 800 p. (ISBN 978-0-9957496-9-6 et 0-9957496-9-8, OCLC 1125224106, lire en ligne), p. 495 & pl. 23
  3. 1 2 (en) I. Ahmad, S. Kamaluddin, I. Ahmad et S. Kamaluddin, « A new genus and three new species of Phyllocephalinae (Pentatomomorpha: Pentatomidae) from Pakistan with notes on their zoogeography and phylogeny », Entomologische Mitteilungen aus dem Zoologischen Museum Hamburg, vol. 5, no 93, , p. 81–95 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  4. (en) « Catalogue of Palaearctic Heteroptera: Subfamilia Phyllocephalinae Amyot & Serville, 1843 » [archive du ], sur catpalhet.linnaeus.naturalis.nl (consulté le )
  5. (en) David A. Rider et Le-Yi Zheng, « Checklist and nomenclatural notes on the Chinese Pentatomidae (Heteroptera). II. Phyllocephalinae, Podopinae », Proceedings of the Entomological Society of Washington, vol. 107, no 1, , p. 90–98 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  6. 1 2 (en) David Rider, « Plant Host Records - Pentatomidae: Phyllocephalinae : List by Phyllocephaline Species », sur www.ndsu.edu, (consulté le )
  7. La canne de Provence est également présente en Asie, malgré ce que son nom peut laisser croire
  8. (en) David A. Rider, « Family Pentatomidae Leach, 1815 », dans Aukema, B. & C. Rieger, Catalogue of the Heteroptera of the Palaearctic Region, vol. 5, Amsterdam, The Netherlands Entomological Society, (lire en ligne), pp. 377-378
  9. (en) I. Ahmad et S. Kamaluddin, « A New Tribe and a New Species of the Subfamily Phyllocephalinae (Hemiptera: Pentatomidae) from the Indo-Pakistan Subcontinent », Oriental Insects, vol. 22, no 1, , p. 241–258 (ISSN 0030-5316 et 2157-8745, DOI 10.1080/00305316.1988.11835490, lire en ligne, consulté le )
  10. 1 2 « Phyllocephalinae », sur www.ndsu.edu (consulté le )
  11. (en) Jocelia Grazia, Randall T. Schuh et Ward C. Wheeler, « Phylogenetic relationships of family groups in Pentatomoidea based on morphology and DNA sequences (Insecta: Heteroptera) », Cladistics, vol. 24, no 6, , p. 932–976 (ISSN 0748-3007 et 1096-0031, DOI 10.1111/j.1096-0031.2008.00224.x, lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Dan Lian, Jiufeng Wei, Chao Chen et Minmin Niu, « Comparative analysis and phylogeny of mitochondrial genomes of Pentatomidae (Hemiptera: Pentatomoidea) », Frontiers in Genetics, vol. 13, (ISSN 1664-8021, DOI 10.3389/fgene.2022.1045193, lire en ligne, consulté le )
  13. (en) Marcos Roca‐Cusachs, Cristiano F. Schwertner, Junggon Kim et Joe Eger, « Opening Pandora's box: molecular phylogeny of the stink bugs (Hemiptera: Heteroptera: Pentatomidae) reveals great incongruences in the current classification », Systematic Entomology, vol. 47, no 1, , p. 36–51 (ISSN 0307-6970 et 1365-3113, DOI 10.1111/syen.12514, lire en ligne, consulté le )
  14. (en) Ahmad, I. et Kamaluddin, S., « A new genus and a new species of Phyllocephalinae (Hemiptera: Pentatomidae) with phylogenetic considerations », Transactions of the Shikoku Entomological Society, vol. 14, nos 1-2, , p. 1–6
  15. Suffixe utilisé par exemple dans le nom de la famille des toucans, les « Ramphastidae » (littéralement, les « à gros bec »).


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