Melogale moschata

espèce de mammifères

Mélogale de Chine, Blaireau-furet de Chine

Melogale moschata
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Mélogale de Chine au zoo de Prague (République tchèque).
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mustelidae
Sous-famille Helictidinae
Genre Melogale

Espèce

Melogale moschata
(Gray, 1831)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image Chinese Ferret-badger area.png.

Synonymes

La Mélogale de Chine (Melogale moschata), également connue sous le nom de Blaireau-furet de Chine, est une espèce de mammifères carnivores de la famille des Mustélidés. C'est une blaireau-furet que l'on rencontre abondamment dans l'est de l'Asie, bien qu'elle y soit encore parfois chassée pour sa chair ou sa fourrure[2].

Dénominations

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Taxonomie

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Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1831 par le zoologiste britannique John Edward Gray (1800-1875).

Liste des sous-espèces

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Selon ITIS ()[7] :

  • sous-espèce Melogale moschata ferreogrisea (Hilzheimer, 1905)
  • sous-espèce Melogale moschata millsi (Thomas, 1922)
  • sous-espèce Melogale moschata moschata (Gray, 1831)
  • sous-espèce Melogale moschata sorella (G. M. Allen, 1929)
  • sous-espèce Melogale moschata taxilla (Thomas, 1925)

La sous-espèce Melogale moschata hainanensis Zheng & Xu, 1983 a été intégrée à la sous-espèce nominale.

La Mélogale de Taïwan, autrefois considérée comme une sous-espèce sous le nom de Melogale moschata subaurantiaca, est devenue une espèce à part entière Melogale subaurantiaca à la suite d’une étude menée en 2019 [8].

Description

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Crâne d’une mélogale de Chine

La mélogale de Chine mesure de 30 à 40 cm pour un poids de 1 à kg. Son corps est élancé. Son pelage est court. Son dos varie du brun-chocolat foncé au fauve ou au brun-gris. Son ventre varie du blanc à l'orangé. Le dessus de sa tête est noir avec une tache frontale blanche et une autre de même couleur au milieu du crâne. Ses oreilles sont grandes. Sa queue est longue et touffue.

Cette mélogale est essentiellement nocturne. Son territoire varie entre 4 et 9 ha. Elle se nourrit de petits animaux dont des insectes, des vers de terre, des escargots, des grenouilles et parfois de fruits. Elle se réfugie dans des terriers[9].

Écologie et comportement

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Distribution et habitat

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Cette espèce se rencontre en Birmanie, dans le sud de la Chine, en Inde, au Laos et au Viêt Nam. La mélogale s’acclimate bien aux zones habitées par l’Homme, tirant parti de sites anthropiques adaptés comme lieux de repos, tels que les tas de bois ou les amas de pierres, et utilisant les terres agricoles et les potagers comme zones d’alimentation. Les mélogales créent peu de conflits avec les populations humaines environnantes, car ils s’attaquent rarement aux poulets ou au bétail et ont tendance à ne pas endommager les biens[10].

Activité

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La mélogale de Chine est active au crépuscule et durant la nuit. C’est une bonne grimpeuse. En cas de menace, elle émet des sécrétions anales à l’odeur nauséabonde. Elle se repose durant la journée dans des terriers, comme ceux de petits rongeurs, ou dans des formations naturelles telles que des fissures rocheuses. Elle construit également des abris de fortune dans de faibles dépressions du sol[10].

Elles disposent de petits domaines vitaux qui, d’après les résultats d’une étude menée entre 1994 et 1996, atteignent en moyenne environ 10,6 ha. Les domaines vitaux des mélogales mâles et femelles se chevauchent, ce qui suggère une absence de territorialité entre les membres de l’espèce. Malgré la petite taille de leurs domaines vitaux, les mélogales sont toutefois des animaux relativement nomades, passant d’un site de repos à l’autre sans établir de résidence permanente. Ils peuvent établir des sites de repos à usage unique ou choisir d’occuper un lieu particulier pendant plusieurs jours[10].

Régime alimentaire

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La mélogale de Chine se nourrit de fruits, d’insectes, de petits animaux et de vers. Les vers de terre, les amphibiens et les insectes constituent des éléments importants de son régime alimentaire[11].

Elle consomme également des fruits charnus tels que ceux du prunier de Chine, de l’arbre aux raisins d’Orient, du plaqueminier et du kiwi de Chine[12].

Reproduction

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Les mélogales de Chine s’accouplent en mars. La femelle met bas une portée pouvant compter jusqu’à trois petits en mai ou juin. Les nouveau-nés sont aveugles et déjà bien pourvus de fourrure, avec le même motif de coloration que les adultes. Leurs yeux s’ouvrent vers l’âge de deux semaines[13].

Maladies

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La mélogale de Chine est associée à des flambées rapportées de rage humaine dans le sud-est de la Chine et à Taïwan, les premières ayant été signalées en 1997 et la plus récente en 2008. Aucun décès n’a été rapporté dans ces cas ; toutefois, il n’existe actuellement aucun vaccin antirabique destiné aux mélogales[14],[15].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. UICN, consulté le .
  3. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  4. (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names) (ill. Lluis Sogorb), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p., 24 x 31 cm / 4,6 kg (ISBN 978-84-16728-66-4, présentation en ligne), p. 686
  5. Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  6. (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0444518770), 9780444518774. 857 pageRechercher dans le document numérisé
  7. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  8. (en) Rozhnov, V. V., Korablev, M. P. et Abramov, A. V., « Systematics and Distribution of Ferret Badgers Melogale (Mammalia, Mustelidae) in Vietnam: First Genetic Data », Doklady Biological Sciences, vol. 485, no 1, , p. 47–51 (ISSN 1608-3105, PMID 31197594, DOI 10.1134/S001249661902008X, S2CID 189763275)
  9. (fr + en) Eric Losh, Project Anoulak (trad. Camille Coudrat, ill. Eric Losh), Merveilles des Annamites : La Vie dans les Montagnes Lao-Vietnamiennes / Wonders of the Annamites : Life in the Mountains of Laos and Vietnam, Ornans, Association Projet Anoulak, , 44 p. (ISBN 978-0-9922365-6-4), Le Blaireau-Furet page 38
  10. 1 2 3 (en) Wang, H. et Fuller, T.K., « Ferret badger Melogale moschata activity, movements, and den site use in southeastern China », Acta Theriologica, vol. 48, no 1, , p. 73–78 (DOI 10.1007/BF03194267, lire en ligne)
  11. (en) Chuang, S. et Lee, L., « Food habits of three carnivore species (Viverricula indica, Herpestes urva, and Melogale moschata) in Fushan Forest, Northern Taiwan », Journal of Zoology, vol. 243, , p. 71–79 (DOI 10.1111/j.1469-7998.1997.tb05757.x, lire en ligne)
  12. (en) Zhou, Y.B., Zhang, L., Kaneko, Y., Newman, C. et Wang, X.M., « Frugivory and seed dispersal by a small carnivore, the Chinese ferret-badger, Melogale moschata, in a fragmented subtropical forest of central China », Forest Ecology and Management, vol. 255, no 5, , p. 1595–1603 (DOI 10.1016/j.foreco.2007.11.018)
  13. (en) Storz, J.F. et Wozencraft, W. C., « Melogale moschata », Mammalian Species, no 631, , p. 1–4 (DOI 10.2307/3504333, JSTOR 3504333)
  14. (en) Zhang, S., Tang, Q., Wu, X., Liu, Y., Zhang, F., Rupprecht, C. E. et Hu, R., « Rabies in ferret badgers, southeastern China », Emerging Infectious Diseases, vol. 15, no 6, , p. 946–949 (PMID 19523299, PMCID 2727325, DOI 10.3201/eid1506.081485 Accès libre)
  15. (en) Zhang, S., Liu, Y., Hou, Y., Zhao, J., Zhang, F., Wang, Y. et Hu, R., « Epidemic and maintenance of rabies in Chinese ferret badgers (Melogale moschata) indicated by epidemiology and the molecular signatures of rabies viruses », Virologica Sinica, vol. 28, no 3, , p. 146–151 (PMID 23689981, PMCID 8208346, DOI 10.1007/s12250-013-3316-7, S2CID 14169407)

Liens externes

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