Membrillo Bajo
Membrillo Bajo est un ancien hameau espagnol appartenant au territoire communal de Zalamea la Real. C'est aujourd'hui un Lieu de Mémoire Historique d'Andalousie.
| Membrillo Bajo | |
Restes du hameau | |
| Pays | |
|---|---|
| Localisation | Andalousie |
| Coordonnées | 37° 38′ 05″ nord, 6° 37′ 46″ ouest |
| Cause | Village incendié après exécution des habitants |
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Histoire
modifierAu milieu du XIXe siècle, le hameau avait une population recensée de 117 habitants. La localité est décrite ainsi dans le onzième volume du Diccionario geográfico-estadístico-histórico de España y sus posesiones de Ultramar de Pascual Madoz:
« MEMBRILO BAJO: ald. agregada al ayunt. de Zalamea la Real, en la prov. de Huelva (10 leg.), part. jud. de Valverde del Camino (1 1/2). pobl.: 20 vec, 117 alm. Su riqueza y contr. con su ayunt. (V.). »
— (Madoz, 848, p367)
En 1937, le hameau comportait 113 habitants. Avec l'arrivée de la Seconde République en 1931, beaucoup d'entre eux s'étaient impliqués dans un projet d'identification et enregistrement d'ejidos et d'abreuvoirs de propriété publique. 23 habitants ont signé un écrit de protestation contre l'adjudication à un particulier, par un tribunal de Valverde, de terrains qu'ils considéraient être de domaine public. En avril 1934, un nouvel écrit est enregistré dénonçant l'arrachage de bornes qui indiquaient les ejidos publics, et le vol de bois des terres communales de la part de propriétaires terriens. Après le putsch de 1936, beaucoup de ces propriétaires ont été incarcérés par les autorités du parti républicain[1].
Zalamea a été prise par le parti franquiste le 25 août 1936[1]. Pendant l'été 1937, le village a été détruit par des miliciens de la Phalange et des membres de l'armée. De nombreux habitants ont été exécutés sur une période de quelques jours et les maisons ont ensuite été incendiées[2]. Cette action est interprétée comme une punition infligée aux habitants pour leur défense des intérêts communaux[3].
L'épisode de la destruction du hameau a inspiré le roman La raya del miedo (Le trait de la peur), publié par Rafael Moreno en 2003[2].
Le 27 décembre 2013 le lieu a été déclaré Lieu de Mémoire Historique d'Andalousie[3].
En 2021, il ne reste qu'une personne vivante témoin de cette tragédie, qui habite dans le village voisin de Marigenta où elle a été déplacée après ce massacre.
Références
modifier- 1 2 (es) Jesús Pérez López, « El Membrillo Bajo, esta tierra que si es nuestra », Revista La Comuna, (consulté le )
- 1 2 (es) Manuel J. Albert, « Un pueblo borrado en la Guerra Civil », El País, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Acuerdo de 27 de diciembre de 2013, del Consejo de Gobierno, por el que se declaran treinta y cuatro Lugares de Memoria Histórica de Andalucía. », www.juntadeandalucia.es (consulté le )
Bibliographie
modifier- Pascual Madoz, Diccionario geográfico-estadístico-histórico de España y sus posesiones de Ultramar, vol. XI, Madrid, (lire en ligne), « Membrilo Bajo »
