Ménaka
Ménaka (en berbère : ⵎⵏⴾⴰ) est une ville et une commune urbaine malienne, chef-lieu du cercle de Ménaka et de la région de Ménaka[2].
| Ménaka | |
Vue générale de Ménaka en | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Ménaka |
| Cercle | Ménaka |
| Maire | Bayes Ag Mohamed (Adéma-Pasj) |
| Code | 10010104 |
| Démographie | |
| Gentilé | Ménais, Ménaise |
| Population | 48 083 hab. (2024) |
| Densité | 22 hab./km2 |
| Population précédent recensement | 14 781 hab. |
| Géographie | |
| Coordonnées | 15° 55′ 00″ nord, 2° 24′ 00″ est |
| Superficie | 218 500 ha = 2 185 km2 [1] |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | Ménaka.Mab |
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|
Géographie
modifierLa localité de Ménaka est située sur la route nationale RN 20 à 1 507 km à l'est de la capitale Bamako[3]. La commune est bordée à l’est par la commune d’Inékar, au nord par celle de Tidermène, à l’ouest par le cercle d'Ansongo et au sud par la ville d'Ouallam en république du Niger.
Histoire
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Au XIXe siècle, la localité de Ménaka a été la « capitale » des Touaregs Iwilimiden. Le , le MPA (Mouvement populaire de l'Azawad) dirigé par Iyad Ag Ghali attaque la prison de Ménaka, l'opération se solde par la libération de rebelles maliens, la prise d'une importante quantité d’armes et de munitions et deux morts dans les rangs de l'armée malienne. Cette alerte pousse le régime du Président Moussa Traoré à la négociation[4].
La commune de Ménaka est mise en place en 1999, suite à la loi portant sur la création des communes maliennes en 1996[5].
Lors de l'insurrection de 2012, la ville est la première à tomber sous le contrôle d'un groupe rebelle touareg, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le [6]. Le MNLA est rapidement supplanté par des mouvements islamistes comme Ansar Dine, et surtout le MUJAO qui prennent le contrôle de la ville et y instaurent la charia. À la suite de l'engagement militaire de la France en dans le cadre de l'opération Serval, l'armée française, appuyée par celle du Mali, reprend progressivement la boucle du Niger et notamment Gao le 26 et . De manière coordonnée, le même jour un contingent de soldats tchadiens et nigériens, venus du Niger, reprend Ménaka ainsi qu'Andéramboukane aux islamistes[7]. Durant les mois qui suivent, les troupes nigériennes sont chargées par la MINUSMA, avec des éléments français, de sécuriser la ville[8].
Au cours du mois de , la ville connaît un important afflux de déplacés (plus de 2 500 personnes) fuyant « d'abord les violences de l'État islamique, mais aussi les bombardements de l'armée malienne »[9]. L'émir du JNIM (qui a succédé à Ansar Dine), Iyad Ag Ghali, évoque « une période […] sanglante où les gens se trouvent entre l'enclume des extrémistes et le marteau de l'armée de l'apostasie et des mercenaires de Wagner »[10],[11].
Population
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La population de la localité de Ménaka atteint 9 138 habitants en 2009[12].
Villages
modifierLa commune s'étend sur 21 localités relevées lors du recensement général de 2009[13]. Les villages les plus peuplés sont :
- Ménaka (9 138 habitants) ;
- Zambouritène (1 600 habitants) ;
- Ibogolitène (1 478 habitants).
Administration
modifier| Année | Maire élu | Parti politique |
|---|---|---|
| 2004 | Bayes ag Mohamed | Adéma-Pasj |
| 2009 | Bayes ag Mohamed | Adéma-Pasj |
Aux dernières élections communales du , la liste de l'Adéma-PASJ a recueilli 19 sièges, les 4 autres se répartissant équitablement entre le RPM et l'URD[14]. Il y a eu 16 910 suffrages exprimés pour 27 811 inscrits.
Jumelage
modifierNotes et références
modifier- ↑ [PDF] Document officiel
- ↑ « http://www.primature.gov.ml/index.php?option=com_content&view=article&id=8129:communique-du-conseil-des-ministres-du-14-decembre-2011&catid=79:les-communiques »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ Distances, coordonnées sont mesurées à l'aide de Openstreetmap
- ↑ Amzat Boukari-Yabara, Mali, Collection monde arabe, monde musulman, De Boeck Supérieur, 2014
- ↑ Promulgation de la loi no 96-059 le
- ↑ Ménaka, triste symbole de la rébellion armée, un 17 janvier… par Mame Diarra Diop dans Le Journal du Mali le .
- ↑ Les islamistes perdent encore du terrain dans 20 Minutes (édition suisse) le .
- ↑ Trois minutes pour comprendre les enjeux de l'élection au Mali dans Libération du .
- ↑ David Baché, « Mali: « Cri du cœur » pour les déplacés de Ménaka », RFI, (consulté le ).
- ↑ Wassim Nasr, « Sahel : apparition vidéo du chef d'Al-Qaïda et l’EI contrôle une base de l’armée malienne », France 24, (consulté le ).
- ↑ Elisabeth Pierson, « «La Russie sera vaincue» : le chef d'al-Qaida au Mali pointe Wagner dans une nouvelle vidéo », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Instat Mali, 4e RGPH 2009, Répertoire des villages, p. 289,
- ↑ Instat Mali, 4e RGPH 2009, Répertoire des villages, p. 290,
- ↑ « Résultats détaillés »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)le Mali en proie à une catastrophe alimentaire : le PAM appelle à un soutien urgent pour sauver des vies.
Annexes
modifierArticles connexes
modifier- Alliance démocratique du 23 mai pour le changement
- Accords d'Alger (2006) – accords concernant le règlement du soulèvement du .