Le Messak Settafet est un massif de grès situé dans le Sud-Ouest de la Libye[1]. Il culmine à une altitude d'environ 300 mètres[2]. Le massif regorge d'art rupestre préhistorique, en particulier sur le site de Wadi Mathendous. Il a également livré des outils lithiques en grand nombre.

Messak Settafet
Image illustrative de l’article Messak Settafet
Gravures rupestres au Wadi Mathendous, site du Messak Settafet
Localisation
Pays Drapeau de la Libye Libye
Province Fezzan
District Wadi al Hayaat
Coordonnées 25° 45′ 48″ nord, 12° 10′ 13″ est
Histoire
Époque Néolithique
Géolocalisation sur la carte : Libye
(Voir situation sur carte : Libye)
Messak Settafet
Messak Settafet
Girafes au Wadi Mathendous

Ce massif est proche du Tadrart Acacus[3].

Historique

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L'allemand Heinrich Barth a été le premier Européen à traverser le massif d’est en ouest en 1850 et a découvert et décrit les premiers pétroglyphes de cette région sur le site de Wadi Mathendous[4].

Art rupestre

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Il existe de nombreuses gravures rupestres sur les parois du Messak Settafet, en particulier sur le site de Wadi Mathendous. Les faces gravées des rochers sont couvertes d'un vernis foncé contenant des minéraux non présents naturellement dans le grès. Le vernis de quelques micromètres d'épaisseur, contenant des oxydes de fer et de manganèse, a probablement été apposé sur la roche alors que la zone était beaucoup plus humide, il y a quelque 5 000 ans, au Néolithique. La majorité des gravures rupestres de la région ont probablement d'abord été gravées puis vernies, probablement avec un mélange d'eau, pour produire une belle finition[5].

Henri Lhote pose l'hypothèse de cinq périodes des styles picturaux du Sahara: les périodes dites Bubaline, Têtes rondes, Bovidienne, Caballine et Caméline, qui s'étendant du début du Néolithique jusqu'à l'Âge du fer. Cette théorie est invalidée par la recherche contemporaine, et en particulier par les travaux de Jean-Loïc Le Quellec[6].

Outils lithiques

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Le Messak Settafet est jonché d'outils en pierre du Paléolithique supérieur, du Mésolithique et du Néolithique. Une étude récente sur des zones choisies au hasard dans la région a estimé que la densité des outils pouvait atteindre jusqu'à 75 outils par mètre carré en certains endroits[2].

Notes et références

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  1. (en) National Geospatial-intelligence Agency, « Mesak Settafet: Libya », Geographical Names, geographic.org (consulté le )
  2. 1 2 (en) Robert A. Foley et Marta Mirazón Lahr, « Lithic Landscapes: Early Human Impact from Stone Tool Production on the Central Saharan Environment », PLOS One, vol. 10, no 3, , e0116482 (PMID 25760999, PMCID 4356577, DOI 10.1371/journal.pone.0116482)
  3. Carte présentant les deux massifs : sur : Giuma Anag,1Mauro Cremaschi,2Savino di Lernia,3,4and Mario Liverani, « The Messak Settafet plateau, an endless mine for human activities » dans P1: GDX/LCT P2: GCR/GCY QC:African Archaeological Review [aar] pp480-aarr-373029 May 1, 2002 10:19 Style file version Nov. 19th, 1999African Archaeological Review, Vol. 19, No. 2, June 2002 (C°2002)ForumEnvironment, Archaeology, and Oil: The MessakSettafet Rescue Operation (Libyan Sahara).
  4. (de) Heinrich Barth, Voyages et découvertes en Afrique du Nord et du Centre, Gotha, 1855–1858, rééd. Saarbrücken 2005, vol. 1, (ISBN 3-927-68824-X), pages 210 et suiv.
  5. (en) « Mesak Settafet and Mellet », Temehu (consulté le )
  6. Jean-Loïc Le Quellec, Des martiens au Sahara: deux siècles de fake news archéologiques, Éditions du Détour, (ISBN 979-10-97079-23-9)

Voir aussi

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