Michael Aschwanden
Michael Aschwanden, né à Seelisberg le et mort à Flüelen le , est un photographe suisse.
Biographie
modifierMichael Aschwanden naît le à Seelisberg, dans le canton d'Uri, en Suisse[1]. Il est originaire du même lieu[1]. Son père, qui porte le même prénom, est agriculteur[1].
Il suit sa scolarité à l'école cantonale d'Altdorf[2], puis fait une formation de lithographe chez Benzinger & Co. à Einsiedeln. En 1889, il s'installe à Munich, où il exerce les métiers de lithographe et de dessinateur tout en étudiant à l'Académie des beaux-arts jusqu'en 1892. En 1898, il fait l'acquisition de son premier appareil photographique à plaques. Il apprend la photographie en autodidacte[2].
En 1907, il épouse Sophie Hill, dont le père était correcteur au journal « Vaterland »[1]. De cette union naissent six enfants. Quatre d'entre eux aussi devenus photographes par la suite[2].
À partir d'environ 1900, il photographie dans le canton d'Uri, où il possède une maison d'édition de cartes postales. Outre des paysages, il réalise également des portraits ; ces derniers étaient effectués dans son appartement, qui lui servait aussi de studio photo[2]. En 1912, il s'installe à Flüelen et en 1914 il aménage son commerce dans une anfractuosité rocheuse, directement au bord de l'Axenstrasse[2].



Il réalise des milliers de clichés de passants empruntant cette rue à pied, en charrette à cheval, à vélo ou en automobile, et les développe sur place dans sa chambre noire mobile. Il a ainsi documenté de nombreux modèles d'automobiles des débuts[1].
Il met au point un procédé permettant de développer et de finaliser les photographies en un quart d'heure. Ses jeunes assistants, et tout particulièrement son fils Richard, se chargeaient ensuite d'apporter les clichés aux clients : ils les suivaient à vélo et leur remettaient les photographies développées lors de leur prochaine halte. À la fin des années 1920, la circulation automobile de plus en plus dense et l'essor de la photographie amateur mettent fin à cette activité[2].
Richard Aschwanden effectue son apprentissage de photographe auprès de son père, reprend l'entreprise de Michael Aschwanden — qu'il gère d'abord avec sa sœur Sophie — et la réinstalle à Altdorf. Plus tard, les enfants de Richard Aschwanden, Verena et Hanstoni, reprennent l'entreprise[2]. Celle-ci ferme ses portes en 2010, faute de repreneur capable de tirer un revenu suffisant d'un magasin de photographie à l'ère du numérique. Une grande partie des photographies d'Aschwanden est passée dans les collections des Archives d'État d'Uri[3].
Postérité
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 Sylvia Bärtschi-Baumann (trad. André Naon), « Michael Aschwanden » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- 1 2 3 4 5 6 7 (de) « Aschwanden Michael 1865 », sur Fotohistory.ch (Association pour la recherche et la préservation de l’histoire du commerce suisse de la photographie, fondée en 2012) (consulté le )
- ↑ (de) Martina Regli, « Erfolgsgeschichte endet nach 112 Jahren », Urner Wochenblatt (de), (consulté le )
- ↑ (de) « Unterwegs auf der Axenstrasse 1911 - 1939 : Photographien von Michael Aschwanden », sur Deutsche Digitale Bibliothek, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :