Michael Browne

prélat catholique

Michael Browne, né le et mort le , est un prêtre dominicain irlandais, et maître de l'Ordre des Prêcheurs (dominicains) de 1955 à 1963. Théologien du Saint-Siège, il est créé cardinal de l'Église catholique en 1962.

Michael Browne
Biographie
Naissance
Grangemockler (en) (Irlande)
Ordre religieux Ordre des Prêcheurs
Ordination sacerdotale
Décès (à 83 ans)
Rome
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Jean XXIII
Titre cardinalice Cardinal-diacre de S. Paolo alla Regola
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par le
pape Jean XXIII
Archevêque titulaire d'Idebessus (de)
Maître de l'ordre des Prêcheurs

Blason
«Viae tuae Veritas» (Ps 118, 151)
« Dans tes voies est la Vérité »
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Biographie

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Michael Browne entre chez les dominicains en 1903 à Dublin. Il étudie au Rockwell College, puis à la Basilique Saint-Clément-du-Latran de Rome ainsi qu'à l'Université de Fribourg[1].

Michael Browne est ordonné prêtre le . Il devient enseignant en philosophie à l'Angelicum (Université dominicaine de Rome) à partir de 1919.

Maître de l'Ordre des Prêcheurs (dominicains) de 1955 à 1963, il est créé cardinal par le pape Jean XXIII lors du consistoire du avec le titre de cardinal-diacre de S. Paolo alla Regola.

Un mois plus tard, il est consacré évêque par le pape lui-même, avec le titre d'archevêque titulaire d'Idebessus (de).

Il meurt à 83 ans le .

Rôle dans l'enquête visant Marie-Dominique Philippe (concernant des abus sexuels)

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Le 2 mai 1956, les cardinaux du Saint-Office condamnent Thomas Philippe et lui imposent la déposition en raison d'abus sexuels. Lors de l'enquête menant à cette condamnation, son frère Marie-Dominique Philippe fait lui aussi l'objet de signalements envoyés au Saint-Office[2]. Ainsi, en février 1956, à la suite de ceux-ci, le père Michael Browne, maître général des dominicains (et à ce titre membre de droit de cette instance) est chargé de procéder à l'interrogatoire de Marie-Dominique Philippe[2]. Durant cet interrogatoire, ce dernier parvient, malgré sa culpabilité, à convaincre le père Michael Browne de sa prétendue innocence. Ainsi, à la suite de celui-ci, le père Browne adressa son avis au Saint-Office :

Il [M.-D. Philippe] admet de sa part une certaine affectivité un peu exagérée envers quelque personne troublée et agitée en priant avec elle. Pourtant dans ce qu’il m’a décrit il n’y avait rien d’impur, ni même d’impudique à proprement parler[..] Je n’ai pu me former une persuasion de la culpabilité de X [MDP]. Je suis beaucoup plus de l’opinion de son innocence en tout ce qu’il y a de grave dans cette tragédie. [..][2]

Constatant son positionnement favorable en faveur du père Marie-Dominique, le Saint-Office décidera en juin 1956 que si ce dernier devait être encore interrogé, il serait mieux que ce ne soit pas par le maître général[2].

Notes et références

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  1. « The Cardinals of the Holy Roman Church - March 19, 1962 », sur cardinals.fiu.edu (consulté le )
  2. 1 2 3 4 Commission interdisciplinaire des Frères de Saint-Jean, « Comprendre et guérir – Origines et analyses des abus dans la famille Saint-Jean » [PDF], sur freres-saint-jean, (consulté le ), p. 62

Liens externes

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