Michael Edwards (poète)

poète, critique littéraire, traducteur et professeur franco-britannique

Michael Edwards, né à Barnes, près de Londres et de la Tamise, le , est un poète, critique littéraire, traducteur et universitaire franco-britannique.

Michael Edwards
Michael Edwards en 2023.
Fonction
Membre de l'Académie française
depuis le
Titre de noblesse
Knight Bachelor
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (88 ans)
BarnesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Père
Frank Ernest Edwards (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Irene Edwards (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Danielle Edwards (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions

Il est membre de l'Académie française depuis 2013[1].

Biographie

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Formation et enseignement

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Michael Edwards fait ses études à la Kingston Grammar School, fondée par Élisabeth Ire et à l'université de Cambridge, où il publie ses premiers poèmes et ses premiers articles. Après une thèse sur Jean Racine et quatre années passées en France (1961-1965), il enseigne le français, l'anglais et la littérature comparée à l'université de Warwick jusqu'en 2002.

Il est professeur au Collège de France à la chaire d'Étude de la création littéraire en langue anglaise[2].

Académie française

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Candidat à la succession de Bertrand Poirot-Delpech à l'Académie française, il n'obtient que huit voix lors de l'élection (blanche) du . Il se représente sans succès le au fauteuil 40, celui de Pierre-Jean Rémy ; il obtient cette fois le plus grand nombre de voix[3] (onze), sans éviter une nouvelle élection blanche. Une nouvelle candidature le , au fauteuil de Jean Dutourd[4], lui permet d'être élu, devenant ainsi le premier Immortel d'origine britannique.

Il est reçu sous la Coupole le par Frédéric Vitoux[5]. Il prononce le Discours sur la vertu en 2015. Sur son épée d'académicien est gravée une expression de Spinoza, « Agir bien et être joyeux ».

Il est délégué à la séance de rentrée des Cinq Académies du [6]. Il appartient également à la commission du Dictionnaire[7].

Décorations

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Thématiques de l'œuvre

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Ses livres, sur la littérature, d'Homère à aujourd'hui, sur la peinture, la musique, le langage, la Bible, et sur certains thèmes philosophiques, cherchent à développer une nouvelle vision chrétienne de la vie et de la culture. Il s'interroge également sur les rapports entre les langues et sur les représentations du monde dont elles sont porteuses.

Bénéficiant des deux nationalités, britannique et française, et bilingue, Edwards utilise dans son œuvre poétique le français et l'anglais, parfois les deux dans le cadre d'un même ouvrage (par exemple dans Rivage mobile)[9].

En tant que poète chrétien, il voit dans l'art une entre-vision de la nouvelle terre que promet la Bible à la fin des temps. Pour lui, le christianisme donne la clef de ce que pressentent tant de poètes non chrétiens, cette perception d'une autre dimension dans le réel[10].

Œuvres

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  • La Tragédie racinienne, Paris, La Pensée universelle, 1972
  • To Kindle the Starling, Solihull, Aquila, 1972
  • Eliot/Language, Portree, Aquila, 1975
  • Where, Breakish, Aquila, 1975
  • The Ballad of Mobb Conroy, Portree, Aquila, 1977
  • Towards a Christian Poetics, Londres, Macmillan, 1984
  • The Magic, Unquiet Body, Portree, Aquila, 1985
  • Poetry and Possibility, Londres, Macmillan, 1988
  • Of Making Many Books, Londres, Macmillan, 1990
  • Raymond Mason, Londres et New York, Thames & Hudson ; Paris, Cercle d'art, 1994
  • Éloge de l'attente, Paris, Belin éditeur, 1996
  • De Poetica Christiana, Budapest, Hermeuneutikai Kutatokozpont, 1997
  • Beckett ou Le don des langues, Montpellier, Espaces 34, 1998
  • Leçons de poésie, Paris, Presses universitaires de France, 2001
  • Sur un vers d'"Hamlet", leçon inaugurale de la Chaire européenne, Paris, Collège de France, 2001
  • Ombres de lune : réflexions sur la création littéraire, Montpellier, Espaces 34, 2001
  • Un monde même et autre, Paris, Desclée de Brouwer, 2002
  • Rivage mobile, Orbey, Arfuyen, 2003
  • Terre de poésie, Montpellier, Espaces 34, 2003
  • Shakespeare et la Comédie de l'émerveillement, Paris, Desclée de Brouwer, 2003
  • Étude de la création littéraire en langue anglaise, Paris, Collège de France/Fayard, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France », 2004
  • Racine et Shakespeare, Paris, Presses universitaires de France, 2004
  • Shakespeare et l'œuvre de la tragédie, Paris, Belin, 2005
  • Le Génie de la poésie anglaise, Paris, Le Livre de poche, 2006; Les Belles Lettres, 2014
  • De l'émerveillement, Paris, Fayard, 2008
  • À la racine du feu/At the Root of Fire, choix de poèmes, édition bilingue, Paris, Caractères, coll. « Planètes », 2009
  • Shakespeare : le poète au théâtre, Paris, Fayard, 2009
  • L'Étrangèreté, CD, Paris, Gallimard, coll. « À voix haute », 2010
  • Trilogie (piécette), Théâtre et poésie, Paris, TNP/Cheyne éditeur, 2010
  • Le Bonheur d'être ici, Paris, Fayard, 2011
  • Le Rire de Molière, Paris, De Fallois, 2012
  • Paris aubaine, Clichy, Éditions de Corlevour, 2012
  • Discours de réception à l'Académie française, Paris, De Fallois, 2015
  • Bible et poésie, Paris, De Fallois, 2016
  • L'Infiniment proche, Clichy, Éditions de Corlevour, 2016
  • Dialogues singuliers sur la langue française, Paris, Presses universitaires de France, 2016
  • Molière et Shakespeare, Paris, Anne Rideau Editions, 2016
  • At the Brasserie Lipp, Manchester, Carcanet, 2019
  • Pour un christianisme intempestif, Paris, De Fallois, 2020

En collaboration

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Notes et références

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  1. « Michaël Edwards », sur babelio.com.
  2. « Michael Edwards », sur college-de-france.fr.
  3. « PPDA ne sera pas immortel » sur liberation.fr.
  4. « Élection au fauteuil de M. Jean Dutourd », sur Académie française.
  5. « Réponse au discours de réception de M. Michael Edwards », sur academie-francaise.fr (consulté le ).
  6. Discours : « Le sommeil de Neptune ».
  7. Commission du Dictionnaire sur academie-francaise.fr.
  8. Il est fait chevalier par la reine Élisabeth II en 2014, avec le titre de « Sir Michael Edwards ».
    « Le premier Immortel anglais reçu jeudi à l'Académie française », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  9. Edouard Launet, « Michael Edwards, l'émerveillé », Libération, (consulté le ).
  10. Le Figaro Livres, « Bible et poésie, de Michael Edwards : le fou du Roi », sur lefigaro.fr (consulté le ).

Voir aussi

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Liens externes

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