Michel Bruguier

avocat et résistant français

Michel Bruguier, né le à Carcassonne et mort le à Paris, est un avocat et résistant français.

Michel Bruguier
Michel Bruguier, lors des obsèques des martyrs du puits de Celas.
Fonctions
Membre (d)
-
Président
Cour martiale de Nîmes (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 45 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Pseudonyme
Commandant AudibertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Parentèle
Victorien Bruguier (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Plaque commémorative.
Michel Bruguier, avocat de Medhi Ben Barka pendant son procès.

Biographie

modifier

Origines et études

modifier

Fils du député socialiste Georges Bruguier[1], Michel Bruguier naît le à Carcassonne[2]. « Monté » à Paris, il intègre les classes préparatoires du lycée Henri-IV[1].

Résistance

modifier

La débâcle et l'Occupation le poussent à s'engager dans la résistance intérieure[1]. Membre du mouvement Combat, il en devient le responsable départemental en [1].

Arrêté en et inculpé pour « menées gaullistes », il est incarcéré jusqu'en juin 1943[2]. Entré dans la clandestinité, il’est nommé inspecteur régional des Mouvements unis de la Résistance, puis promu chef des Forces françaises de l'intérieur du Gard (sous le nom de guerre de « Commandant Audibert »)[1]. « Organisateur d'exception » pour Michel Boissard, il s'attelle à l'unification de la résistance régionale[1].

Carrière d'avocat

modifier

Après la Libération, il intègre le comité départemental de libération du Gard, en sa qualité d'étudiant[1], mais il y est souvent représenté par Lucien Quet[3]. Il adhère par la suite au Parti communiste français[1].

Ayant opté pour le métier d'avocat, il plaide quelques dossiers marquants durant une carrière toutefois écourtée par la maladie ; ainsi plaide-t-il la défense de Mehdi Ben Barka en compagnie de René-William Thorp[1].

Il meurt le [4] des suites d'une hémorragie cérébrale [2] et est inhumé au cimetière de la Cité de Carcassonne.

Ouvrage

modifier
  • La France devant les accords de Bonn et le traité de Paris : leur origine, leur contenu, leurs conséquences, Paris, Mouvement de la paix, 1954 (BNF 33926100).

Distinctions

modifier

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Boissard 2006.
  2. 1 2 3 Frédérick Genevée, Sharon Elbaz, « BRUGUIER Michel, Pierre [alias "commandant Audibert", pseudonyme de Résistance », sur maitron.fr.
  3. Pierre Mazier (préf. Aimé Vielzeuf), Quand le Gard se libérait, Nîmes, Lacour, 1992, p. 142.
  4. « La mort de M. Michel Bruguier entraînera-t-elle un nouveau renvoi de l'affaire Ben Barka ? », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • Laurent Pichon et Fabrice Sugier, « Bruguier Michel dit Mondor, dit Commandant Audibert (1921-1967) », dans La Résistance dans le Gard (DVD-ROM), Paris, Association pour des études sur la résistance intérieure, (ISBN 978-2-915742-23-7) — notice individuelle non paginée.
  • Michel Boissard, « Michel Bruguier », dans Serge Velay (dir.), Visas pour le Gard : un siècle, un département, Vauvert, Au diable Vauvert, (ISBN 978-2-84626-101-2), p. 351.

Liens externes

modifier