Michel Collin

pape autoproclamé

Michel Auguste Marie Collin, né le à Béchy et mort le à Clémery, est un prêtre français réduit à l'état laïc par l'Église catholique, qui s'est autoproclamé pape sous le nom de Clément XV.

Michel Collin
Clément XV
Biographie
Nom de naissance Michel Auguste Collin
Naissance
Béchy (district de Lorraine, Empire allemand)
Ordination sacerdotale par Achille Liénart
Décès (à 68 ans)
Clémery (Meurthe-et-Moselle, France)
Ordination épiscopale par Cyprien Damge

Biographie

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Né à Béchy le , Michel Collin est l'un des douze enfants de Catherine Collin, née Beurton, et de Charles Collin, aubergiste et boucher-charcutier[1].

Michel Collin aurait eu des apparitions dès son plus jeune âge et, lors de sa première communion, Jésus lui aurait lui-même annoncé : « Michel, tu seras prêtre un jour, puis évêque, puis pape », Dieu le chargeant de sauver l'Église[2]. Ces visions perturbent son premier noviciat, en 1925-1927[1].

Après des études ecclésiastiques à Metz puis à Lille, il est ordonné prêtre le par le cardinal Achille Liénart[2]. Il est longtemps sans affectation, la hiérarchie catholique étant préoccupée par sa santé mentale. Il ne devient donc curé qu'au début de la Seconde Guerre mondiale, d'abord à Loubillé (1940), puis à Flirey (1941) et à Romans-sur-Isère (1942). Suspecté de collaboration avec l'occupant nazi[3], il est arrêté par des FTP en 1944 et interné pendant deux mois au camp de Tronçais, près de Montluçon[1].

En 1951, il est réduit à l'état laïc par l'Église pour « propagation de doctrines erronées, fausses révélations, révolte ouverte contre le Saint-Siège Romain »[1]. Parmi les doctrines erronées figure le caractère divin de la Vierge Marie ou l'existence de vie extraterrestre[3].

En 1960, il s'installe à Clémery (en Meurthe-et-Moselle), dans une ferme qu'il nomme plus tard le Petit Vatican[1].

Après la mort de Jean XXIII, il s'autoproclame pape sous le nom de Clément XV[1],[3],[4].

Il excommunie lui-même de nombreuses personnes de 1963 à 1974, y compris Paul VI, des évêques, des juristes, les journalistes qui mettent en doute la réalité de son pontificat, et même son contrôleur des impôts car le fisc lui réclame des sommes importantes[2],[1].

Atteint d'un cancer de l'œsophage, il meurt le [5], sans avoir désigné de successeur, mais certains se prévaudront de lui pour revendiquer son héritage en tant que pape[2], notamment un « Jean-Grégoire XVII » au Canada et ses Apôtres de l'amour infini[6].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 « Clément XV, le "pape lorrain" », Le Républicain lorrain, (lire en ligne, consulté le ).
  2. 1 2 3 4 Jérôme Bourguignon, « Michel Collin dit Clément XV, le pape du petit Vatican », L'Est républicain, (lire en ligne, consulté le ).
  3. 1 2 3 Philippe Simon, « Clément XV, ce faux pape français qui excommunia Paul VI », Le Temps, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  4. Frédéric Luz, Le soufre et l'encens : enquête sur les Églises parallèles et les évêques dissidents, Paris, C. Vigne, , 319 p. (ISBN 2-84193-021-1, OCLC 35551976), p. 104 à 116.
  5. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  6. Voir leur site

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens internes

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Banques de données

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