Michel Hénon
Michel Hénon est un mathématicien et astronome français né le à Paris et mort à Contes le [1]. Il a effectué sa carrière à l'Institut d'astrophysique de Paris, puis à l'observatoire de Nice.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Michel Claude Hénon |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de | |
| Distinctions |
Biographie
modifierEn astronomie, Michel Hénon est connu pour ses contributions dans le domaine de la dynamique stellaire, et pour l'étude de l'évolution des anneaux de Saturne. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, il s'implique dans la dynamique des amas d'étoiles, en particulier des amas globulaires. Il développe une technique numérique utilisant la méthode de Monte Carlo pour suivre la dynamique d'un amas globulaire sphérique plus rapidement qu'avec la méthode à N corps. Il a travaillé avec Évry Schatzman et André Brahic, en particulier sur les supernovæ, la théorie du chaos, la dynamique des galaxies, les anneaux planétaires et la formation du système solaire.
En mathématiques, il est connu pour l'attracteur de Hénon, un système dynamique à temps discret : c'est l'un des systèmes dynamiques ayant un comportement chaotique les plus étudiés.
Les retombées des travaux de Michel Hénon dans le domaine du système solaire, la dynamique des galaxies et les anneaux planétaires ont suscité de nombreux autres travaux par ses disciples et avec ses collaborateurs.
Ancien élève de l'École normale supérieure, il a effectué toute sa carrière au CNRS.
Michel Hénon a publié un ouvrage en deux tomes sur le problème restreint à trois corps.
Il a utilisé l'application de Poincaré dans l'étude des mouvements stellaires dans une galaxie : le chemin emprunté par une étoile, lorsque projeté sur un plan, a l'apparence d'un désordre chaotique, tandis que l'application de Poincaré en montre la structure plus clairement.
Distinctions et hommage
modifierPrix Jean-Ricard en 1978.
Chevalier de la Légion d'honneur () [2].
Une mission et un nanosatellite de l'Agence spatiale européenne portera son nom, le tout premier cubesat à s'aventurer de manière indépendante dans l'espace lointain[3].
À l'Observatoire de la Côte d'Azur, une salle du pavillon Henri-Chrétien, adjacente à la bibliothèque, porte son nom.
Notes et références
modifier- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- ↑ « Légion d'honneur », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « ESA’s first stand-alone deep-space CubeSat Henon takes shape », sur www.esa.int (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :
- (en) « Publication partielle de Michel Hénon », sur NASA ADS
- (en) « Une page web sur l'application de Hénon » [archive du ]
- « Interview de Michel Hénon le 16 novembre 2009 », sur youtube du Mathemarium.fr
- « Simulation en ligne de l'attracteur de Hénon », sur experiences.mathemarium.fr