Michel N'Gom

footballeur français

Michel N'Gom, né Abdourhamane N'Gom[1] le à Dakar au Sénégal et mort le dans l'Yonne, est un footballeur français ayant évolué au poste d'attaquant.

Michel N'Gom
Portrait de Michel N'Gom.
Michel N'Gom en 1980.
Biographie
Nom Abdourhamane N'Gom
Nationalité Français
Naissance
Dakar (Sénégal)
Décès (à 25 ans)
Perrigny-sur-Armançon
Période pro. 1977-1984
Poste Attaquant
Parcours junior
Années Club
1972-1976 Drapeau de la France AS Mazargues
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1977-1978 Olympique de Marseille 011 0(1)
1978-1979 SC Toulon (prêt) 030 (10)
1979-1981 Olympique de Marseille 055 (25)
1981-1984 Paris Saint-Germain 090 (26)
1984 AJ Auxerre 000 0(0)
1977-1984 Total 186 (62)
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.

Professionnel de 1977 à 1984, il joue principalement à l'Olympique de Marseille puis au Paris Saint-Germain[2]. Avec le club parisien, il remporte deux Coupes de France, en 1982 et 1983, et termine sa dernière saison en tant que meilleur buteur du club, toutes compétitions confondues[2]. International avec l'équipe de France espoirs, il rejoint l'AJ Auxerre durant l'été 1984. Il meurt toutefois dans un accident de la route avant d'avoir disputé un match officiel avec le club bourguignon[3].

Biographie

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Formation et Olympique de Marseille

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Né à Dakar le 25 juin 1959, Abdourhamane N'Gom, dit Michel, est formé à l'AS Mazargues, où il évolue de 1972 à 1976. Il rejoint ensuite l'équipe réserve de l'Olympique de Marseille en 1976-1977, puis intègre l'équipe première la saison suivante[1].

Lors de la saison 1977-1978, il dispute onze rencontres officielles avec l'OM, dont sept en championnat[4],[5]. Le , entré en jeu face aux Girondins de Bordeaux, il inscrit à la 80e minute le dernier but d'une victoire marseillaise 4-0 au Stade Vélodrome[6].

Il est prêté par l'Olympique de Marseille au Sporting Club de Toulon en 1978-1979, alors en Division 2[1],[7]. Il y dispute trente matchs officiels et inscrit dix buts avant de revenir à Marseille[4],[5]. Lors des deux saisons suivantes avec l'OM, il joue 55 rencontres officielles et marque 25 buts. Sur l'ensemble de ses deux passages en équipe première, son bilan à Marseille s'établit ainsi à 66 matchs officiels pour 26 buts[4],[5].

Ce second passage prend fin dans le contexte de la grave crise financière que traverse l'OM. Au printemps 1981, N'Gom figure parmi les joueurs professionnels licenciés par le club[8].

Paris Saint-Germain

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Libre après son départ de Marseille, Michel N'Gom rejoint le Paris Saint-Germain durant l'été 1981. Selon Le Monde, six clubs s'intéressent alors à lui[8]. Pour sa première saison parisienne, il dispute 32 matchs officiels et marque dix buts[5].

Le , il entre à la 84e minute de la finale de la Coupe de France 1982 à la place de Mustapha Dahleb. Le PSG et l'AS Saint-Étienne se séparent sur un score de 2-2 après prolongation, avant que Paris ne s'impose 6-5 aux tirs au but et remporte le premier trophée de son histoire[9].

La saison suivante, N'Gom dispute 24 matchs officiels[5]. Titulaire lors de la finale de la Coupe de France 1983 contre le FC Nantes, il participe à la victoire parisienne 3-2 et remporte ainsi une deuxième Coupe de France consécutive[5],[10]. En novembre 1983, le journaliste Gérard Albouy cite dans Le Monde la vitesse de course de N'Gom et le caractère imprévisible de ses initiatives parmi les atouts offensifs du PSG[11].

Sa dernière saison à Paris, en 1983-1984, est la plus prolifique : il inscrit douze buts en 34 matchs officiels[5]. Il termine alors meilleur buteur du club, toutes compétitions confondues[2]. Au total, ses trois saisons au PSG représentent 90 matchs officiels et 26 buts, dont trois réalisations en six rencontres européennes[5].

Équipe de France espoirs

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Michel N'Gom est international espoir français[2]. Il participe notamment au Championnat d'Europe espoirs 1982 et dispute le quart de finale aller perdu 4-2 contre l'Union soviétique le [12].

AJ Auxerre, décès et mémoire

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À l'été 1984, après trois saisons au PSG, N'Gom signe un contrat de trois ans avec l'AJ Auxerre[2]. Troisième du championnat précédent, le club bourguignon prépare alors sa première participation à la Coupe UEFA[13]. Durant les matchs de préparation, N'Gom inscrit cinq buts en dix rencontres[13]. Le , il dispute à Auxerre un match amical contre Rio Ave et marque sur une frappe de trente mètres[14].

Deux jours plus tard, le , il meurt à 25 ans dans un accident de la circulation dans l'Yonne. Son véhicule heurte un tracteur circulant en sens inverse, puis un pylône électrique ; il meurt sur le coup[2]. Il n'a ainsi disputé aucun match officiel avec l'AJ Auxerre[3].

Ses obsèques sont célébrées à la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre[15], puis il est inhumé à Auxerre[16]. Quelques mois plus tard, son frère meurt à son tour dans un attentat à Paris[3]. En 2019, à l'occasion du trente-cinquième anniversaire de sa mort, l'AJ Auxerre indique entretenir sa tombe et perpétuer son souvenir ; le club précise que les jeunes de son centre de formation se rendent au cimetière d'Auxerre pour honorer les figures disparues de l'AJA[3]. L'un des salons du stade de l'Abbé-Deschamps porte également le nom de Michel N'Gom[13].

Palmarès

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Avec le Paris Saint-Germain :

Bibliographie

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Références

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  1. 1 2 3 « Abdourhamane N'GOM dit « Michel » », sur OM1899.com (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 « Le footballeur Michel N'Gom trouve la mort dans un accident de la route », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  3. 1 2 3 4 « Michel N'Gom, déjà 35 ans », sur AJ Auxerre, (consulté le ).
  4. 1 2 3 « Abdourhamane N'Gom – statistiques », sur OM1899.com (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Michel N'Gom - Stats et palmarès », sur FootballDatabase.eu (consulté le ).
  6. ↑ « Championnat de Division 1 : Marseille - Bordeaux, 4-0 », sur OM1899.com (consulté le ).
  7. ↑ « L'Histoire », sur Sporting Club de Toulon, (consulté le ).
  8. 1 2 Gérard Albouy, « Paris-Saint-Germain : l'art et la manière de recruter », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. 1 2 Raphaël Raymond, « Pourquoi la finale 1982 reste mythique », sur Fédération française de football, (consulté le ).
  10. 1 2 Michel Kollar, « La photo du jour : 11 juin... 1983 ! », sur Paris Saint-Germain (consulté le ).
  11. ↑ Gérard Albouy, « Les hommes du P.-S.-G. : Mustapha Dahleb, dix ans de fidélité », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  12. ↑ (en) « USSR - France », sur UEFA.com (consulté le ).
  13. 1 2 3 « Histoire de l'Association AJA Football », sur Association AJA Football, (consulté le ).
  14. ↑ Roux 2014, p. 117.
  15. ↑ Roux 2014, p. 119.
  16. ↑ Roux 2014, p. 120.

Liens externes

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