Michel de Grailly

personnalité politique française

Michel Eugène Pierre de Grailly, né le à Vouvray[1] et mort le à Saint-Jean-de-Luz[2], est un avocat et homme politique français.

Michel de Grailly
Fonctions
Député français

(10 ans, 3 mois et 26 jours)
Élection 25 novembre 1962
Réélection 12 mars 1967
30 juin 1968
Circonscription 15e de la Seine (1962-1967)
15e de Paris (1967-1973)
Législature IIe, IIIe et IVe (Cinquième République)
Groupe politique UNR-UDT (1962-1967)
UD-Ve (1967-1968)
UDR (1968-1973)</small
Prédécesseur Julien Tardieu
Successeur Eugène Claudius-Petit
Conseiller général de la Seine

(6 ans)
Circonscription 8e secteur
Biographie
Nom de naissance Michel Eugène Pierre de Grailly
Date de naissance
Lieu de naissance Vouvray (Indre-et-Loire)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques)
Nationalité Française
Parti politique UDR
Profession Avocat

Jeunesse

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Fils de François Aurélien de Grailly, docteur en médecine chevalier de la Légion d'honneur et de Germaine Marie Alice Garnot, Michel de Grailly naît le à La Barre commune de Vouvray[1]. Âgé de 19 ans au début de la Seconde Guerre mondiale, Michel de Grailly participe à la Résistance, dans le maquis « Panthère », puis à la lutte pour la Libération du territoire au sein de la 1re Armée française[3]. Il devint par la suite avocat à la Cour d’Appel de Paris[3].

Le , il se marie à Pagney avec Marguerite Marie Paule Alixe Simone Pelleterat de Borde[1],[4].

Carrière

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En 1962, il devient député UNR de la Seine dans la quinzième circonscription (14e arrondissement). Il est réélu en 1967 et 1968[5]. En 1965, il devient conseiller municipal dans le huitième secteur (14e arrondissement)[6].

Au début des années 70, Michel de Grailly est président de la société d'économie mixte mise sur pied pour gérer le chantier de modernisation des abattoirs de la Villette. Ce chantier, mal pensé et mal conduit, s'enlise. Les coûts du projet explosent, et le chantier finit par s'arrêter par manque de crédit, créant un scandale public. Dans cette ambiance tendue, Michel de Grailly est victime d'une tentative d'enlèvement par un groupe communiste maoïste qui l'avait attendu à trois reprises, les armes à la main, devant chez lui. Enfermé dans une malle en bois, emporté dans une camionnette, il parvient à s'en échapper en défonçant à coups de pied les parois de la malle. Il est accusé d'avoir dilapidé l'argent commun, il gagne cependant son procès[7] mais Le Nouvel Observateur écrit le que l'Union pour la nouvelle République (UNR), après l'avoir radié du parti, a choisi de faire de Michel de Grailly l'un des boucs émissaires du scandale[8] alors que le ministère de l'Agriculture avait pris la décision de freiner la politique de l'élevage, les Abattoirs de la Villette étant construits dans la perspective d'un développement du cheptel et des exportations[8].

Il prend sa retraite dans le Pays basque à Saint-Pée-sur-Nivelle, où il crée entre autres en 1992 le « club de l'As de Luz »[9].

Il décède à Saint-Jean-de-Luz le [2].

Décorations

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Il était titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et de la médaille « Rhin et Danube ».

Références

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