Mickaël Forrest

homme politique français et militant indépendantiste kanak

Mickaël Forrest, né le à Nouméa, est un homme politique français et militant indépendantiste kanak en Nouvelle-Calédonie.

Mickaël Forrest
Fonctions
Président de l'Assemblée de la province des îles Loyauté
En fonction depuis le
(3 mois et 1 jour)
Élection
Coalition UC-FLNKS - Palika - DA
Prédécesseur Mathias Waneux
Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie[1]
–
(5 ans et 15 jours)
Élection
Réélection
Président Louis Mapou
Alcide Ponga
Gouvernement Mapou
Ponga
Successeur Nina Julié (Jeunesse & Sports)
Ernest Déméné (Culture & Citoyenneté)
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Nationalité Française
Parti politique FLNKS
UC
Fratrie Omayra Naisseline
Entourage Rock Pidjot (arrière-grand-père)
Roch Wamytan (cousin)
Profession Fonctionnaire territorial

Il est membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pour l'Union calédonienne (UC) et le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) de 2021 à 2026, et président de la province des îles Loyauté depuis le .

Biographie

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Mickaël Forrest a grandi entre les tribus de ses deux parents, La Conception au Mont-Dore dans la banlieue nouméenne du côté maternel (issu de la famille Pidjot) et Luengöni à Lifou dans les Îles Loyauté du côté paternel (de la famille Forrest), où il continue de résider[2]. Lié à une famille impliquée depuis plusieurs générations dans la mouvance indépendantiste kanak, il est ainsi l'arrière-petit-fils de l'ancien député et président fondateur de l'Union calédonienne Rock Pidjot, le cousin issu de germain de l'ancien président du Congrès, du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et lui-aussi de l'UC Roch Wamytan et le frère d'Omayra Naisseline, membre Dynamique autochtone du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et de l'Assemblée de la Province des îles Loyauté .

Mickaël Forrest a suivi une carrière au sein de la province des îles Loyauté, d'abord comme chef de service puis directeur de la culture[3].

Carrière politique

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Cadre de l'UC-FLNKS

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Mickaël Forrest rejoint lui-même très jeune l'UC, dont il est le 2e vice-président depuis 2021, ainsi que le FLNKS, dont il est le secrétaire permanent pour les affaires extérieures au sein de son bureau politique dès 2014[2],[3].

Il a été candidat à la présidence de l'UC contre Daniel Goa, qui est pourtant alors largement réélu avec 145 voix sur 195 votants, lors du congrès de Touho en [4].

Il est l'un des signataires pour le FLNKS de l'accord de Bougival le , bien qu'il s'oppose par la suite, comme les autres membres de sa délégation, à la mise en œuvre de ce projet.

Membre du gouvernement Mapou (2021-2025)

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Mickaël Forrest est élu le en troisième position sur la liste de l'intergroupe UC-FLNKS et Nationalistes avec L'Éveil océanien menée par le P-DG d'Air Calédonie et ancien président du MEDEF en Nouvelle-Calédonie Samuel Hnepeune dans le 17e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu de l'accord de Nouméa. Cet exécutif est pleinement mis en place le suivant, après l'élection de Louis Mapou — de l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) et du Parti de libération kanak (Palika), autre composante majeure du FLNKS — à la présidence. Mickaël Forrest y obtient l'animation et le contrôle des secteurs de la Culture, de la Jeunesse, des Sports, de la Protection de l'enfance et de la jeunesse, des actions en faveur de la solidarité, de la coordination et du suivi du Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance, de la Promotion internationale du tourisme, du Suivi des Relations extérieures (en lien avec le président) et des Relations avec le Conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie (CESE-NC)[3]. Il prend également la présidence du GIE Nouvelle-Calédonie Tourisme.

Membre du gouvernement Ponga (2025-2026)

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Mickaël Forrest est reconduit, cette fois en deuxième position derrière Gilbert Tyuienon sur la liste du groupe UC-FLNKS et Nationalistes, dans le 18e gouvernement le . La présidence revient alors au non-indépendantiste Alcide Ponga. Mickaël Forrest reste chargé de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, obtient en plus le suivi des questions liées à la Citoyenneté, mais perd toutes les autres attributions qu'il animait dans le précédent exécutif[5].

Président de l'Assemblée de la province des îles Loyauté (depuis 2026)

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Il est choisi pour être la tête de liste de l'UC-FLNKS, qui constitue alors la majorité sortante, dans les îles Loyauté aux élections provinciales du . Il doit faire face à deux listes de dissidents de l'UC, l'une menée par l'ancien président de l'assemblée provinciale Jacques Lalié associé au Parti travailliste et l'autre par l'ancien militant Bilo Railati, tandis que sa sœur, Omayra Naisseline, lui fait face avec la traditionnelle liste de la Dynamique autochtone, « Nation autochtone »[6]. Il arrive en tête du scrutin, devançant de peu cette dernière, avec 3 946 voix soit 32,94 % des suffrages exprimés pour 6 élus sur 14, 4,15 points de moins que le score de l'UC en 2019 et seulement 91 votes et 0,76 points de plus que sa sœur qui gagne autant de sièges que lui[7]. Par la même occasion, il fait également son entrée au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Le , lors de la séance d'installation de la nouvelle assemblée provinciale, il en est élu président par 8 voix (grâce au soutien des 2 conseillers du Palika) contre 6 à Omayra Naisseline qui devient pour sa part sa 1re vice-présidente[8].

Controverses

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Liens avec l'Azerbaïdjan

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Mickaël Forrest participe au « premier congrès des colonies françaises » organisé par le Groupe d'initiative de Bakou (GIB) dans la capitale de l'Azerbaïdjan les 17 et . L'étiquette placée devant lui le présente comme un représentant du « gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ». Ce déplacement relance les accusations d’ingérences attribuées par les autorités françaises à l’Azerbaïdjan, ainsi que, possiblement en arrière fond, celles de la Russie[9].

Liens politiques avec Christian Tein et la CCAT

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Mickaël Forrest fait partie des principaux soutiens, au sein de l'UC et du FLNKS, de Christian Tein, le leader de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), soupçonné d'avoir joué un rôle dans le déclenchement et l'organisation des émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie[10].

Voir aussi

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Notes et références

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  1. ↑ Chargé de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des questions liées à la Citoyenneté. Il a aussi été chargé de 2021 à 2024 de la Protection de l'enfance et de la jeunesse, des actions en faveur de la solidarité, de la coordination et suivi du Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance, de la Promotion internationale du tourisme, du Suivi des Relations extérieures (en lien avec le président) et des Relations avec le CESE.
  2. 1 2 Mickaël Forrest et Matthias Kowasch, « New Caledonia and/or Kanaky: On the way to political independence? », sur ResearchGate, (consulté le )
  3. 1 2 3 Jérôme Comin, avec Françoise Tromeur, « Vice-présidente, porte-paroles, santé... Découvrez la composition et les postes du 17e gouvernement calédonien », sur Nouvelle-Calédonie La 1re, (consulté le )
  4. ↑ « Daniel Goa réélu président de l'UC », sur Radio Rythme Bleu, (consulté le )
  5. ↑ Françoise Tromeur, « Qui fait quoi dans le dix-huitième gouvernement calédonien ? », sur Nouvelle-Calédonie La 1re, (consulté le )
  6. ↑ « Élections provinciales 2026 en Nouvelle-Calédonie : qui se présente dans les îles ? », sur Nouvelle-Calédonie La 1ère (consulté le )
  7. ↑ Françoise Tromeur, « Élections provinciales 2026 en Nouvelle-Calédonie : l’UC-FLNKS et Nation autochtone au coude à coude dans les Loyauté », sur Nouvelle-Calédonie La 1ère, (consulté le )
  8. ↑ Clarisse Xowié Watué, René Molé, Françoise Tromeur, Marie-Gwenaelle Gohe, « L’UC-FLNKS Mickaël Forrest devient président de la province des îles Loyauté », sur Nouvelle-Calédonie La 1ère, (consulté le )
  9. ↑ « Nouvelle-Calédonie : révélations sur les ingérences de l’Azerbaïdjan et de la Russie », (consulté le ).
  10. ↑ Aurélia Dumté, « L’UC souhaite que la CCAT soit reconnue par le FLNKS comme "un outil de mobilisation de terrain" », sur Les Nouvelles calédoniennes, (consulté le )