Mikalaï Statkiévitch

homme politique biélorusse

Mikalaï Viktaravitch Statkiévitch (en biélorusse : Мікалай Віктаравіч Статкевіч ; en russe : Николай Викторович Статкевич, Nikolaï Viktorovitch Statkévitch), né le à Sloutsk (RSS de Biélorussie), est un homme politique biélorusse, président du Parti social-démocrate du Bélarus et figure de l'opposition démocratique au président Loukachenko.

Mikalaï Statkiévitch
En .
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
Liadna (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Мiкалай Вiктаравiч СтаткевiчVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeances
Domicile
Formation
Académie militaire de Biélorussie (en)
École supérieure de génie militaire de Minsk (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Viktar Statkiévitch (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Maryna Adamovitch (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Grade militaire
Site web
(be + ru) statkevich.orgVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Biographie

modifier

Diplômé d'une école militaire d'ingénieurs à Minsk, il sert dans l'armée soviétique en Arctique. Au début des années 1990, il est l'un des leaders d'une association d'officiers biélorusses favorables à l'indépendance de la Biélorussie. En 1991, il quitte le Parti communiste soviétique pour protester contre l'intervention de l'armée soviétique en Lituanie.

Il adhère au parti social-démocrate de Biélorussie et en devient le président en 1995. En 2005, il est condamné à trois ans de travaux forcés pour avoir organisé des manifestations contre le référendum de 2004 autorisant le président Alexandre Loukachenko à se présenter indéfiniment à sa propre réélection. Considéré comme un prisonnier d'opinion par Amnesty International, il est libéré en 2007 à la faveur d'une amnistie.

En 2010, il est l'un des nombreux candidats d'opposition à l'élection présidentielle. Il recueille 67 583 voix, soit 1,05 % des suffrages. À la suite de la réélection controversée de Loukachenko, il organise une manifestation de protestation et est arrêté. Accusé d'« organisation de troubles massifs à l'ordre public », il est condamné en 2011 à une peine de six ans de prison dans un camp de travail[1]. Contrairement à certains autres leaders d'opposition, il refuse de demander pardon à Loukachenko[2]. En , à deux mois de l'élection présidentielle d'octobre, il est gracié par Loukachenko avec cinq autres prisonniers politiques, mais ne peut être candidat[3].

Il est à la tête du mouvement de protestation qui se déclenche en contre la « taxe sur les parasites » et se prolonge tout au long de l'année. Il est arrêté en mars[4], en septembre[5] puis à nouveau en , à l'issue de la célébration de la Journée de la liberté[6].

Arrêté de nouveau avant la campagne présidentielle de 2020, il est condamné en 2021 à 14 ans de prison et placé à l'isolement total. Il est libéré le avec une cinquantaine d'autres prisonniers politiques en échange de la levée de sanctions, mais refuse d'être conduit en Lituanie. Des images de vidéosurveillance le montrent attendant plusieurs heures à la frontière entre la Biélorussie et la Lituanie, avant d'être finalement ramené du côté biélorusse par des soldats[7],[8],[9].

Références

modifier

Liens externes

modifier