Miki (artiste)
Miki, nom de scène de Mikaela Duplay, née le [1] à Nice (Alpes-Maritimes)[2], est une autrice-compositrice-interprète et pianiste franco-coréenne[3].
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Mikaela Helena Duplay |
| Surnom |
Miki Duplay |
| Pseudonyme |
Miki |
| Nationalités | |
| Activité |
| Instruments | |
|---|---|
| Label |
Structure (d) |
| Genres artistiques | |
| Influencée par | |
| Site web |
Elle produit sa musique elle-même et la qualifie de « pop électronique »[2]. Elle mêle électro et paroles rappées dans un style mélodique et très rythmique, à apparence faussement naïve[4].
Biographie
modifierJeunesse et débuts dans la musique
modifierMikaela naît à Nice le et grandit à Luxembourg, dans le quartier de Belair[5]. Son père, français, est ingénieur dans l'aérospatiale et sa mère, coréenne, est une chargée de communication qui pratique le chant lyrique. Elle initie Miki à ce style, ainsi qu'à la bossa nova et au rock[2]. Ses parents l'encouragent tôt à suivre une formation musicale. Elle commence par apprendre le violon puis se met au piano[6]. Miki passe alors dix ans au conservatoire[4] avant d'en être exclue[7]. Elle grandit avec les albums classic rock de son père, puis découvre le hip-hop, et le rock indé et psychédélique[4].
Après avoir obtenu un baccalauréat ES au lycée Vauban, Mikaela Duplay part effectuer des études de cinéma à Londres au sein de l'université Royal Holloway de à [8]. Elle découvre alors l'univers de la musique électronique et des raves[4]. De retour en France, elle est embauchée dans une entreprise de production de documentaires[9],[10]. Elle réalise alors elle-même les clips de ses premiers morceaux et compose la musique de ses courts-métrages[4].
Miki centre sa carrière autour de la musique : elle produit ses premiers titres, chantés en anglais, empreints de pop psychédélique. En , elle publie son premier single Moi Je[11]. En , elle chante, en collaboration avec Thomas Guerlet, une reprise de Dis, quand reviendras-tu ? de Barbara, et en réalise le clip. En , elle publie un EP, 4X[12].
Au printemps , elle est approchée par plusieurs maisons de disques. Elle signe l'année suivante chez Structure[13], label indépendant dirigé par Pierre Cornet et Yann Dernaucourt, producteurs qui ont auparavant collaboré avec Clara Luciani, Eddy de Pretto et Angèle[4]. Après une période de recherche dans son écriture, Miki décide de repartir d'une page blanche et efface l'ensemble de ses premiers morceaux[9] afin d'organiser un nouveau démarrage de sa carrière. Cette disparition suscite, cependant, une vague de suspicion sur les réseaux sociaux, en raison de sa propulsion sur le devant de la scène qui apparaît soudaine[9]. Les œuvres disparues deviennent ainsi des lost media.
Graou et Industry Plant ()
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Miki revient en , chantant en français dans un style mêlant rap et électro[4], qu'elle qualifie elle-même de « pop électronique »[2]. Après une collaboration avec Metronomy, Contact High, elle sort deux singles, Échec et Mat le , puis Cartoon sex le . Elle publie plusieurs clips pour ces deux titres dont le clip principal d'Échec et Mat tourné devant un restaurant Buffalo Grill[14] dont un extrait publié sur TikTok devient viral et atteint les 2,6 millions de vues[15].
Elle publie son premier EP, Graou, le , qu'elle produit avec le DJ Canblaster (en) ainsi que Tristan Salvati, producteur d'Angèle[15]. La chanteuse effectue à partir du printemps une tournée en France, avec quelques dates en Belgique et en Suisse.

Son premier album, Industry plant, comprenant quatorze titres, paraît le sous le label Structure suivi d’un Olympia le [16]. Son site, mikipedia.fr, reprend le logo de Wikipédia en ne retournant que le W. Le nom même de son album, Industry plant, lui a été « offert » par ses détracteurs qui ne voyaient en elle que le fruit de l’industrie du disque[17],[18],[19].
Style et influences
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Elle affirme que, influencée par les mangas, les jeux vidéo et le cinéma d'animation, la réunion du « vice et [de] la naïveté » que l'on peut y trouver l'a « énormément marquée », et que cela a un effet sur l'esthétique « à la frontière du mignon et du malsain » qu'elle veut créer[4]. Miki revendique des paroles « autobiographiques et sans filtre »[8].
Miki revendique des influences de la chanteuse Caroline Polachek et de la bassiste Saya Gray[20], et dit être attirée par des artistes proches de l'hyperpop tels que Oklou ou Oneohtrix Point Never[7].
Discographie
modifierAlbum studio
modifier| Titre | Détails de l'album | Meilleure position[21] | Certifications | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Industry plant |
|
11 | 6 | – | – | – |
| No | Titre | Durée |
|---|---|---|
| 1. | Yes | 4:05 |
| 2. | Ça pik un peu quand même | 2:17 |
| 3. | Particule | 3:00 |
| 4. | Échec et Mat | 2:49 |
| 5. | Poly-Pocket[22] | 3:03 |
| 6. | Miki cowboy | 2:20 |
| 7. | Roger Rabbit | 4:36 |
| 8. | Switch switch | 2:56 |
| 9. | Cartoon sex | 2:18 |
| 10. | Hana one | 3:00 |
| 11. | Jtm encore | 3:54 |
| 12. | Hajima | 2:35 |
| 13. | Bnf | 2:52 |
| 14. | Aphexion | 3:09 |
EP
modifier| Titre | Détails de l'album | Meilleure position[21] | Certifications | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Graou |
|
7 | 11 | – | – | – |
| No | Titre | Durée |
|---|---|---|
| 1. | Moi Je | 5:07 |
| 2. | On My Own | 1:55 |
| 3. | A Song For You | 1:52 |
| No | Titre | Durée |
|---|---|---|
| 1. | 4X | 3:30 |
| 2. | Rêves, rêves, rêves, rêves... | 2:19 |
| 3. | Rêves encore | 4:38 |
| No | Titre | Durée |
|---|---|---|
| 1. | Scorpion ascendant scorpion (상승궁 전갈자리) | 2:11 |
| 2. | Miki cowboy | 2:18 |
| 3. | Échec et Mat | 2:48 |
| 4. | Motherlode | 2:54 |
| 5. | Jtm encore | 3:53 |
| 6. | Cartoon sex | 2:17 |
| 7. | Héroïne | 4:06 |
Singles
modifier| Titre | Année | Meilleure position[21] | Certification | Album | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rules[12] | 2021 | – | – | – | – | |
| Misunderstood[12] | 2022 | – | – | – | – | |
| Échec et Mat | 2024 | – | – | – | Graou | |
| Cartoon sex | – | – | – | |||
| Scorpion ascendant scorpion (상승궁 전갈자리) | – | – | – | |||
| Particule | 91 | 10 | – | Industry plant | ||
| Roger Rabbit | – | – | – | |||
| Ça pik un peu quand même | – | 34 | – | |||
Collaborations
modifier- : Studio Milton, Miki - Sugar Rush
- : Studio Milton, Miki - Anymore
- : Thomas Guerlet, Miki - Dis, quand reviendras-tu ? (Barbara cover)
- : Metronomy, Miki, Faux Real - Contact High
Tournées
modifierDistinctions
modifier| Année | Cérémonie | Travail nommé | Catégorie | Résultat | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| 2026 | Victoires de la Musique | Elle-même | Révélation Scène | Nomination | [24] |
| Révélation féminine | Nomination |
Notes et références
modifier- ↑ [vidéo] Konbini, Miki se confie | TROU STORY sur Dailymotion, (consulté le ).
- 1 2 3 4 Paul Dubois, « Printemps de Bourges : Miki, la nouvelle popstar « brute de pomme » de la scène française », sur franceinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ « Miki ➤ Biographie : naissance, parcours, famille… 📔 », sur NRJ.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Stéphane Davet, « Miki, une voix espiègle et des textes sans filtre », M, le magazine du Monde, (consulté le ).
- ↑ Julien Carette, « Miki, la sensation française aux racines luxembourgeoises », sur Virgule, (consulté le ).
- ↑ Olivier Nuc, « Miki, la petite fusée de l'électro-pop qui met tout le monde d'accord », Le Figaro, (consulté le ).
- 1 2 Nadine Boursier, « Entretien. La chanteuse Miki à Lorient : « J'aime discuter avec le public après les concerts » », Ouest-France, (consulté le ).
- 1 2 Éric Bureau, « « S'ils savaient combien j'en ai chié » : nouvelle sensation pop, Miki va devenir maousse », Le Parisien, .
- 1 2 3 David Doucet et Alice Durand, « Miki, le phénomène musical qui déchaîne Internet », Le Point, .
- ↑ Ulysse Hennessy, « Miki : « J'essaie d'être insensible aux commentaires, qu'ils soient positifs ou négatifs » », Billboard France, (consulté le ).
- ↑ Lolita Mang, « Qui est Miki, nouveau visage de la pop française ? », Vogue France, (consulté le ).
- 1 2 3 Godefroy Gordet, « Le fabuleux destin de Miki », sur Culture.lu, Ministère de la Culture, (consulté le ).
- ↑ Didier Zacharie, « Miki, nouveau phénomène pop : « J'assume ma bizarrerie » », Le Soir, (consulté le ).
- ↑ Guillaume Rospars, « « échec et mat » pour Miki qui dévoile son premier clip », Epic Magazine France, (consulté le ).
- 1 2 Nathan Merchadier, « Interview de la chanteuse francophone Miki », sur Numéro, (consulté le ).
- ↑ « Miki, un premier album, un premier Olympia et la sincérité désarmante de l’anti « Industry Plant » », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Robin Negre, « Miki : pourquoi il faut absolument écouter “Industry Plant” ? », sur L'Éclaireur Fnac, (consulté le ).
- ↑ « Miki confirme qu’elle n’est pas une “Industry Plant” sur un premier album lucide et ludique | Les Inrocks », sur https://www.lesinrocks.com/ (consulté le ).
- ↑ « Miki, l'« Industry plant » qui fait pousser de belles branches, douces et tranchantes », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ Aline Afanoukoé, « Après les titres « jtm encore » et « Echec et mat », Miki sort « Graou » », Musicaline, sur radiofrance.fr, France Inter, (consulté le ).
- 1 2 3 « lescharts.com - Discographie Miki », sur lescharts.com (consulté le )
- ↑ Titre et contenu en référence aux jouets Polly Pocket.
- ↑ « Discographie Miki » (consulté le )
- ↑ Par Éric Bureau et Pauline Conradsson et Grégory Plouviez Le 12 janvier 2026 à 17h06, « DIRECT. Victoires de la musique 2026 : Helena Noguerra présentera la soirée... Suivez la liste des nominations pour la 41e cérémonie », sur leparisien.fr, (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
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- Ressources relatives à l'audiovisuel :