Mine de zinc-plomb d'Oued Amizour

mine en Algérie
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La mine de zinc-plomb d'Oued Amizour se situe en Algérie, dans la région d'Oued Amizour, à la frontière des daïras de Tichy et d'Amizour, et divisé entre les communes de Tala Hamza et d'Amizour, près du village d'Aït Bouzid (Izghrayen) dans la wilaya de Béjaïa, en Algérie[1].

Mine de zinc-plomb d'Oued Amizour
Ressources
Pays
Wilaya
Commune

En 2026, les travaux préparatoires pour exploiter la mine sont engagés pour une durée d'environ 36 mois. Puis il est prévu de commencer, vers 2029, l’exploitation de la mine, pour une durée estimée de 19 ans. Enfin cinq années sont prévues pour remettre en état le site.

Le projet fait face à plusieurs polémiques environnementales : il se situe à proximité du fleuve Soummam, dans une zone humide classée selon la convention de Ramsar et a connu une mobilisation de la société civile en sa défaveur.

Contexte et développement

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Le gisement couvre une superficie de 234 hectares et possède des réserves estimées à 34 millions de tonnes. Ce projet minier est décrit comme une « mine de référence mondiale » par les autorités algériennes[2].

Le projet d'exploitation du gisement de zinc et de plomb fait l'objet de la signature d'un contrat, signé le , entre la joint-venture algéro-australienne Western Mediterranean Zinc (WMZ) et la société chinoise Sinosteel (en). Ce contrat comprend la réalisation de la mine de zinc et de plomb et la construction d'une usine de traitement avec une capacité de 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb par an[3],[4].

En , Sifi Ghrieb, premier ministre algérien, lance les travaux permettant d'engager à terme le projet d'exploitation de la mine[5]. Il est prévu de réaliser une liaison routière, comprenant plusieurs ouvrages d’art, entre le site de la mine avec l’autoroute A20 qui assure le lien avec l'autoroute Est-Ouest. Cette liaison doit permettre l'acheminement des équipements et des matériaux nécessaires à l'exploitation de la mine[6].

Les travaux préparatoires sont prévus pour une durée de 36 mois[7]. Puis il sera engagé, vers 2029, l’exploitation de la mine, pour une durée estimée de 19 ans. Celle-ci doit être « enterrée »[8], selon la méthode dite des « chambres remblayées descendantes »[9] afin de limiter les risques écologiques[8]. Enfin il est prévu une période de cinq ans pour remettre l'environnement en état[7].

Impact économique et social

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Selon la communication du gouvernement, le projet de la mine de zinc-plomb d'Oued Amizour devrait avoir des retombées économiques et sociales importantes. Il est prévu que le projet génère 700 emplois directs[2],[10] et 4 000 emplois indirects[2], contribuant ainsi au développement économique de la région de Béjaïa. En plus de satisfaire la demande nationale en zinc et plomb, la production excédentaire sera destinée à l'exportation.

Toutefois selon les remarques d'habitants, membres d'associations, l’exploitation minière crée bien moins d'emplois que l’agriculture ou le tourisme[8].

Impact environnemental et sanitaire, opposition locale

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L'impact de l'exploitation minière de Oued Amizour sur l'environnement et sur la santé des habitants fait l'objet de préoccupations importantes au sein de la société civile[11],[12]. Ainsi à proximité de la mine les zones sensibles du mont Gouraya et de la vallée de la Soummam sont concernées[13]. Kamel Aïssat, un universitaire de Batna, par ailleurs membre de la direction du Parti socialiste des travailleurs, signale que l’étude d'impact réalisée en 2020, ne mentionne pas le classement depuis 2009 de la vallée de la Soummam en Site Ramsar, destiné à préserver et conserver les zones humides[8].

Des habitants d'Amizour et de Tala Hamza s'opposent à l'exploitation de la mine pour ces motifs écologiques[13],[14]. Des associations organisent des réunions publiques pour informer la population du projet. Des manifestations regroupant plus de 200 habitants se tiennent, mais celles-ci sont peu mentionnées par les médias algériens, seuls Berbère Télévision et Radio M les évoquent[8].

Références

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  1. « Mine de zinc-plomb d’Oued Amizour : Des études internationales confirment sa viabilité », sur EL Moudjahid, (consulté le )
  2. 1 2 3 « Mine de zinc-plomb d'Oued Amizour: finalisation des études en vue du lancement du projet », sur Algérie Presse Service, (consulté le )
  3. Minerai de zinc et de plomb de Bejaia: signature du contrat de réalisation entre la joint-venture algéro-australienne "WMZ" et la société chinoise "Sinosteel", site aps.dz, 2 novembre 2024.
  4. Ali Idir, « Mines en Algérie : deux contrats pour le géant chinois Sinosteel », TSA, (lire en ligne, consulté le ).
  5. Rafik Tadjer, « Après Gara Djebilet, l’Algérie lance le gisement géant de zinc-plomb de Béjaïa », sur TSA, .
  6. Hicham Rouibah, « Projet de la mine de zinc et de plomb d’Amizour -Tala Hamza (Béjaïa) : Le gisement à un pas de son exploitation », sur El Watan, .
  7. 1 2 Yahia Maouchi, « Meriem Touati, directrice générale de BZL : « La mine de Tala Hamza-Oued Amizour est stratégique pour la souveraineté industrielle » », sur La Patrie News, (consulté le )
  8. 1 2 3 4 5 Salim Attar, « En Algérie, l’amertume des villages kabyles touchés par une future mine de zinc et de plomb », sur Le Monde, (consulté le ).
  9. « Gisement de zinc et plomb d’Amizour et Tala-Hamza: l’Etat indemnisera les propriétaires de terrains expropriés », sur Radio Algérienne (consulté le )
  10. « Communiqué de presse - Projet d’exploitation du Plomb Zinc d’Oued Amizour », sur www.energy.gov.dz, (consulté le )
  11. Abderrezak Bouchama, « Sauver Oued Amizour », Le Soir d'Algérie, (lire en ligne).
  12. Hicham Rouibah, « Exploitation du gisement minier d’Oued-Amizour: alerte écologique et économique (Contribution) », sur maghrebemergent.net, .
  13. 1 2 Nordine Douici, « Mine de Zinc et de plomb d’Amizour Béjaïa : Les villageois protestent », El Watan, (lire en ligne, consulté le ).
  14. « Le projet minier de Tala Hamza, une militarisation de la Kabylie », Mondafrique, (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes

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