Minna Tobler-Christinger
Minna Tobler-Christinger, née le à Diessenhofen, et morte le à Bâle, est une médecin communiste et féministe suisse.
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Biographie
modifierMinna Tobler-Christinger est née le à Diessenhofen, en Thurgovie. Elle est la fille de Johann Jakob Christinger, médecin et de Dorothea Elisabetha Hanhart[1].
Elle se marie en 1913 avec Max Tobler, un médecin socialiste[2].
Après des études de médecine, elle ouvre un cabinet à Zurich en 1915[1]. Elle est une des premières femmes médecins de Suisse[3]. Elle milite pour le contrôle des naissances et la dépénalisation de l'avortement[4].
Son engagement dans le mouvement des femmes bourgeoises la rapproche des socialistes[1]. Elle est rédactrice du Revoluzzer, journal de l'opposition socialiste, avec Hans Heinrich Itschner, Fritz Brupbacher et Max Tobler. Elle écrit également pour le journal syndicaliste féminin Die Vorkämpferin[3].
Elle participe à la Grève générale de 1918[5].
A l'automne 1919, elle assiste à la première Conférence internationale des femmes médecins (en), à New York[6].
Elle fait partie de la première génération de militants du Parti communiste suisse lors de sa fondation en 1921. Elle y milite notamment sur des questions concernant la situation des femmes suisses et soviétiques : l’avortement, la contraception, le logement, les conditions de travail des ouvrières. Comme Fritz Brupbacher et Max Tobler, elle refuse de voter la résolution contre Trotski. Malgré cela, elle reste membre du parti. Elle est amie du propagandiste communiste Willi Münzenberg. Elle effectue plusieurs voyages en Union soviétique entre 1927 et 1934[3]. Elle publie de nombreux articles dans le journal des femmes communistes Die arbeitende Frau[7].
Avec Gertrude Blom, elle représente en 1934 le Parti communiste suisse au Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme. Elle est déléguée en Espagne par le Secours rouge[3].
Elle a cabinet médical commun avec Élisa Brennwald-Klaesi[8], avec qui elle habite. Leur maison sur les pentes du Zürichberg sert de lieu d’hébergement à des émigrés clandestins allemands[3],[9], ainsi qu'à des rencontres de communistes antistaliniens[10].
Ouvrages
modifier- (de) Minna Tobler-Christinger, Die Probleme des Bolschewismus, Zurich, Geometer Verlag, , 32 p.
Bibliographie
modifier- Brigitte Studer, Un parti sous influence : Le Parti communiste suisse: une section du Komintern 1931 à 1939, Lausanne, L'Age d' Homme, , 822 p. (ISBN 978-2-8251-0565-8)
- (de) Lina Gafner, "Mit Pistole und Pessar" : Sexualreform und revolutionäre Gesellschaftskritik im Zürich der 1920er- und 1930er-Jahre, Nordhausen, Verlag Traugott Bautz, , 195 p. (ISBN 978-3-88309-616-2)
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Sonja Matter (trad. Florence Piguet), « MinnaTobler-Christinger » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Bernard Degen (trad. Catherine Pécoud), « Max Tobler » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- 1 2 3 4 5 Brigitte Studer, « TOBLER-CHRISTINGER Minna (DBK) »
, sur Le Maitron, (consulté le ) - ↑ (de) Nadine Brügger, « Der Schweizer Landesstreik und die Frauen: Minna Tobler-Christinger »
, sur www.nau.ch, (consulté le ) - ↑ Katharina Hermann, « Femmes en grève! »
, sur Blog du Musée national suisse, (consulté le ) - ↑ (en) « Report of the International Conference of Women Physicians and Convention of Delegates from National Women's Organizations », The Woman's Medical Journal, vol. 29, no 11, , p. 217-223 (lire en ligne
) - ↑ (de) Lina Gafner, Mit Pistole und Pessar, Nordhausen, Verlag Traugott Bautz, (ISBN 978-3-88309-616-2, lire en ligne)
- ↑ Brigitte Studer, « Élisa Brennwald-Klaesi »
, sur Le Maitron, (consulté le ) - ↑ « Tobler-Christinger, Max und Minna »
, sur Schweizerischen Sozialarchiv (consulté le ) - ↑ Jules Humbert-Droz, Dix ans de lutte antifasciste : 1931 - 1941, Neuchâtel, La Braconnière, , 430 p., p. 88
Notices
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